MÉMOIRES DE M. SCHIAPARELLI
41.— La note sur la probabilité des comètes hyperboliques publiée par M. Schiaparelli, à la suite de son mémoire Sulla relasione fra le comete le stelle cadenti ed t meteoriti, peut être divisée en deux parties; la seconde partie renferme les remarques sur le calcul de Laplace que nous venons de développer en détail, dans la première la question des comêtes hyperboliques est traitée par une méthode ingémieuse qui tient compte du mouvement du Soleil, mais l’anteur se contente d’une exposition géométrique el ne réduit pas les résultats en formules. Comme c'est avec l’aide de cette méthode que nous traiterons le problème, je me contente ici de la mentionner.
Dans une seconde note publiée dans les Æendiconti del Reale Istituto lombardo, série 11, t. vu, M. Schiaparelli fait remarquer que la conclusion finale de Laplace est justifiée avec les hypothèses
admises, c'est ce que nous avons dit n° 10. Enfin dans le Bulletin -
astronomique, t. VU, p. 285, il a rappelé ces deux notes et énoncé les propositions suivantes :
Si l'on suppose que toutes les valeurs des vitesses absolues des corps répandus dans l’espace sont également probables depuis zéro jusqu'à une certaine limite U et que le Soleil est animé d’une vitesse
x br
propre H, alors pour les comèêtes qui approchent du Soleil à une distance moindre qu'une certaine limite fixe :
1° Les hyperboles seront la forme la plus fréquente des orbites, elles seront d'autant plus prédominantes que la valeur de H sera plus grande.
2° Les hyperboles dont le demi grand axe a pour valeur = seront plus probables que toutes les autres formes ; elles donneront pour ainsi dire la forme typique ou la forme moyenne des orbites.
3° Les asympiotes de la branche descendante de ces hyperboles ne seront pas uniformément distribuées autour du Soleil ; il y aura dans la direction de l'apex du mouvement solaire un maximum de fréquence d'autant plus prononcé que la vitesse H sera plus considérable.
Nous verrons dans la suite que ces propositions s'accordent avec nos résultats. Cependant nous serons amenés (n° 28 et 50) à modifier la seconde.
La principale conclusion des mémoires de M. Schiaparelli peut être énoncée ainsi :
Si les comêtes que nous voyons ne donnent que trés peu d'exemples d'orbites hyperboliques, il faut en conclure, lorsqu'on tient compte du mouvement propre du Soleil, que le mouvement des comètes relativement au Soleil est très petit pour toutes celles qui sont répandues dans l’espace, ce qui les distingue des corps appartenant au système des étoiles.
Nos calculs confirmeront cette conclusion.
MÉMOIRE DE M. SEELIGER