rSolice sur Cicéron , dans la Biographie universelle
s'enchaînent les propositions et les développements est souvent peu satisfaisante.
Cependant, entre tous ses ouvrages, la Rhétorique est le plus lucide. Les trois livres qui la composent sont parfaitement à leur place, et dans chacun d'eux il y a un plan général très-régulier. Rien de plus facile à faire que le sommaire de l'ouvrage. De la çhélorique en général; de l'argumentation ; moyens d'argumentation particuliers à chaque genre; genre délibératif ; genre épidictique; genre judiciaire (parmi los moyens qui se rapportent à ce dernier genre , est comprise l'élude des passions et des mœurs\ Moyens qui conviennent également à tous les genres : l'exemple, l'apologue, la sentence, l'enlhymème (lieux communs pour Tenlhymème). De Télocution ; des éléments du style; des qualités du style ;'des traits brillants : des divers genres de style. De la disposition et des parties du discours ; exorde, narration, contîrmalion , péroraison.
Ce n'est donc que dans l'exposé des détails qu'il se trouve de la confusion et du désordre , mais cela arrive assez souvent. Il est difficile d'en donner des exemples , car il est à craindre que l'exposé de cet embrouillement de mots et de pensées ne soitlui-mêmu embrouillé. Mais qu'on relise les divers endroits où Aristole parle de ce qu'il appelle to viOoç ou Ta viOr,, on le trouvera trés-confus. Ici (I, 2) il annonce comme le second des trois moyens de persuasion, l'emploi des mœurs oratoires, r.ôo; , et comme le troisième , celui des passions , 7:à6/i. Là (II, 1), exprimant ;. peu près les mêmes idées, mais dans d'autres termes, et sans se servir du mot rfioç, il ne dit que quelques mots des mœurs oratoires , et passe à l'étude des passions. Puis tout a coup, un peu
plus loin (11, 12), ayant fini cette étude , et quand on n'attend plus rien , il continue sans aucune explication: Quant aux yîÔt) , etc. , ei il décrit les mœurs des jeunes gens, des vieillards, etc., ce qui est tout autre chose que les mœurs oratoires. Ce n'est pas tout; il comprend cette fois dans les rM les 7raO-/î comme n'en formant qu'une partie (première phrase du chap. 12). Je sais bien qu'ici il n'y a au fond aucune confusion dans les choses , mais il y en a beaucoup dans l'expression. J'en dirai autant du mot £vO'J|jt.-/;uLa, et des divers sens qu'il lui donne, ou qu'il a l'air de lui donner ; quelquefois il semble qu'il ne mette entre le syllogisme et l'entliymème d'autre différence que celle de la forme , tenant à une proposition ou exprimée ou sous-entendue. Ailleurs il paraît , et c'est bien certainement sa pensée , qu'il oppose ensemble . sous ces deux noms , deux sortes de raisonnement qui diffèrent essentiellement et en principe.
Tout le second chapitre du premier livre est trèspénible à déchiffrer. La distinction de l'etîco;, du Gyi{jt.£rov, du T£y«ar;Gtov, n'est pas plus nette que celle du syllogisme et de l'enlhymème. Je ne pourrais le faire bien voir qu'en le traduisant; mais à quoi bon traduire des choses aussi peu satisfaisantes?
Au commencement du chapitre 5, Aristole dit que le but de tous les hommes, c'est le bonheur, vi eù^^at- [xovia, et ses différentes parties : c'est par la considération des choses qui nous approchent du bonheur ou qui nous en éloignent , qu'on déterminera nos résolutions ; c'est donc ce qu'il faut étudier tout d'abord. En effet, il commence par définir le bonheur en général, et il fait celle définition de quatre manières ; puis il recherche
les divers élémcnls dont le bonlieur se compose, el les Jéfinit aussi successivement. C'est la naissance , la forlune . une longue vie : c'est d'être heureux en enfants et en amis ; ce sont les qualités du corps, santé, beauté . force ; celles de l'âme , sagesse, justice , courage, modération, etc.; cela remplit plusieurs pages. Puis, au chapitre G . tout recommence , on remonte de nouveau au principe. Cette fois, ce n'est plus le bonheur, c'est l'utile ou le bien . -ô cu(.^éfov , -rô «^aOrW. Suit une délmition très-savanle de ce qu'il faut entendre par le bien, et des idées particulières comprises sous cette idée générale. Voici , continue Arislole, les différentes espèces de biens. D'abord le bonheur, -i eù.kiaovia. Puis la justice, le courage, la modération et les autres vertus. Ensuite la beauté, la force, et les autre, qualités du corps. Après cela les amis , la fortune , la réputation , etc. On voit que le chapitre qui précède est comme non avenu : tout ce qu'il contient est repris ici, plus brièvement, il est vrai , mais non pas sous la forme d'une récapitulation. Ce sont des définitions nouvelles, des distributions nouvelles aussi ; ce qui tout à l'heure était le tout , n'est plus maintenant que la partie; en un mot, les deux chapitres paraissent tout à fait indépendants l'un de l'autre; il semble qu'on ait mis le second dans ui» cahier , longtemps après y avoir mis le premier, et sans prendre la
peine de le relire.
