‹ Étude sur la pénétration dans l'Organisme de certains corps étrangersChapitre 48 sur 67 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Larynx. — Les commémoratifs, les accidents de début brusque par suffocation, constituent un bon élément de diagnostic et permettent de ne pas confondre un accident causé par la déglutition d’un corps étranger avec les autres causes de dyspnée laryngée.

L'examen laryngoscopique peut montrer les corps sousglottiques, souvent c’est seulement une trachéotomie qui, pratiquée d'urgence et faisant cesser les accidents dyspnéiques, prouve l'intégrité de la trachée et des bronches.

L'exploration digitale est à rejeter. La radio pourra aider.

Trachée et bronches. — Les commémoratifs, les accès de suffocation espacés, la toux quinteuse, peuvent mettre sur la voie du diagnostic ; la radioscopie, la radiographie et sur-

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tout la trachéo-bronchoscopie préciseront l'existence et le siège du corps étranger (Magdelaine).

On doit se rappeler que les corps étrangers sont souvent latents et que les symptômes observés peuvent faire penser à des causes pulmonaires. La radio même peut ne pas montrer un corps étranger de la trachée et des bronches. Levesque a cependant montré en 1925 que les corps étrangers des bronches donnent un syndrome radiologique de sténose bronchique, déplacement des organes du médiastin permanent où inspiratoire, diminution de l'amplitude des mouvements du diaphragme du côté sténosé. Modifications de la transparence du poumon intéressé. D’après lui et son maître Texier, l’examen du poumon aux rayons peut permettre d'affirmer la présence, dans une bronche, d’un COTps étranger invisible à l'écran.

Nous avons rapporté quelques observations de malades qui, soignés pour tuberculose, étaient porteurs de corps étrangers non diagnostiqués. M. le professeur Canuyt a, après Chevalier-Jackson (S/rasbourg Médical, 5 janvier 1927), récemment attiré l’attention sur les affections otorhino-laryngologiques et la tuberculose et rappelé à ce sujet les observations du professeur Léon Bernard, de M. Guisez, et en particulier une observation de M. le professeur Sergent, où le diagnostic de tuberculose fut porté chez un sujet dont tous les accidents avaient été provoqués par un morceau de dentier.

Le diagnostic est en effet difficile si on n’a pas assisté au début, Il faut penser aux corps étrangers possibles lorsqu'on se trouve en présence d’une infection broncho-pulmonaire tenace (Professeur Canuyt), syndrome bacillaire (Hèvre, toux, amaigrissement, hémoptysie, atteinte de l’état général, sans bacilles dans l’expectoration avec des sommets pulmonaires non touchés.

(1) Chevalier-Jackson. Chronic non spécifie infections of the lungs œsophagoscopic and œsophageal phases, sept. 4.1926-24 pages, Jnl'Am Med- Association. 1

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