VINS
jours après, avale le dentier en buvant. Radiographie montre le dentier près du cardia.
Au cours de l’œsophagoscopie le dentier glisse de la pince qui l'avait saisi et passe dans l'estomac. Evacuation par voie rectale sans incident. Roos.
V.— Cas d’un dentier avalé et fixé vers la partie supérieure du sternum. La descente s’est faite au cours de la radioscopie.
A noter que dans ce cas, le dentier, très enclavé, avait été fortement pris avec les pinces, de sorte que dans l'intestin, il a achevé de se fragmenter et on n’a pu le retrouver dans les selles. Mais des radios successives ont montré sa présence dans l'intestin, puis sa disparition complète. La malade a d’ailleurs complètement guéri. Le dentier s'est fragmenté et la garde-malade qui cherchait un dentier complet dans les selles n’a pas trouvé les morceaux.
: Sargnon.
Dentier arrêté dans l'œsophage. — Désenclavement. — Expulsion. — Dr Guisez (Cas 105). — Homme, 36 ans, dentier depuis
cinq jours au tiers inférieur de l’œsophage. Pas de lésions. Anesthésie générale. Désenclavement sous œsophagoscopie. Evacuation.
Dentiers arrêtés dans l’œsophage. —— Refoulement. — Expulsion. __ Dr Guisez). — Cas 106. —- Homme, 50 ans, dentier depuis 15 jours au tiers inférieur de l’œsophage. Pas de tentatives antérieures d'extraction. Anesthésie générale. Refoulement dans l'estomac. Elimination spontanée.
Cas 123. — Femme, 54 ans, dentier refoulé dans l'estomac. Evacuation.
Cas 124. —- Homme 35 ans, dentier : une dent depuis 20 heures
dans la région cardiaque de l’œsophage. Cocaïne. Désenclavement et déglutition spontanée sous œsophagoscopie avant qu’on ait pu le saisir. Evacuation avec les selles deux jours après.
La patiente avait avalé son dentier ; la nuit, étouffements ; douieur vive région épigastrique profonde. Rien dans le pharynx. Gêne région dorsale à l'inspiration.
Tentatives à la pince de Mathieu, panier de Graefe (infruc-
tucux).
La sonde æsophag. pénètre facilement dans l'estomac et le chirurgien pense que ses tentatives ont fait remonter le corps étranger dans le naso-pharynx.
La pièce n’est pas retrouvée dans les selles; lait. Après le passage de la sonde, les douleurs dorsales ont disparu.
Les renseignements de la malade sur l’appareil, l'inspection de la muqueuse, font déterminer les dimensions du dentier : longueur, 48 millimètres ; largeur, 26 millimètres ; crochets, 5 millimètres.
L'examen du naso-pharynx remis à cinq jours par inflammations consécutives aux tentatives d'extraction.
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Le 24 juillet 1902, la malade a rendu par les selles le dentier : vulcanite, 3 dents contreplaquées or, fil d’or, 2 crochets, acères, dents : 6 millimètres de haut.
Dimensions exactes de l'appareil : 47 millimètres de long sur 26 millimètres de large.
Dunogier, « Monde Dentaire », 1903, page 158.
Dentier enlevé du duodénum. — D' Guisez (Cas 104). — Femme 39 ans. Dentier ayant séjourné cinq jours au tiers inférieur de l’œsophage. Extraction infructueuse antérieure au panier de Graefe. Plaie œsophagienne.
Anesthésie générale. Désenclavement et refoulement dans l’estomac. Extraction impossible du fait de la direction des crochets. Enlèvement, par intervention chirurgicale, du duodénum.
Dentier enlevé du duodénum par entérotomie. —— Chapul (Société de Chirurgie, 1907). — Femme avale la nuit son dentier ; la pièce ne s'arrête pas dans l’œsophage mais provoque bientôt des douleurs vives un peu au-dessous de l'intestin sur la ligne médiane. Une radio montre le corps étranger au côté gauche de la deuxième lombaire.
Anesthésie lombaire, incision de l'estomac, pas de corps étranger. On le cherche dans l'intestin grêle en prenant des paquets d’anses. On le trouve profondément au devant de la colonne vertébrale. Incision quelques centimètres en dessous, introduction d’une pince ; impossibilité de faire descendre les crochets s’enfonçant dans les parois.
