EX ANSE
conduit sa malade à l’hôpital Lariboisière. Un examen radiographique ne donne pas de résultat. La malade est gardée en observation 24 heures. La fraise est évacuée sans incident, par les voies naturelles.
(UM. W.; Paris, Juillet 1922). | Déglutition d'un foret. — En nettoyant le canal d’une grosse molaire inférieure, un foret échappa des mains du dentiste et fut avalé par sa jeune cliente, Mile H... A remarquer que le foret glissa des doigts au moment où on l’enfoncait dans le canal de la dent. Il sauta, du fait de son élasticité, et glissa immédiatement dans l’œsophage. Le dentiste fit faire une radiographie dès le lendemain ; elle ne permit pas de déceler la présence de l'instrument. La patiente ne s’effraya pas outre mesure et vint continuer à se faire donner des soins par le praticien. Aucune suite notable. A noter que la patiente resta deux jours en observation dans une maison de santé.
(Observation communiquée par M. V., Paris 1925). Foret cassé. - Craïinte de déglutition. — Pas de suites. —— Au cours de la préparation d’un canal, à l’aide d’un foret de Beutelrock monté sur un angle droit, le foret à peine engagé, l’angle droit coinça, et tourna autour de son point de fixation sur la pièce droite, le foret se brisa et la fonte fut projetée dansla cavité buccale, la malade sentit quelque chose lui frapper le voile du palais. Elle se mit à crier, effrayée. Le praticien ne put établir si elle avait avalé ou craché la pointe du foret. Voyant la patiente affolée et craignant qu'elle ne tombât en syncope, il eut la présence d'esprit de casser vivement un foret et d’en présenter la pointe à la patiente. Celle-ci recouvra son sang-froid, immédiatement rassurée. Aucun incident ne s’en suivit.
(Odontologie, 30 Août 1923).
Tire-nerfs et instruments analogues
Les tire-nerfs, sondes et broches sont employés courarnment pour l’extirpation de paquet vasculo-nerveux des dents ou le nettoyage des canaux dentaires. Ce sont des instruments fort petits, dont la manipulation 592 est délicate. Type de tire- On les tient généralement entre deux doigts 71 à manche
et on les fait tourner. Bien souvent ils glissent (Soon des doigts de l’opérateur et risquent de Hler ne sans crier gare, dans le pharynx du patient.
Nous verrons plus loin comment on peut diminuer les risques de l'emploi de ces instruments, indispensables dans
l’état actuel de la thérapeutique dentaire.
ÉRIDQ TRE
Nous rapporterons tout d’abord quelques observations.
Chute d’un tire-nerf dans les voies aériennes inférieures. —— Expulsion sans incident. -— A. T'hibonneau el J. Stoeckel. (Communi-
calion faile à la Sociélé d'Odontologie de Paris, le 8 Janvier 1923). — Il y à quelques semaines, l’un de nous passait un (ire-nerf dans les racines d’une première molaire inférieure gauche, lorsque le patient, homme jeune, un peu nerveux et émotif, fit un mouvement brusque et imprévu qui fit lâcher prise à l'opérateur ; du même coup, le patient avala linstrument. Il ne se produisit aucune réaction de la part du patient, aucune gêne, aucune douleur, aucune dyspnée.