‹ Étude sur la pénétration dans l'Organisme de certains corps étrangersChapitre 38 sur 67 · ER AE · texte numérisé non relu

ER AE

On sectionne les fibres retenant le dentier ; réparation de la plaie au catgut ; drain, durée 30 minutes ; la malade est guérie le douzième jour.

Observation personnelle recueillie à La clinique du Landy (D' Mas-

monteil).

Dentier avalé par un dentiste. -- Œsophagotomie. — Dentiste porteur d’une pièce de deux dents en or à laquelle un crochet manquait ; le dentiste avale brusquement le dentier pendant sa consultation, on le voit tomber, on pense à une attaque d’apoplexie ; saignée pratiquée par un médecin ; retour à la connaissance ; dix jours après, radiographie montre présence dans l’œsophage du dentier disparu depuis «l'attaque » ; œsophagoscopie infructueuse ; æsophagotomie ; guérison.

(Burmeister, 1909, cilé par Roos).

Dentier avalé. -- Œsophagotomie. —- Guérison. —— M. Mouchei, 1907). —— Soldat W..., porteur d’un dentier du haut de 4 dents et deux crochets, dont un crochet manque ainsi que deux dents, gardait cet appareil la nuit. Dans la nuit du 23 au 24 mars 1917, réveillé brusquement par sensation d’étouffement, couché sur la paille, il pensa en avoir avalé.

Fréquents vomissements jusqu’au matin, cherche en vain son dentier dans la paille.

Va consulter, le 28 mars, à 8 heures, le major qui administre de l’ipéca malgré le renseignement précis donné par le malade sur la nature du corps étranger avalé.

Vomissements plus violents ; accentuation de la douleur.

Il fait 4 kilomètres à pied, va trouver un autre major, qui consent à l’évacuer. Examen radioscopique, le lendemain, à l'Hôpital temporaire de E..., montre pièce dans l’œsophage cervical, mobile seulement avec l’œsophage lui-même ; œsophagotomie externe, pièce facilement extraite par un mouvement de rotation au sens inverse des aiguilles d’une montre, dégagement du crochet semblant encastré dans la partie postérieure de l’œsophage ; suture, crins formant drainage ; pas de suites.

Dentier à trente centimètres des arcades dentaires. —- Gastrotomie. — Homme, 32 ans, avale dentier 4 dents ; deux crochets dont un cassé ; pas de souffrances ; radio immédiate, mais au bout de quinze jours, le malade qui avait refusé intervention la sollicite ; dentier à 30 centimètres des arcades ; gastrotomie ; enlèvement au doigt.

Bluysen.

Dentiers enlevés par Gastrotomie. -— Wilms, dans le Deutsche

Zeilschrift fur Chirurgie », 1901, a rapporté un cas de dentier dé-

gluti et enlevé par gastrotomie.

Gottstein, en 1901, également, a enlevé un dentier de l’œsophage Par œsophagotomie.

Gastrotomie pour retirer un dentier. -- 1} N. S. Jenkins, de Dresde (1886).— Pièce en caoutchouc avalée par barbier de 32 ans ; ‘6 dents du haut, succion, crochet de 0.04 de diamètre sur 0.05,

Incision de l’estomac de 0.10 sur 0.15. La pièce se trouvait à l'extrémité pylorique. L'opération demanda une heure. Deux semaines plus tard, le patient sortait de l'hôpital complètement guéri.

Dentier enlevé par œsophagotomie externe. — Guérison. — Femme de 31 ans, sommeil, dentier œsophage ; douleur supportable ; dyspnée ; déglutition des liquides possible.

Radio : hauteur, 2e et 3e dorsale ;

Panier de Graefe sans résultat, de même refoulement.

Œsophagotomie externe ; pas d'incidents ; guérison en quelques

jours. ‘ Sociélé Nationale de Médecine de Lyon,

14 Février 1898. — M. Hugot.

Dentier dégluti pendant le sommeil. - Œsophagotomie. — Guérison. -— Une dame C..., 40 ans, conservant une pièce dentaire en caoutchouc de deux dents pendant la nuit, l’avala.

A son réveil, elle éprouva une sensation d'étouffement qui disparut presque immédiatement. Elle en conelut que le dentier était descendu dans l'estomac et elle en espéra l’expulsion par la voie naturelle.

