‹ Étude sur la phonétique italienneChapitre 13 sur 25 · FIG. 167 G · texte numérisé non relu

FIG. 167 G

Le j palatal existe dans les mêmes conditions que dans les autres parlers. Il n'y a jamais de mouillure.

La relation entre i eij est la même que pour A et D. En étudiant c (p. 6) on a constaté la faiblesse apparente de mais la comparaison avec ci montre que les deux articulations sont relâchées chez ce sujet. Maintenant le tracé de tie[ne] (fig. 168) permet de constater le même fait, et indique la probabilité de la présence de j dans c. Les figures 135 et 141 montrent la même articulation dej dans ^ie[io] et nie[nte].

Dans ce parler la mouillure n'est pas indiquée pour kj, mais le relâchement pour la variété sonore Tamène, et dans ghi[accio] (fig. 169) elle est très distinctement accusée.

Dans le soufÏÏe on trouve de temps en temps un j qui est sourd en partie, mais cela est très rare. Dans le plus grand nombre des cas, il est entièrement sonore, mais son influence retarde un peu l'apparition des vibrations laryngiennes. En général, elles commencent avec l'explosion dans ce parler, mais quand j la suit elles apparaissent vers la fin.

Celte prononciation correspond à celle de A en ce qui concerne le souffle. Les seules différences sont dans les mots appianare et attiene où le j est sonore.

La surdité de j est portée à l'excès dans ce parler, et elle est môme plus forte que dans poderi (fig. 32).

J existe aussi comme médiale, et dans cette position on n'en a pas rendu compte dans une manière satisfaisante. Car, puisque la lettre dont on s'est servi pour indiquer ce

son est ordinairement i, on a cru que le son même était une voyelle. L'orthographe qui convient, j, est déclarée archaïque par Petrocchi (Dizionario della Lingua Italiana. J).

Ainsi l'orthographe Troja est vieillie, et on devrait écrire Troia. Ce changement ne parait pas être d'accord avec les faits. La figure 170 montre ce mot prononcé par F d'une

manière très nette. Après les roulements de r, la voyelle o se change en une voyelle plus formée et d'une articulation très distincte qui est i moyen. Entre cette voyelle et la finale a se trouve une articulation très resserrée et qui empêche la libre sortie de l'air. Ce son est j, et le mot prononcé par F est troija (cf. le français « voijo »).

On ne rencontre pas les mêmes détails dans ce mto prononcé par E (fig. 171) et par et la voyelle intermédiaire i manque. L'abaissement du levier toutefois est notable, et accuse j ; la prononciation alors est troja dans ^ les deux cas.

Dans gaio (fig. 172) le même phénomène se constate ;

l'indication de j est clair, ce qui donnée la prononciation gajo,

Guai (fig. 173) accuse j dans une autre position, entre deux voyelles dont une est i, et où d'ailleurs il est très commun. Le changement ne se fait pas simplement de la voyelle ouverte à la fermée, ou viceg u a. i versa. Mais une articulation très fer- FiG. 173 B mée s'intercale entre les deux, et la pro-

nonciation devient gwstji.

Poi (fìg. 179) et puoi (fig. 178) le montrent aussi très nettement, et la prononciation est poji et pwoji. D'autres exemples de la même prononciation sont prijore (priore, B), spija (spia, B), inirojarsi {B et F), f^pjare (E) ; ce dernier exemple est une particularité personnelle.

Zio (fig. 92 et 93) montre la même tendance quand i précède l'autre voyelle. Mais dans ces deux cas, l'articulation n'est pas assez fermée pour empêcher la sortie des vibrations, mais assez pour les rendre plus intense, comme le montre le déplacement du lévier dans le sens supérieur. Cette action peut se comparer à celle déjà notée par r (p. 88).

Articulation

Puisque cette consonne est en général sous-palatale ou peu s'en faut, il faut l'étudier dans son influence sur d'autres articulations, comme par exemple dans la figure 174, ou la ligne 1 indique la limite de 5iio[no], et 2 celle de lu[co]. Dans ce parler 0 et u ont une position articulaire très proche l'une de l'autre (fig. 4 et 5) et qui correspond très bien à celle de bu (fig. 174). Malgré cela, l'articulation de buo arrive à peine au bord du palais dur.

Dans daò[mo] (fig. 175), l'occlusion de d est reculée par l'action de w, qui se fait voir aussi sur les côtés. Gela ne se produit pas pour t.

L'action de w est très bien montrée dans le cas de k (fig. 176), où la présence de w fait que l'articulation de a se porte en arrière de la position de c'j[po] (2) à celle de qua[ndo] (1), La différence principale est sur les côtés ; au centre où se trouve la vraie articulation de k, les tracés se, rapprochent beaucoup.

La fricative w est, comme la voyelle avec laquelle on la confond trop souvent, une bilabiale sous-palatale, et la distinction entre les deux est très sensible aux lèvres.

L'ampoule 3 appuyée contre les lèvres pendant la prononciation des mots duomo et duo donne les résultats montrés dans la figure 177, les lèvres s'avancent toujours

FIG. 177 du 0 7770 d uo A

plus pour duo que pour duomo. Et la différence est grande.

La distinction parait ne pas s'étendre à l'ouverture des lèvres en ce qui concerne leur forme arrondie. Les ampoules 2 et 1 donnaient des résultats très irréguliers.

Dans le souffie, w qui suit une consonne sourde devient sourde. Cela se montre par la comparaison de puoi (fig. 178) et po2(fig. 179), qui accusent en outre l'identité de la durée

Pression labiale

Souffle et Larynx

pu 0

de la voyelle o, ce qui démontre de plus, la surdité complète de w. Fuoco] (fìg. 180) et quinto (fig. 181) montrent

v\(]. i8i qu — i n 1 0 A

celte consonne duns d aulres mois. Dans le cas de quinto, ranaiblisscment.de 1 cxplo.-ion se fait voir, comme pour j, et cela est notable aussi pour les sonores {ci. guido fìg. 182).

FiG. 182 gu i d 0 A

Le tracé de vuolo (fig. 183) montre Taction en combinaison

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