‹ Etude sur la partie du texte hébreu de l'Ecclésiastique rćemment découverteChapitre 42 sur 49 · H avec variante offre · texte numérisé non relu

H avec variante offre

DUY DD PA JO 1002 M22 01 Il verse aussi le givre comme du sel Lequel brille comme le saphir des fleurs.

Le premier hémistiche constitue une légère modification de D) ND 92 (Psaumes, CxLVII, 16), « il répand ie givre

comme la poussière ». Le second hémistiche est, sauf un mot,

copié des Nombres,xvn,17,oûüilestdit,en parlantdu bâton d'Aaron déposé dans le sanctuaire, #+% my, «il poussa des fleurs ».

Le traducteur grec a opéré un déchiffrement bien malheureux ; il a lu :

D'YD VOUS PEN nai Rayeiox yivETAL CXOÀOTOY LADA Et en se congelant il devient des pointes d’épines. |

G a tiré D de may, < froid » (cf. le verset suivant), mais

pour l’idée qu’il lui attribue, le texte devrait porter: Xp VOUS NP 133012 20. H n'offre pas de sens très satisfaisant . (NPD NP 2921 DU PIX 19 NY

I1 (Dieu) fait souffler le froid du vent du nord Et comme la pourriture il fait coaguler la source.

Le manuscrit que G avait sous les yeux présentait, au lieu de 2p72 la lecture excellente np2) ; de là sa traduction : Uuyvoc dyeuos Bopéns nuevo Lai rayhoeTa xpuoraÂÂoc CT Üdatoc.

Le vent froid du nord souffle Et se gèle le cristal (produit) de l’eau.

| nie ;

Le sens de la version reste aussi peu clair que celui de l’original non émendé d'après TH; mais une chose est sûre, c’est que le rapport de = à æsvv n’est pas correct; en hébreu on dit mon Dur et ny Non, où, tout au plus, =3% np} d’après l’analogie de wx may (Ézéchiel, xxIr, 20).

20 c. H ne donne pas lieu à la moindre hésitation :

Mpo va pau op on ppp 05 by Sur toute nappe d’eau il forme une croûte

Et comme d’une cuirasse il revêt les réservoirs.

pos) est le hif‘il de Dp. « couvrir d’une peau », d’où

néo-hébreu ON < croûte », et DL équivaut à fL/22;

d’après l'usage fréquent de l'hébreu biblique. G est à. la fois mauvais déchiffreur et traducteur négligent : éri TATay ouvaywyny Vatos xaTahUIEL, at &s Owpara évdVaerar To Up.

Sur tout assemblage d’eau il s'arrête

Et comme de cuirasses se revêt l’eau.

La fausse lecture Op», «s ’arrête », au lieu de 07 (29p°):

« il couvre d’une croûte », s'aggrave par la faute RL résidant dans le rapport du verbe doué d’un préfixe masculin à my, « froid » (v. 20), qui est du genre féminin, ainsi que par l'assimilation de +559 à auvayoyn et de mp à D0wp. 21. Le texte de H se distingue par une limpidité parfaite : 12195 onox ma pris 2972 ny I incendie les plantes comme le feu (mot à mot : l’ardeur) Et les campagnes plantureuses comme la flamme. G suit un manuscrit qui insère ps== après by, mais complique singulièrement le sens du distique : : HATAPAYETAL OPN KA ÉDUUOY EXAAUTEL, nat anooGeoer yÀONY &S TUp.

I1 dévore les montagnes, incendie le désert Et détruit la verdure comme un feu.

L'écart vient des lectures erronées 5=1 (pour 5), «il dévore », au lieu de 542, « fruit, produit », 5-5, « et le désert », pour 5-72, « comme l’ardeur, le feu », et 15,

LME

«et il brûle », pour æ434, « et la campagne, l’oasis »; mais le qàl =45 est hors d’usage en hébreu.

