‹ Étude sur la régression spontanée ou provoquée du cancer et ses causesChapitre 3 sur 6 · Ci. aude : Cancer et tuberculose. Paris · texte numérisé non relu

Ci. aude : Cancer et tuberculose. Paris

2. Voir Gilbert et Emile Weill : Soc. de Biol., 3 déc. 1898, et Kappler : Thèse, Paris, 1898.

3. Boas, cité par Richardière et Sicard, dans le Traité de Brouardel et Gilbert ,

article des « Maladies de la nutrition ».

conduit à parler des effets connus de la fièvre sur l’évolution du cancer. D’après ma théorie, tout ce qui détruit le glycogène organique, ou F utilise ailleurs que dans la zone d’envahissement cancéreux, doit être pour celui-ci une cause d’arrêt ou de régression. N’est-ce pas, en réalité, ce qu’on a eu l’occasion d’observer dans les états fébriles?

ce

Voici, dans cet ordre d’idées, ce que nous dit Léon Bérard 1 : <( Les traumatismes indirects, dans des cas de cancer du sein « et de la langue, auraient fait disparaître les douleurs, tari les « sécrétions et les hémorragies, réduit le volume des ganglions « pendant plusieurs mois. Dans ces cas , pour Vidal , l'amèlio- :< ration aurait été due à /’ hyperthermie citotoxique déterminée par la résorption des éléments cellulaires qu'avait détruits le c traumatisme . Ces résultats sont à rapprocher de certaines rétrocessions du cancer observées sous C influence des pyrexies médicales , de l' érysipèle, de la radiothérapie. »

Cette influence heureuse des pyrexies sur le cancer, Vidal2, qui l’a étudiée et mise en évidence, les attribue « peut-être » « a la destruction leucocytaire que provoque l’hypei thermie et qui peut mettre en liberté des substances nuisibles aux cellules plus fragiles ». — C’est par cela qu’il explique les bons effets de certaines méthodes dites sérothérapiques (tels, par exemple, le sérum de Hier3, fait de sang hétérogène, et celui de Coley4 5, composé de toxines microbiennes associées), dont l’action lui paraît surtout naître des phénomènes fébriles qu’elles déterminent.

Les recherches de Pierre Delbet8, sur ce sujet, l'ont conduit à des conclusions analogues. Il voudrait qu’on pût maintenir un certain temps au-dessus de 40 degrés la température des cancéreux, et c’est lui qui aurait provoqué les recherches

1. L. Bérard : Traumatisme et cancer (. Rapport à la deuxième conférence in 1er nationale du cancer. Paris, 1910).

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