Trois jours après l'incident, la dame éprouva de sérieux malaises et ne put bientôt plus absorber d’aliments solides ni liquides.

Une œsophagoscopie permit de repérer le dentier, mais les ten- +atives d'enlèvement furent vaines.

On eut finalement recours à une œsophagotomie.

Pas d'incidents opératoires ; guérison sans complication.

D: Botella, Valence (Espagne), 1907.

Pièce dentaire dans l'œsophage. — Œsophagoscopie. — Œsophagotomie. — Malade avale dentier de deux dents avec un cro- -chet ; œsophagoscopie après radioscopie ; l’œsophagoscope renéontre spasmes successifs cédant à la cocaïne, on ne trouve pas le dentier, une radioscopie montre l’œsophage libre, l’état ne s’améliore pas ; sa dysphagie s’accentue, haleine fétide, température en 3801611990:

Nouvelle radioscopie permet de découvrir le dentier en position oblique à deux centimètres au-dessus de la fourchette sternale. Il était passé inaperçu lors de la dernière radioscopie, le 8 Novembre 1924 : le Professeur Bérard fait œsophagotomie cervicale, on enlève le dentier ; alimentation à la sonde ; cicatrisation de la plaie -œscophagienne en un mois.

Dentier dans l’œsophage. — Diagnostic radiographique. — Œsophatogotomie externe. — Guérison. — M. Hennecart, Bruxelles, 1905. -— M. G.., 32 ans, est atteint d’une crise épileptiforme à

l'issue de laquelle se manifestent de violents vomissements. L'attention de l'entourage est attirée par le fait qu’un morceau du dentier que portait M. G... fut retrouvé, tandis qu’un fragment plus important de cet appareil restait introuvable. Les vomissements cessent, une gêne à la déglutition persiste. Trois jours après. l'accident, passage d’un explorateur à boule olivaire dans l’œæsophage et du panier de Graefe ; ces instruments passent librement. Le médecin affirme alors qu'il n’y à pas de corps étranger dans l’œæsophage ; cependant, une douleur fixe continue, reste à la base du cou. Le médecin fait faire une radiographie qui permet de découvrir une ombre quadrangulaire de 6 centimètres de large sur 3 cen- ‘timètres de haut, immédiatement au-dessus de la fourchette sternale ; on pratique l’œsophagotomie cervicale externe ; le dentier est enlevé facilement (10 jours après l’accident). Malade guéri complètement 20 jours après.

— Noter, à propos de cette observation, que le diagnostic à été fait seulement par la radiographie.

Dentier avalé. — Œsophagotomie. —- Guérison. — Malade, 32 ans, avale pièce de deux incisives et crochet. Douleur à la jonction de la poignée du sternum avec le reste de l’os, bougie œæsophage. À 22 centimètres et demi de l’arcade dentaire on sent la plaque. Œsophagoscopie échoue.

Radiographie : vis-à-vis de l’espace intercostal à la gauche du sternum. Incision classique de 10 centimètres de long du bord antérieur du sterno-cleïdo-mastoïdien gauche. On incisa l’œsophage, on essaya de mouvoir le corps sans y parvenir ; on essaya également en vain de le broyer avec lithotriteur. De fortes tractions l’amenèrent, mais une dent fut fracturée par ces efforts. Pas de sutures de la plaie. La plaie suppura et élimina de la salive. Guérison en quinze Jours.

Jowers, « Lancel », 11 mai 1912.

Dentier enlevé par œsophagotomie. — Guérison. — Il s’agit d’un malade opéré dans le service de Beiord : dentier avec deux dents muni d’un crochet, avalé depuis vingt-quatre heures. Le lendemain, œsOphagoscopie par Sargnon. On rencontre au niveau de la bouche de l’œsophage une région ulcérée, œdématiée, mais l’œsophagoscope passe à côté du corps étranger, probablement masqué par la muqueuse. Une nouvelle radioscopie semble montrer l’œsophage libre, mais persistance des douleurs et une nouvelle radioscopie, en position oblique cette fois, montre le dentier non déplacé. Œsophagotomie par Bérard et on trouve le dentier qui sent très mauvais. Pas de fermeture de la plaie. Alimentation par la sonde œsophagienne pendant huit jours ; sécrétion salivaire très abondante. La plaie œsophagienne a mis un mois pour guérir.

