FIG. 201 F
voyelle qui suit reçoit une certaine nasalité pendant la première partie de sa durée.
Consonnes médiales
C'est surtout r qui est nasale dans cette position, l l'est moins fréquemment. Ceci est vrai de toutes les prononciations sauf celle de C. Cette nasalité est si claire que chaque roulement y est nettement distingué, comme le montre aprile (flg. 202). On remarquera aussi la résonance qui
persiste pendant tout le mot, sauf l'occlusion sourde de p. Dans essere (fìg. 203) ?- n'est pas roulée, et en conséquence la ligne du nez est très régulière.
Voyelles initiales, La voyelle initiale est souvent très nasale Aprile (fìg. 202)
et essere (fig. 203) accusent très nettement la nasalité qui se retrouve dans des mots tels que appena, attendo, aclden-
FiG. 203 A
h'o, aggettivo, tandis que la résonance existe dans evviva
et arrosto. On constate que cette tendance est plus forte
avant les occlusives qu'avant les fricatives, et avant les
doubles qu'avant les simples. Mais si la nasalité existe
dans Tinitiale de essere^ il faut Tattribuer à la force expira-
toire et non pas au fait quelavoyellecst tonique, ce ({ui tiendrait plutôt à conserver à la voyelle sa qualité buccale, comme Ml le verra dans amo (fìg. J^Oi) où il y a même un minimum de résonan- FiG. 204 A ce, malgré le voisinage
de la nasale. Ceci se constate aussi dans hanno {A), où la voyelle tonique se trouve dans une syllabe fermée par une nasale.
Dans essere (fìg. 203) la nasalité croit en même temps que le degré de fermeture de la consonne, jusqu'à Tachèvement de son articulation. Alors comme la force du souffle diminue pour s'adapter aux besoins de l'articulation, la nasalité devient une résonance qui disparait avec les vibrations laryngiennes. Gela montre que le synchronisme entre les divers mouvements qui concourent à produire la
parole n'est pas absolu. Pour e on a besoin d'un volume considérable de souffle ; avec la fermeture de ss, ce volume ne peut s'écouler assez vite, et par suite il faut qu'une partie passe par le nez. Ce phénomène se rencontre assez
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