Je ne donnerai pas d'autres exemples ; en voilà assez pour faire comprendre le défaut que j'ai signalé. Mais que conclure de tout cela? Faut-il reconnaître que cet Arislote , tant célébré comme le premier logicien du monde et comme l'esprit le plus scieniiûque, était uu philosophe sans méthode? Ce mot do mélhode pourrait
nous troiuper. li si<,^ni«ie la roule; mais il faut dislioguer la roule par hiquelle les penseurs vont à la découverte <Ie la vêri(é, de celle par laquelle un maître conduit ses élèves à travers les vérités une fois trouvées. Il y a une mélhode pour Tinvenlion ; il y en a une pour renseignement; c'est la dernière qui manque trop souvent dans Aristole. Quant à la mélhode pour découvrir, qui l'a possédée mieux que lui? et où paraît-elle mieux que dans la Rhélorique? Quoi de plus véritablement philosophique que cette recherche des différents motifs par lesquels Torateur peut nous conduire, et que la réduction de ces motifs à trois idées principales sur lesquelles por(e lout discours public? Rien certainement n'est plus lumineux , rien n'éclaire davantage le travail caché que l'éloquence fait dans nos âmes. La confusion dans Aristote est toute extérieure ,- c'est celle d'une pensée qui se produit au dehors avec la même liberté qu'elle se présente à Tentendemenl ; c'est une insouciance de la forme , qui marque un esprit toujours impatient d'aller au fond, et qui n'a pas de temps à perdre. Elle ne saurait cependant être approuvée. La clarté de l'expression est utile au maître comme aux disciples, car elle Toblige à ne rien dire sans être sûr de ce qu'il dit. Je ne doute pas que la Métaphysique , par exemple, si elle était plus claire, ne gagnât aussi en solidilé, et même en profondeur. Mais en même temps je me persuade que si Aristole s'était astreint à composer, sur chacun des objets de ses études, un traité bien ordonné, sa merveilleuse activité n'aurait pas suffi à écrire seulement la moitié de ce qu'il nous a laissé d'ouvrages. S'il s'est trouvé un homme chez les anciens pour professer la science universelle, c'est qu'il n'avait aucun des em-
(iO barras que la science traîne après elle aujourd'hui : et ce n'est pas le moindre de ces embarras que de conserver toujours la netteté des termes , reuchaînement naturel des propositions , et la proportion dans les dê- \eloppements.
Venons aux sublililês d'Aristote. La subtilité est le \ice radical des Grecs ; leur finesse dégénère en raffinement, leur vivacité en intempérance. Poètes , orateurs, philosophes, tous abusent du raisonnement et de l'analyse ; sous un sentiment très-vrai . sous uu parfait bon sens, on aperçoit chez eux des curiosités de dialectique ou de langage qui ne semblent pas sérieuses. Dans Platon même et dans Aristole il y a déjà quelque chose des sophistes byzantins. Et il n'est pas inutile de remarquer combien le Jâm Platon, orateur et poêle autant que philosophe, est plus subtil encore et plus ergoteur qu'Aristote, ce génie analyste et dialecticien.
J'ai déjà signalé ces quatre délinilions du bonheur formulées coup sur coup dans une même phrase. C'est dans le même chapitre chap. 5) que l'auteur, nommant la force corporelle, îcyù;, parmi les éléments du bonheur, s'exprime ainsi mot à mot : « La force est la face culte qu'a uu homme d'en mouvoir un autre comme il « veut; or, il ne peut le mouvoir qu'en le tirant , ou « en le poussant , ou en le soulevant , ou en le faisant u plier, ou en l'écrasant : l'homme fort sera donc fort « par toutes ces facultés ou par quelques-unes. » L'idée de la taille , (xeyeOo; , et celle de la vitesse , Ta/oç , ne sont pas moins singulièrement analysées.
Mais pourquoi tout cet appareil de déûnitions laborieuses? pour rien autre chose, je [lense, que pour
avoir le plaisir de définir. Ce sont des articles de dictionnaire que le philosophe s'amuse à rédiger chemin
faisant.
