FIG. 193 F
comme la montre la (fig. 194), sans toutefois devenir nasalité.
Celle-ci se trouve pour va plus communément que cellelà. Dans la figure 195 chaque roulement est bien indiqué
FiG. 195 la r a H
dans la nasalité.
Pour les sons qui précédent montrent la présence d'une notable qualité nasale qu'on ne leur reconnaît pas toujours.
Nasales + voijelle
Comme il a déjà été constaté la résonance simple peut suffire pour la prononciation des nasales, mais le plus souvent elles résultent d'une sortie d'air vocalique par le nez. Cette nasalité commence en général avec les vibrations laryngiennes avant l'explosion buccale. L'exception principale, comme cela a déjà été remarqué, est dans le parler de C,
Pour m la nasalité ne débute pas très brusquement dans la plupart des cas, mais elle croit d'une manière graduell
comme dans ma (fig. 196) ; tandis que pour n, le commencement est brusque et pendant toute sa durée le son est
FIG. 196 7n a n a H
plus fort que celui de m. Ceci est une tendance qui apparaît dans la comparaison de quelques centaines d'exemples, mais bien entendu, il y a des exceptions. Dans les tracés on remarquera que n mouillée et n pahtale ont la plus forte nasalité de toutes les nasales, ce qui accuse le fait que plus Tarticulation est reculée, plus il y a de nasalité. Ceci paraît être en relation directe avec la capacité de la cavité buccale; plus elle est grande, plus elle absorbe de vibrations.
Mais c'est surtout l'action de la nasale sur la voyelle qu'il faut étudier ici. Gela est très notable, et il n'existe pas un seul exemple où une voyelle précédée d'une nasale, n'ait pas une forte résonance, le plus souvent même elle est tout à fait nasale. Ma et na (fig. 196) le montrent bien. Dans ma (fig. 197) et nha (fig. 198) il y a diminution
ma nh a
notable de la nasalité au moment de lexplosion, mais elle reprend tout de suite et devient presque aussi forte pour la voyelle qu'elle l'était pour la consonne. Ce fait est assez fréquent pour indiquer une tendance.
C'est surtout dans le parler emphatique que la nasalité
de la voyelle est à son maximum. Sur la scène j'ai entendu un no prononcé d'une manière tellement nasale qu'on aurait cru entendre un non français. Mai est un autre mot qui s'accentue beaucoup et la figure 199 montre que môme
ma i non
dans un parler courant les voyelles peuvent être plus nasales que la nasale même. L'accroissement notable de la nasalité à la fin de ce mot peut se produire par suite de l'articulation très resserrée de ?. En effet, pour un effort expiratoire égal, il doit s'échapper moins d'air par une articulation très resserrée que par une articulation ouverte. Par suite si les mouvements des muscles expiratoires ne s'adaptent pas à la fermeture de l'articulation, le surplus de l'air sera en général expulsé par la voie nasale.
Dans non (fig. 200) on constate l'affaiblissement de la finale, qui se trouve souvent.
Polysijllahes
Nasalité qui n'est pas due à l'influence de la nasale
Consonnes initictles
La résonance qui a été constatée par les monosyllables existe également ici, mais la nasalité remarquée dans Dozzina (fig. 193) est moins commun et cet exemple de la tendance suffira.
Fine (fìg. 201) montre une forte nasalité sourde qui accompagne la fricative, et il est par son influence que la
fi ni