‹ Étude sur la régression spontanée ou provoquée du cancer et ses causesChapitre 4 sur 6 · Pierre Delret : Loc. cit · texte numérisé non relu

Pierre Delret : Loc. cit

conlirmatives de Vidai sur Faction des pyrexies dans le cancer.

L’influence heureuse de Fhyperthermie ne paraît donc pas douteuse. Or, le propre des élévations thermiques est d’activer les échanges chimiques, et nous savons quelle consommation d'éléments hydrocarbonés fait un fébricitant. N’est-ce pas là une preuve de plus en faveur de ma Ihèse?

Les expériences de Borrel1 établissant qu’au-dessus de 37 degrés le pourcentage des succès de greffe, chez les souris, va en diminuant, et celles de Jensen2 et de Lœb3 qui placent entre 43 et 46 degrés le degré thermique nécessaire pour l’avortement certain de l'inoculation, sont de même ordre et comportent les mêmes déductions.

Mais, en dehors des pyrexies naturelles ou provoquées, d’autres méthodes ont donné contre le cancer des résultats momentanés ou durables.

Je n’insisterai pas sur la proportion supérieure de succès que certains attribuent, contre la chirurgie actuelle, à l’ancienne chirurgie, celle qui ne réparait pas immédiatement ses brèches et laissait pendant longtemps de vastes plaies suppurantes se fermer peu à peu.

Il n’en est pas moins intéressant d’avoir entendu naguère le professeur Labbé4 répéter ce que Thiéry5 6 avait soutenu plus d’un an auparavant à la Société de Chirurgie, devant un auditoire du reste hostile, que cette chirurgie d’autrefois donnait des cures plus durables que les belles autoplasties d'aujourd'hui. En l'attribuant à d’autres causes, Korteweg, dans son rapport sur la thérapeutique chirurgicale du cancer, semble constater le même fait".

Mon incompétence personnelle sur ce sujet spécial ne me permet pas de prendre parti dans la querelle, mais si la chose

Page 1