Z SONORE
Articulation
Le contact occlusif pour ce son est la même que pour la variété sourde, mais la langue a moins appuyé contre le palais en arrière.
Les mêmes faits se constatent pour B.
Ici le contact occlusif s'avance vers la position dentale. L'articulation est plus ouverte sur les côtés.
Il n'y "a plus de trace de la tendance fricative dans le contact occlusif.
Les articulations sont identiques à celles de z sourd.
Souffle et Larynx
Comme partout pour les sonores, les vibrations laryngiennes commencent bien avant l'explosion.
La structure de ce son est parfaitement montré dans dozzina (fig. 46), où le redoublement de la consonne la fait sauter aux yeux. Après 1 occlusion qui est complète, l'explosion est sensiblement aussi forte que celle de d. La fricative commence alors, et son resserrement se traduit par le peu d'amplitude des vibrations dans le souffle. Puis vient une seconde explosion qui amène la voyelle. Il n'est
pas commun de trouver ce son enregistré si parfaitement.
Il faut noter que l'explosion de la sonore est plus brusque que celle de la sourde, contrairement à ce qu'on pourrait attendre. Il ne s'agit jamais de la prononciation notée dans senza (fìg. 217). Ceci correspond à ce que nous avons remarqué dans l'articulation de D, où le tracé de la sourde accusait une tendance fricative.
Parmi les autres prononciations, le seul fait exceptionnel est la surdité dans le parler de C.
Ici l'initiale a une explosion tout à fait sourde, qui ne difïère de z sourd que parce qu'elle n'est pas suivi d'air sourd. Dans les médiales elle devient sonore.
Résumé
L'étude de ces deux variétés montre bien les nuances très nombreuses qui peuvent exister dans les prononciations du même son par des individus différents. Et même je n'ai pas indiqué les nuances les plus délicates, car le cadre de mon travail ne s'y prêtait pas.
Mais le type général se dégage assez bien. A l'occlusive plus nettement articulée que f, mais présentant la même position articulatoire et par suite une identité plus ou moins complète, se joint une fricative qui est moins sibilante que s.
La fricative dans z sourd n'est que prépalatale, tandis que la qualité propre de s vient de son frottement contre les dents, ou contre les alvéoles dans l'articulation la plus relâchée. 11 y aura, donc, une perte considérable de la qualité sibilante de la fricative de z sourd. Bien entendu les deux articulations se mêleront quelquefois, Tune s'avançant, l'autre reculant, mais il y a entre elles une différence fondamentale qui mérite d'être établie.