22. H, même sans aucun changement, offre un sens supportable, sinon satisfaisant.

ae poto pos Do pp a1pn 95 now La guérison de tout est l'écoulement de la nuée, La rosée rejette (?) pour adoucir la chaleur. G semble avoir lu :

ju a9ù pro Qu jy anna 92 No, mais au lieu de traduire : « Le remède de tout est dans l’arrivée subite de la nuée; la rosée survenant adoucit la chaleur », il a coupé maladroïitement les membres de phrase : Liois révroy art omovdn OLA, dpdcos dravréTa démo xaUowvOos AxPGTEL.

La guérison de tout est subitement le brouillard, La rosée rencontrant ce qui vient de la chaleur (l’}adoucit.

Cette version a déjà été quelque peu améliorée par l’ancienne

Vulgate dans le premier hémistiche :

Medicina omnium in festinationem nebulæ Et ros obvians ab ardore venienti humilem efficit eum.

24 x. Le mot VD : € (Ceux qui naviguent dans la mer racontent) une partie de ses merveilles » a été pris par G dans le sens de « son extrémité » : ro xévduvoy adrñç, € son état extraordinaire, périlleux », expression peu conforme aux habitudes de la langue hébraïque.

XLIV, 6 «. Giraduit bn MSN Par dvdpec rhoûciou, à hommes riches », au lieu de « hommes vaillants », qui est vraiment biblique.

15 &. Au lieu de 072: (H , S) G a lu nj=7 = onépux M « leur race », mot qui ne Viens pas au contexte et se trouve déjà au verset 1

196. Ga mal lu AY 71222 top ND, oùx eUpéôn époros ëv Tà 06En, « il ne s’est pas trouvé de Lu (à lui) en gloire », ce qui offre une construction impossible en hébreu ; il faudrait 232 5 01 PA HT à la leçon correcte : Na in. ND

RO ny, .« aucune tache n’a été répandue sur sa gloire ». $ de

même : HAPIND NOTD DTNN NT:

XLV, 15 cG. Fausse lecture D 999 — év vuépaus oùpavob, « dans les jours du ciel », au lieu de 5h 99, « comme les jours (— la durée) du ciel », emprunté aux Psaumes, xx, 30.

. XLVI, À € &. La forme inexacte de H, =» ‘p) DD);

où le » du second mot est en trop, à fortement embarrassé le traducteur grec, qui a pris le parti de corriger D'p2 Dp3n2 DYONN = éxdixñoa Emeyerpouévous éyOpous, « pour se venger des insurgés ennemis », bien qu'il eût fallu 555 Dana.

3 «. Une traduction telle que és mpôtepov aurob oÙtws Écrn, « qui avant lui se tint ainsi? », pour sw» 35 NA « qui put lui résister ? », n’offre pas seulement une phrase insignifiante, mais elle témoigne aussi que G n’a pas compris le passage de Job, xzr, 2, dont ce passage, au suffixe près, est une copie littérale.

6 c. Le texte de H est, sauf sur un seul point, d’une limpidité parfaite :

ononon mb noix 92 on 913 95 np 1p0b

Afin que sachent tous les peuples voués à l’extermination Que Yahwé observe leur combat.

G traduit pourtant :

Lva yv@oiy Éôvn ravorAlay avt, être évavrioy Kuptoy 6 nékeuos «vroù.

Afin que les peuples connaissent leur armure, Car devant le Seigneur est son combat.

L’absurdité est évidente, mais, pour y aboutir, il a dû transformer le passage à peu près comme il suit :

Mono min 90 DM oÿa ny7 1y06 L'attribution du sens de « armure » à ##, « vêtement, habit », ne lui a pas demandé un grand effort, mais la lecture nt au lieu de D-n, comme celle de »;55 au lieu de -p1y, ne peut être que le résultat d’une étourderie et d’un manque de goût. S conserve le mot 5-7, mais il lit prb ou n°92: au

lieu de 5yy; ainsi VIP DIPN — H 975 ons.

