‹ Étude sur la pénétration dans l'Organisme de certains corps étrangersChapitre 18 sur 67 · LEEDS · texte numérisé non relu

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Dans ces conditions, il sembla que l'instrument avait dû passer dans l’œsophage. L'incident s'étant produit loin de tout centre radiologique, Pexamen du tube dicestif dut être remis au surlendemain.

Cet examen nous montra le tire-nerf se profilant sur la septième côte droite à 4 centimètres de la ligne médiane. L'examen oblique montra qu'il se trouvait dans les voies respiratoires et non dans l’æsophage. Le niveau correspond à l’origine de la troisième ramification de la branche droite. En l'absence de tout trouble fonctionnel, on pensa pouvoir remettre l'examen bronchoscopique et l'extraction du corps étranger au surlendemain.

Le lendemain le patient eut une quinte de toux assez forte, la première depuis son accident, et ressentil aussitôt le choc du corps métallique contre ses incisives. L’instrument était heureusement expulsé sans incident.

Cette observation ne doit pas faire considérer comme anodin et traiter par l’expectative un accident de ce genre, toutefois, il indique qu'il n’y a pas lieu de s’affoler quand rien ne presse et qu’il y a des évolutions favorables qui ne sont peut-être pas souvent publiées, parce qu’elles sont. considérées comme de peu d'intérêt.

L'absence de tout trouble dyspnéique paraît dû au fait que les barbelures du tire-nerf l'avaient fixé sur la paroi d’une bronche dont la lumière était beaucoup plus large que lui. I n’y avait donc pas d’obstacle au passage de Pair. Cette fixation à la paroi est d'autant plus vraisemblable que l'observation radioscopique le montrait se déplaçant avec les bronches dans la toux, mais ne perdant pas ses rapports avec elles. Nous n’avons d’ailleurs pas cherché à faire tousser beaucoup le patient, car il nous semblait que dans la station debout, si l'instrument avait été mobilisé sans être rejeté, la situation pouvait être agoravée.

Tire-nerfs dans la bronche gauche. — Chevalier-J ackson (Cas 666). — Homme de 45 ans, à aspiré huit jours avant d'être conduit à l’auteur un tire-nerfs à manche court a yant glissé des doigts de l'opérateur. Le malade eut pendant quelques jours la sensation d'un corps étranger dans la gorge, mais n’eut ni toux, ni dysphagie. On présuma que le tirenerfs avait été avalé et le patient reçut de son médecin et de son dentiste avis de manger du pain en quantité abondante. 666

Les selles furent surveillées, pas trace de l'instrument. Trois jours après accident, sensation de chatouillement, région laryngée et rétrosternale. Toux sèche par accès. Le septième jour, douleur dans la partie inférieure du poumon gauche, s’atténuant en décubitus latéral.

On pensa au tire-nerfs el on fit faire une radio.

L'examen donna le résultat suivant : Tire-nerf dans poumon gauche, au niveau qu dixième espace intercostal à cinq centimètres de la colonne vertébrale el latéralement dans le plan de la

partie postérieure des vertèbres, Localisation non faite par rapport aux bronches, manche en bas, pointe en haut ; inclinaison légère

antéro-postérieure. Enlèvement sous bronchoscopie supérieure, neuf jours après l’accident sous anesthésie locale, d’une branche du bronchique gauche. Pas de suites. Toux cesse immédiatement.

Tire-nerfs dans une bronche. — Chevalier-Jackson (Cas 387 b). — Un dentiste très adroit soignant un confrère médecin lâche un tire-nerfs en intervenant sur une molaire inférieure, le tire-nerfs est aspiré.

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