Weilheimer, Mayoux et Vachey, (Sociélé Nationale de Médecine de Lyon).

10 Décembre 1924.

Corps étranger de l’œsophage avec abcès consécutifs. — Œsophagotomie. — Guérison. — Un homme de 26 ans avale un dentier en dormant. Les tentatives d'extraction par voies naturelles sont infructueuses. On pratique une œsophagotomie ; huit jours après l'accident, la pièce dentaire est extraite. Elle se trouvait à O0 cm. 09 de la branche œsophagienhe ; quinze jours après un abcès du poumon droit se constitue. En raison de l'existence probable d’une fistule œsophago-trachéale, cet abcès est abordé et drainé par la paroi thoracique antérieure. La guérison est oblenue en sept se-

maines.

Nicolaysus, « Archives de Laryngologie », 1925.

Pièce de prothèse dentaire avalée par une aliénée. — Enlèvement par œsophagotomie externe. — M. Joubert, 1903. — Mme G..., 45 ans, en traitement à Sainte-Anne, pour idées mélancoliques, tendance au suicide. Raconte un matin qu'elle a, par mégarde, avalé son dentier. Pas de troubles, l’interne reste sceptique. Une radioscopie immédiate montre le dentier placé verticalement dans l'œsophage, son bord inférieur effleure la fourchette sternale.

Intervention sous chloroforme ;.incision de l’œsophage sous deux centimètres, le dentier fixé par un crochet ne sort pas. Débridement de la muqueuse le long du crochet ; enlèvement à la pince ; suture ; pièce métallique de 45 millimètres sur 20, 5 dents, 7 aspérités, dont deux crochets (dentier du haut, suites opératoires sans histoire).

Dentier depuis 16 ans dans l’œsophage enlevé au panier de Graefe. ___ Les auteurs sont unänimes à condamner le panier de Graefe dangereux. Schmid, en 1917, à signalé un cas d'extraction heureux à l'aide de cet instrument, d’un dentier toléré dans l’œsophage depuis 16 ans, chez une femme de 53 ans.

(Rooss).

Dentier dans l'œsophage pendant deux ans. Echec de !l'æsophagoscopie. — Laparatomie. — Mort. — Une jeune fille de 19 ans

a avalé, il y a deux ans, un dentier. Le médecin consulté à déclaré que le dentier était dans l'estomac. Pendant six mois, la malade n’était pas beaucoup gênée. Aprés, elle a souvent vomi, quelquefois du pus.

A l’œsophagoscopie, on à vu le dentier à la profondeur de 0,20. L'’extraction n'a pas réussi, néanmoins le dentier fut désenclavé. Une nouvelle radio le montra au niveau du cardia. Nouvelle œsophagoscopie sans succès. Enfin le dentier fut enlevé par laparatomie ; six jours plus tard, mort.

A l’autopsie, on à constaté une perforation de l’œsophage avec gangrène du lobe supérieur el moyen du poumon droit et médiastinite purulente.

Hecht.-— Congrès lchéco-slovaque de laryngologie, 1922.

Mort causée par la chute d’une plaque dentaire dans l’œsophage. — Femme de 40 ans, en mangeant une pomme de terre, a avalé son dentier, essaie vainement de vomir ; douleurs, dyspnée. La malade avale de l'huile de castor, se sent mieux et pendant quinze jours vaque à ses occupations. Le 8 octobre 1917, elle tombe brusquement dans un escalier, évanouie, vornit du sang ; le lendemain matin nouvel étourdissement ; elle vomit près d’un demi-litre de sang, appelle un médecin, qui la fait transporter à l’hôpital. Le lendemain, nouvelle hémorragie. Emphysème et bronchite. La malade meurt le 11 octobre.

A l’autopsie, on constate qu’une plaque dentaire se trouve dans l’æsophage au niveau de la bifurcation de l'aorte et de la trachée. Un crochet perforait la paroi de l’œsophage et pénétrait dans l’aorte au-dessous de l’origine de l’artère carotide gauche. Lésion ulcéreuse en forme de haricot de ? centimètres sur 6 millimètres. Dilatation de l’œsophage. Caillots à la paroi postérieure de l’aorte. Organes digestifs pleins de sang. Mort due à l’hémorragie aortique du fait de la perforation par le crochet de la paroi de l’œsophage.

