‹ Étude sur la phonétique italienneChapitre 8 sur 25 · Z SOURD · texte numérisé non relu

Z SOURD

Articulation

A la partie antérieure de l'occlusion, cette articulation (fig. 87), a la même qualité dentale que t (fig. 35), mais le

tracé de z accuse une tendance à s'écarter des dents à gauche. Ceci est l'effet de la plus grande tension des muscles de la langue pour z dûe à l'articulation de la fricative qui suit. D'où résulte aussi le fait que la région de contact sur le pourtour des alvéoles est moins étendue que celle de t qui est plus relâché.

Tandis que la tension du contact occlusif pour z est plus grande que pour t, la tension de la fricative dans z est moindre que celle de -i (fig. 99), ce qui est indiqué par le tracé relâché de z sur les côtés du palais. Il en résultera une diminution dans la qualité sibilante de z. La même altération doit résulter aussi de la position de la pointe de la langue.

Dans s la pointe s'appuie en général contre les dents inférieures. Du moins c'est dans cette position que le son reçoit la plus grande qualité sibilante, qui toutefois n'est pas amoindrie dans ce parler. Maintenant si la pointe de la langue appuie contre les dents supérieures pour faire l'occlusion de z, elle ne peut pas s'abaisser pour s'appuyer contre les dents d'en bas en prononçant la fricative. En conséquence le son perdra beaucoup de la netteté de s.

L'occlusion est entièrement dentale, et la comparaison de la figure 88 avec celle de i(fig. 37) montre la même tension de l'articulation de z.

Dans ce sujet la pointe de la langue repose contre les dents inférieures pour s et en conséquence la qualité sibilante de son .4, sera plus forte que celle de son z où la pointe de la langue est en haut.

La similitude de l'occlusion de z (fig. 89) et de t (fig. 38) est ici bien indiquée, car les deux articulations, sont reculée au même degré. La différence dans la tension subsiste

toujours. Sur les côtés, les articulations de z et de 4 se ressemblent davantage.

Une variété intéressante se montre dans la figure 90. Le contact occlusif s'affaiblit au centre, mais il se fait toujours contre les dents. La prononciation fricative n'est pas encore arrivée.

Cet afïaiblissement du contact occlusif est favorable à la comparaison avec l'articulation de .i. Ni en avant ni sur les côtés les articulations ne se ressemblent. Toutefois la différence de position de la langue (qui est en bas pour ó) produirait une différence sensible dans le son.

L'occlusion est plus complète que pour D, mais la tendance fricative reste toujours, comme le montre la fig. 9L

Dans la position de la pointe de la langue qui est soulevée au-dessus des dents inférieures, et dans Tarticulation même, se voit une ressemblance entre la fricative dans z et Ó.

Souffle et Larynx

Zio (fig. 92) présente un bon type de l'initiale. L'explosion n'est pas aussi longue que celles des explosives simples, à cause de l'articulation de la fricative, qui empêche la libre sortie du souffle. Nous avons déjà vu z 10 le même phénomène pour

l'iG. 92 A deux parties de l'ar-

ticulation sont bien claires. La force de l'explosion disparaît bientôt, et il y a un arrêt momentané du mouvement

ascensionnel qui marque la séparation entre rocclusive et la fricative.

Le même arrêt se voit dans senza (fig 217), mais dans ce mot l'explosion est minime. La fricative commence graduellement mais elle devient plus forte, ce qui est une conséquence de l'ouverture de la bouche pour la voyelle, et qui permet à Tair sourd de s'échapper en masse. Alors le levier tombe avec le commencement de la voyelle.

Dans quelques cas Texplosion est aussi brusque que celle d'une occlusive simple pendant la première partie du son. Mais elle n'arrive pas à son développement entier, à cause de la fricative.

L'action de la consonne double ne diffère pas de celle de la simple, sauf que l'occlusion est plus longue, ce qui renforce l'explosion en général. Le type trouvé dans senza ne se rencontre jamais.

Zio (fìg. 93) montre le type général de celte consonne pour B. L'explosion brusque a disparu et on voit la courbe graduelle qui indique la fricative.

En outre on rencontre les mêmes variétés que

Le seul type qui existe dans ce parler est celui de zio (lig. 92 A), mais il n'y a pas d'arrêt, et la progression est uniforme.

Ce son présente les mêmes varictcs que nous avons reconnues pour A.

zio FIG. 93 B

pour A,

— ri —

Il n'y a qu'un type, celui de B, mais où l'explosion est plus brusque, comme dans C.

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