Passons à des choses plus intéressantes, à des analyses d'idées. Qu'est-ce que le bien (chap. 6) ? C'est ce qui est désirable pour soi-même; Ce pourquoi nous recherchons autre chose; Ce qui est désiré de tout ce qui existe, ou de tout ce qui a la pensée et le sentiment, ou de ce qui viendrait à les avoir ; Ce que l'esprit de chacun lui présente comme un bien ; car en chaque . chose , ce que l'esprit de chacun lui présente comme un bien est en effet un bien pour lui ; Ce dont la présence nous rond contents et satisfaits; Ce qui se suffit ; Ce qui produit ou ce qui conserve tout cela; Ce que tout cela accompagne; Ce qui empêche le mal contraire ou le détruit. Mais une chose en accompagne une autre de deux façons; ou elle vient en même temps, ou elle vient à la suite : ainsi, savoir vient à la suite d'apprendre, se bien porter et vivre vont ensemble. Une chose en produit une autre de trois manières; par exemple , se bien porter produit la santé, prendre des aliments produit la santé, faire des exercices produit aussi d'ordinaire la santé. Cefa posé, on devra regarder comme bien l'accession des biens, ou Téloignement des maux ; car l'un a pour accompagnement la privation du mal, et l'autre a pour suite la jouissance du bien. C'est encore un bien que le remplacement d'un moindre bien par en plus grand , ou d'un plus grand mal par un moindre ; car, en ne considérant que l'excès du plus grand sur le plus petit, c'est encore là accession d'un bien ou éloignement d'un mal. — Je^ne fais absolument que traduire.
Il est ililficilo de ne pas être rebuté pnr ronlasseiiieiU (Je tant de propositions abstraites; et, parmi ces équations, il y a des identités qui ne semblent pas apprendre grand'cbose. Qu'on lise encore ces définitions , au commencement du cbapitre 7 de la Rbétorique : Disons qu'un objet est plus grand qu'un autre quand il contient Téquivalent de cet objet, et quoique cbose au delà; qu'il est plm petit . quand il y est contenu. On se sert des termes plus grand , plus, par rapport à ce qui est moindre; des termes grand, petit y beaucoup , peu . par rapport à la mesure générale des choses : ce qui est au delà de celte mesure est grand , ce qui reste en dec i est petit; de même pour le peu et le beaucoup. — Tout cela est parfaitement juste ; c'est le fondement de toutes nos idées sur les nombres et sur les grandeurs ; c'est sur ces principes que reposent l'addition et la soustraction : mais l'orateur, que tirera-t-il de tout cela, et quelles ressources pour la persuasion trouvera-t-il dans ces axiomes?
Disons qu'Aristote , au moment où il écrivait ces choses, oubliait l'orateur et la rhétorique, pour se laisser aller au plaisir d'analyser une idée abstraite, ou de déterminer la compréhension d'un mot. U définissait , divisait et distinguait, non parce qu'il était besoin de le faire , mais parce que cela donnait un exercice et une satisfaction à la faculté dominante de son esprit. Quand les Grecs eurent commencé à apercevoir le mécanisme du raisonnement et du langage , ils le trouvèrent si curieux , ils furent si épris de leur découverte , qu'ils le firent jouer à tout propos, comme un enfant qui possède une montre pour la^ première fois la fait sonner toute la journée.
Qu'on se reporte doue aux dialogues de Platon , qu^on y écoute Prodicus discourant, et s'iulerrompant à chaque parole pour marquer la différence entre deux synonymes ; qu'on suive dans tous ses détours la dialectique de Socrate, aussi sophisliqirG souvent que celle des sophistes ; qu'on essaye de comprendre le Parménide, et quelques dialogues qui sont également sans conclusion, à mon avis, et qui ressemblent à des opérations d'algèbre faites sur une formule première dont les signes n'auraient pas de signification; on saura jusqu'où la pensée peut se laisser entraîner par les mots; on jugera qu'Aristote, en comparaison , est bien sobre et bien raisonnable. Mais laissons Platon, et ces questions abstraites de métaphysique ou de logique , où les subtilités viennent se placer, pour ainsi dire, tout naturellement. Prenons Thucydide, un historien, un homme de guerre, qui ne traite que des affaires et des évéjp^^menls publics, et qui ne fait parler que des politiques ; le cours de son éloquence u'est-il pas comme encombré par les définitions, les distinctions, les oppositions, tous ces produits laborieux de l'analyse du langage? On sait qu'un défaut frappant dans le dialogue des Tragiques est que leurs personnages raisonnent trop souvent et trop savamment. Et certainement on n'a jamais argumenté avec plus de précision et de rigueur sur les bancs d'une école, que ne font la plupart des personnages d Euripide dans ces scènes où il met aux prises deux adversaires , pour toucher le spectateur par un combat de raisonnements encore plus que de passions. ,
