Contancin : Le cancer expérimental
circulation est plus abondante et la fonction plus active. Double constatation qui peut se réduire à cette formule plus simple.: un néoplasme donné est dé autant plus malin que le terrain ou il végète reçoit une quantité plus grande d'éléments nutritifs.
Or, nous savons que la matière glycogénique en est l’un des plus importants. La théorie de Brault et la mienne se prêtent donc ici un mutuel appui, dans une même explication clinique. Mais ce n'est pas tout.
S’il est vrai que les organismes (ou les organes) bien nourris favorisent le développement rapide du cancer, les êtres affaiblis par beige ou la maladie doivent en conséquence se prêter moins facilement à la formation ou tout au moins à la malignité du cancer. Or, nous savons que le cancer est en effet moins fréquent chez les tuberculeux que chez les arthritiques, que, réciproquement, la tuberculose est plutôt rare chez les cancéreux1 2 3 *, et, enfin, que sur le vieillard dénutrifié, l’évolution néoplasique affecte le plus souvent une forme torpide.
Mais ces faits pouvant entraîner d’autres explications aussi rationnelles, nous chercherons dans les rapports du cancer et de la glycosurie un argument d’une valeur moins discutable.
En effet, si nous savons que l’invasion néoplasique — et c’est une autre conséquence obligée de notre hypothèse — a une tendance à être plutôt aggravée dans le diabète prospère5, elle produit sur les diabétiques cet effet très intéressant de diminuer la glycosurie , comme si la tumeur absorbait une partie des hydrates de carbone de l' économie* .
Un tel fait clinique prend ici l’importance et la force démonstrative d’une véritable contre-expérience de laboratoire.
Qu’on n’y oppose pas que certaines pyrexies produisent parfois le même résultat, les pyrexies ayant justement cette action de brûler les éléments hydrocarbonés de l’organisme. Et ceci nous