7b 6. G n’a évidemment pas saisi le sens de 5253 35nm5 Sp: « pour s'entremettre lorsque l’assemblée se révolta », faisant allusion aux paroles prononcées par Josué et Caleb lorsque le peuple, exaspéré par suite du rapport pessimiste des explorateurs, s’insurgea contre Moïse et Aaron (Nombres, xHi, 3-XIV, 10). Il paraphrase étourdiment avriotñvar évavrt 0000, « pour résister à l’ennemi », comme s'il s'agissait de ‘ leurs luttes contre les Chananéens.

18. Erreur ethnographique égayante : au lieu de 4 55%, «les commandants de l'ennemi », G vocalise 4% s5»y3, ñyoupevouc Tuoiwv, © les commandants des Tyriens »; or ce peuple n’était pour rien dans les guerres du temps de Samuel.

19 c. Autre méprise incroyable ; H porte : s1# 0955 23 ND « de qui ai-je pris rançon et (don) caché? ». Il me paraît absolument certain que 5555 doit son existence à une altération de by (Michée, vit, 3), « salaire », commise par un ancien scribe qu'avait égaré l'expression 43 55 DS) qui suit le mot -h5 dans ie discours de Samuel auquel Ben- Sira fait allusion dans ce passage (I Samuel, x11, 3); mais, tel

qu'était le texte, le sens de 53 ne donnait pas prise au doute. C’est donc par un simple caprice que G a lu prby),

drodnuara, « des souliers », probablement dans l'intention de rappeler l'expression d’Amos : 065) MAPAIVINT ils vendent le nécessiteux pour une paire de souliers » (Amos, 11, 6). S a mieux compris l’expression hébraïque qu’il a généralisée dans le sens de N22 MP; < présent, chose offerte ».

xLVII, 12. H débute par deux mots qui ne cadrent pas avec le reste qui est parfaitement clair :

nusb jo Doun ja van op pR oÿaf]

rs . . se leva après lui, Un fils intelligent demeurant en tranquillité.

= G omet les deux premiers mots, ce qui est bien excusable, mais comment est-il parvenu à défigurer le sens si transparent des deux derniers mots du second hémistiche?

mr. ns

« +. MET& TOÛTOY dVÉOTY viOS ÉTITTAUUY, al Ju AÜTOY LaATÉAUIEY Ey rharvoud.

. après lui se leva ne fils téilieont et par lui il (Dieu) inonda en étendue.

La VL, cherchant à obvier un peu à la bizarrerie de la dernière phrase, met : « Et propter illum dejecit omnem potentiam inimicorum. » C’est un tour de force prodigieux qui n’arrêtera personne.

Si je ne m'abuse, le trouble de G vient de ce que, au lieu de m2 JD « demeurant en sûreté », il a déchiffré

nv (= 11) atwy, composition détestable et de mauvais

hébreu, mais signifiant littéralement : « inondant en étendue »; le mot nm)? désigne précisément l’idée de « étendue, espace »;

cf. 729 21 77) PA EN MIN (Genèse, xxxir, 17). 18. Voilà un se clair et d’une belle inspiration poétique :

bRavr Op NP 72537 002 NP) Tu fus appelé du nom glorieux Qui est porté par Israël.

Les hémistiches forment des emprunts respectifs d’Isaïe, XLIII, 7 + Deutéronome, xxvi1, 58, et de Deutéronome, XXVIHI, 10. Ben-Sira fait allusion à cette circonstance que Salomon portait primitivement le nom de mp, € aîné de

Yahwé » (II Samuel, x, 25), c’est-à-dire du Dieu souverainement glorieux qui n’appartient qu’à Israël seul.

G n’a pas compris grand’ chose. Il perd contenance devant les deux ND) suivis de deux prépositions différentes, et ne

peut se tirer d’embarras qu’au moyen de l’omission de NNTP2

et du changement de y « sur », en ox, « dieu ». Ainsi mutilé, le distique n’exprime plus qu’une platitude et flotte sans aucun lien avec le contexte :

éy ovouarr Kupiou roù Ocoù rod émixexAnuévou Ocoù ’Iopañà.

Au nom du Seigneur, du Dieu Qui est appelé Dieu d'Israël.

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