VOIES DIGESTIVES
Si les corps étrangers des voies aériennes doivent être enlevés précocement, il en est de même des corps étrangers ») de l’œsophage.
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Avant l’ère de l’endoscopie, les méthodes d'extraction d’après M. Guisez pouvaient se répartir en deux catégores:
—— La propulsion simple.
__ L'extraction par pinces, paniers, crochets. Les imsuccès rencontrés fréquemment dans l’emploi de ces méthodes ont conduit les chirurgiens à choisir les interventions par voie externe : œsophagotomie et gastrotomie surtout. Les statistiques sont peu favorables.
L'æsophagoscopie est actuellement la méthode de choix pour le diagnostic et le traitement des corps étrangers de l’æsophage.
Parfois l’œsophagoscopie ne permet pas d'extraire les corps étrangers, mais elle permet le désenclavement, le morcellement et facilite par suite l'extraction spontanée par les voies naturelles.
La pharyngotomie rétro-thyroïdienne (Quénu et Sebileau), l'œsophagotomie et la gastrotomie (œsophagoscopie rétrograde) sont des interventions d'exception, mais auxquelles il faut parfois avoir recours surtout pour l’enlèvement des dentiers avec crochets et dans les complications. Loin de tout spécialiste, c’est parfois les opérations auxquelles il faudra avoir recours rapidement pour ne pas laisser mourir le malade.
MM. Sargnon et Dunet ont récemment (Société des Sciences Médicales de Lyon, 22 décembre 1926), montré qu'après échec de tous les moyens (œsophagoscopie, gastrotomie, œsophagoscopie rétrograde), la simple gastrotomie dans le cas de corps étranger, tels que les dentiers dans la partie inférieure de l’œsophage, peut faire cesser le spasme æsophagien.
Nous ne décrirons pas l’instrumentation et la technique de la broncho-œæsophagoscopie, mentionnons l’appareillage ingénieux imaginé par M. Guisez, le speculum œsophagien de M. Dufourmentel, très utile surtout pour faciliter le désenclavement des dentiers ; Kiüllian, Moore, Brunning, Chevalier-Jackson, ont particulièrement étudié la broncho-
œæsophagoscopie et perfectionné instrumentation et méthodes.
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La broncho-æsophagoscopie a modifié profondément le pronostic des corps étrangers des voies aériennes et digestives ; entre les mains des spécialistes exercés elle donne des résultats surprenants.
La statistique de Chevalier-Jackson donne pour 206 cas d'œsophagoscopies pour corps étrangers de l’æsophage, 4 morts, dont 3 dues à des lésions produites par des opérateurs antérieurs (Laurens).
Chiari a eu 72 guérisons sur 72 cas (1916).
M. Guisez, depuis 1914, n’a pas eu d’échecs dans sa pratique œsophagoscopique.