Feldman, « Dental Record », Février 1920.

Dentier avalé. —- Panier de Graefe. -- Mort. -- M. Labbé, 1903. — Jeune fille de 18 ans, dentier avalé, arrêté dans l’œsophage ; extraction tentée au panier de Graefe ; mouvement un peu brusque ; un côté du dentier coupe la carotide, mort en quelques se--

condes.

Dentier dans l’œsophage. - Panier de Graefe. -- Mort. -— M. Cahier, 1903. — Dentier avec deux crochets ; plusieurs tentatives infructueuses d'enlèvement au panier de Graefe avant entrée à l'Hôpital ; œsophagotomie externe, mort le troisième JOUVRIES crochets avaient déchiré les parois œsophagiennes ; médiastinite purulente.

Dentier avalé. — Perforation de l’œsophage et de l’aorte. — Mort. — Homme de 49 ans, porteur d’une pièce de deux dents en mauvais état, au cours de son sommeil, le 14 juillet 1913, avale son dentier. Sa femme lui administre aussitôt de l’eau savonneuse pour le faire vomir.

Un médecin appelé fait faire un examen radioscopique qui ne donne pas de résultat ; le patient reste en observation ; trois jours après il est pris d’une violente hémorragie et meurt le soir même.

L'examen posi-morlem montre une ulcération de l’æsophage causée par le dentier et une perforation de l'aorte.

Humphrey, « Dental Record », 1913.

Sur une Statistique de Chiari (1916). — 214 dentiers dans les. voies digestives :

D vomis.

25 évacués par voie rectale.

25 enlevés par tâtonnement (crochet, pince, panier). 72 par œsophagoscopie ; guérison dans tous les cas. 83 par œsophagotomie externe : 10 morts.

13 par gastrotomie : une mort.

Six cas d'interventions chirurgicales pour dentiers avalés. — D'après Killian, 1922. — Trasmals. — Sur ces 6 cas, 3 guérisons après œsophagotomie ; trois morts après intervention analogue (deux médiastinites purulentes, une hémorragie mortelle).

Dentier avalé. —- Œsophagotomie. - Mort. — British Dental Journal, 1908, n° 7. — Mie R..., 24 ans, portait un dentier. Cette pièce s'étant cassée, Mme R..., au lieu de faire exécuter une nouvelle pièce, la répara elle-même avec une sorte de pâte que l’auteur ne désigne pas.

Un jour durant un repas, la pièce se cassa et la dame avala le dentier.

La pièce fut retirée par œsophagotomie, mais la malade succomba.

Dentier enlevé par œsophagotomie externe. — Mort. — M. Guisez a rapporté le cas d’un dentier enlevé par œsophagotomie externe après échec de l’œsophagoscopie. — Mort du malade.

Marshelock rapporte einq cas de dentiers avalés à la Clinique Esselbergs, en 1909 : 3 furent enlevés sans incidents, sous ©œsophagoscopie ; 2? par œsophagotomie, dont un cas avec issue fatale.

Dentier enlevé par œsophagotomie. — Mort. — Pièce depuis douze ans dans l’œsophage ; œsophagotomie. Mort 48 heures après ;

malade mauvais état général épuisé.

(D'après Chiari, 1916).

Dentier dans l’œsophage. — Perforation de l’œsophage. — Mort. — Homme de 24 ans, ouvrier agricole, porteur d’une pièce dentaire du haut ; le 15 mai 1922, au cours d’un repas, le dentier se brise ; un fragment est avalé ; immédiatement, douleur violente ; sensation d’étouffement ; le patient est conduit à la Clinique oto-

rhino-laryngologique de Zurich.

Œsophagoscopie montre un dentier à l'entrée de l’œsophage, plusieurs tentatives d'extraction échouent ; un crochet de métal engagé dans la paroi blesse un vaisseau.

Hémotome à développement rapide ; hémorragie ; expectoration sanglante ; l'entrée du pharynx est recouverte par l’hémotome. On introduit un petit tube trachéal difficilement passé dans les cordes vocales ; trachéotome ; rétablissement rapide.

Quelques jours après, œsophagoscopie nouvelle ; enlèvement après version en une demi-heure.

Quelques jours après, médiastinite suppurée ; septième: mort ;-

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