Maurice Block. Statistique de la France comparée avec
les divers pays d'Europe. Tome I. p. 67,68,
mm
naissance de l’enfant n’est le plus souvent qu’un acheminement à la légitimation par mariage subséquent.
Cette proportion considérable des naissances illégitimes comparée à celle de la France, devient moins probante encore si l'on songe que l’organisation de la prostitution qui existe chez nous, n’existe pas dans les pays cités par M. Cazot; et l’on sait, qué rien n’est moins fécond que la prostitution (1).
En un mot; ce n’est pas tant le nombre dés enfants nés hors mariage qui est instructif; c’est celui des enfants sans père, et c’ést quant à ce nombre surtout, que la France a pris sur les nations admettant la recherche de la paternité une écrasante et déplorable avance. 4
D'ailleurs, M. Cazot eut-il raison, il resterait encore pour nier le bon effet sur les mœurs de l’article 340, les avortements, les infanticides, l'abandon des enfants naturels, leur proportion énorme dans le nombre des jeunes détenus et des malfaiteurs.
À tout cela, M. Cazot na rien répondu.
Apparemment, n'avait-il rien à répondre ?
Le second argument donné par les rédacteurs du Code à l'appui de la prohibition, est l’impossibilité de la preuve.
C’est le motif donné par le premier Consul au Con-
seil d'Etat, repris ensuite par Duveyrier après que