Nouvelle incision juste sur le corps étranger au niveau de l'angle duodéno-jejunal ; enlèvement ; sutures ; pas de suites notables £ dentier en caoutchouc, 4 dents ; 43 millimètres de large sur 30 millimètres de long ; ? crochets pointus minces de 8 millimètres.
Dentier dans l'intestin. — Il s’agit d'un malade qui, il y a cinq mois, avala pendant son sommeil le dentier dont il était porteur. Cest une pièce de prothèse dentaire composée de deux dents : première incisive médiane gauche et deuxième incisive latérale droite supérieure, et munie de quatre crochets. Brusquement réveillé par une crise de suffocation et la sensation douloureuse d’un corps étranger dans le pharynx, le malade ne pouvant retirer œet objet, son dentier qu'il touchait cependant du doigt, lavala. Il ressentit aussitôt une vive douleur au niveau du ereux épigastrique. Trois jours après, le malade se mit à souffrir au niveau de la fosse iliaque droite. Cette douleur, qu’il ressent encore et qui l’amène à l'hôpital, est fixe, intermittente, réveillée par les travaux pénibles, calmée par le repos, les compresses chaudes et le décubitus veñtral. Sourde à l'ordinaire, elle s’exagéra il y a un mois et demi, jusqu’à revêtir pendant trois jours les caractères d’une crise d’appendicite. ï
A l’examen, la palpation révèle dans la fosse iliaque droite, un
peu en dehors et au-dessus du point dé Mac Burney, une zone de trois travers de doigt au niveau de laquelle le malade accuse une vive douleur. La fosse iliaque paraît souple, mais la défense de la paroi gêne la palpation profonde qui ne décèle rien d’anormal.
La radiographie de face montre la pièce de prothèse dentaire couchée dans la fosse iliaque droite, se projetant sur la fosse iliaque interne. Son grand axe est légèrement oblique de haut en bas et de dehors en dedans ; son extrémité supérieure est située à un centimètre au-dessous de la crête iliaque, à 3 centimètres en dehors de l’épine iliaque postéro-supérieure. Son siège répond sensiblement au point douloureux révélé par la palpation. Elle est vraisemblablement arrêtée au niveau de la valvule de Baubhin.
Guyot et Casassus, « La Revue de Stomatologie », 1923.
Œsophagotomie externe pour dentier arrêté au niveau de la portion cervicale de l’œsophage. —— Dentier avalé au cours d’un accès de toux au milieu de la nuit ; une radio permet localisation ; dentier immobilisé au-dessus de la fourchette sternale. Œsophagotomie externe, crochets implantés dans la paroi ; suites opératoires normales à part fistule œsophagienne persistant 6 où 8 mois.
M. Mauclaire (Société de Chirurgie, 17 janvier 1906).
Dentier depuis vingt-trois jours dans l’œsophage. — Œsophagotomie externe. — Femme, 33 ans, 10 avril 1906, avale, à Montluçon, son dentier en métal, en même temps qu’un cachet antigrippal (2 dents + deux crochets dont un cassé).
Tentative, panier de Graefe infructueuse ; radio montre dentier oblique; transport à Paris ; douleur rétro-sternale. Examen œsophagoscopique, envisagé mais non exécuté. Œsophagotomie externe ; enlèvement facile 23 jours après l'accident.
M. Mauclaire (Société de Chirurgie), 1906.
Au cours de la même séance, M. Pierre Delbet à signalé un cas d'intervention par œsophagotomie externe pour dentier avalé
Dentier dans l’œsophage -— Œsophagotomie — Mme F..., 40 ans, se couche en gardant son dentier comme elle le faisait chaque jour (plaque du haut avec une dent et 2 crochets. Le matin, en s’éveillant ne trouve plus son appareil ; vientaffolée à la Clinique du Landy après avoir essayé de vomir sans succès ; peu de gêne ; une radiographie montre le dentier arrêté dans l’œsophage ; œsophagoscopie, on ne peut mobiliser la pièce dont les crochets sont fortement encastrés dans la paroi de l’œsophage On décide d'intervenir chirurgicalement
Anesthésie générale à l’éther ; ouverture de l’œsophage ; impossibilité de luxer le dentier à travers l’incision, car un crochet a perforé la paroi de l’œsophage et de a trachée formant hameçon.