Ces rapprochements peuvent servir d'abord à expliquer la manière laborieuse et subtile d'Aristote dans
certains passages tels que ceux que j'ai cilés. Mais ils répondent aussi au reproche général qu'on a fait à la Rhétorique d'être sèche, aride et difficile à lire. Chez un peuple dont l'esprit curieux se plaisait à suivre les circuits de l'ironie socratique, et s'amusait au théâtre à voir en scène, pour ainsi dire , des syllogismes et des dilemmes, un ouvrage didactique poiivait-il avoir une forme trop sévère? N'était-ce pas un mérite à Aristote d'épargner les mots , et de mettre dans chaque ligne une ohservation, une réilexion, un précepte? — Mais il y a des remarques sans application , des analyses sans résultat. — Je les ai fait voir, et je ne prétends pas les justifier toutes. Mais, pour quelques unes du moins, ne peut-on pas soutenir, que, tout inutiles qu'elles sont dans la pratique, elles ont cependan! quelque intérêt pour Tesprit, et que le philosophe serait fâché qu'Aristote ne les eût pas faites? IVe nous accoutument-elles pas à démêler nos idées? N'ont-elles pas celle utilité générale de donner à Tintelligence une finesse et un(» étendue qui feront en mainte o-ccasion sa supériorité? Et n'en serait-il pas de ce luxe philosophique comme de certaines parties des sciences mathématiques, qui ne semblent d'abord que des curiosilés difficiles, et où on croit que l'esprit dépense ses forces sans profit , mais où au contraire il les nourrit et les augmente, et d'où même il peut sortir un jour, grâce à un hasard heureux, quelque application inattendue?
Ces analyses d'Aristote, que j'ai considérées jusqu'ici philosophiquement, présentent une autre espèce d'intérêt, quand on les étudie en ce qu'elles ont d'historique, c'est-à-dire quand on y cherche la trace des idées et des
habitudes du temps. Je suis déjà entré dans cette vue pour me rendre compte de la sévérité avec laquelle Aristote renferme l'éloquence dans la preuve , et pour m'expliquer sa division célèbre des trois genres du discours. J'ai indiqué ces recommandations du quatrième chapitre, où il appelle l'attention de Toraleur sur tous les objets qui intéressent un peuple libre. En critiquant ces définitions longuement étalées de la force ou de la beauté du corps, de la taille, de la vitesse, je me rappelle les quatre grands jeux où Ton déployait ces dons, et les odes où les chantait Pindare. Il n'y a qu'un Grec qui ait pu songer à faire entrer dans Ténumération des biens désirables à l'homme ce qu'Aristote appelle la vertu agonislique, précieux composé de la taille, de la vitesse et de la force. Tout ce chapitre (chap. 5) est plein de détails où se marque un sentiment tout païen de ce que valent les avantages de la chair et du sang, les présents de la nature ou de la fortune. Cette noblesse d'un peuple qui se vante d'être né du sol, aÙTo^ç^Ôwv , n'y est pas oubliée; et comment le serait-elle , quand tous les orateurs atliques répètent et développent continuellement cet éloge? Celte iroXuTcxvia , nom intraduisible pour nous, est souvent célébrée aux temps antiques : c'est cette couronne d'enfants dont parle lÉcriture : Environné d'enfants , soutiens de ma puissance, dit Aman dans son orgueil. Mais ce n'est pas assez, pour un État comme pour un homme, d'avoir des enfants nombreux, s'ils ne sont accomplis : et cela , continue Aristote , je le dis des femmes comme des mâles ; car là où les femmes ne sont pas ce qu'elles doivent être, par exemple à Lacédémone, on peut dire que l'État n'est prospère qu à moitié, (r^eJov xoltol to ripcu oùx eOSai|j!.ovoOTi. Cette
GG phrase est de IMaton M mais le dédain de rantiquité pour les femmes ne paraît-il pas dans la peine même que prend la philosophie, pour établir qu après tout elles forment dans la société une moitié, qui doit être comptée aussi bien que l'autre?
Voyez comme il insiste sur la propriété, sur ses formes diverses, sur les différentes conditions qui en changent la valeur; comme il appuie sur ces honneurs extérieurs dont les anciens étaient plus prodigues encore que les modernes, panégyriques en vers et en prose, récompenses en terres ou en présents, préséances, tombeaux, statues, repas du Prytanée, sacrifices, adorations. Le temps n'est pas loin que les Athéniens élèveront dans leur ville trois cent soixante statues à Démétrius de
Phalère.
Ce même philosophe qui s'écriait un jour : « Mes amis, il <i n'y a pas d'amis ^î » compte cependant parmi les biens de la vie le grand nombre des amis, ro'X-j^iT^ia. C'est qu'il entend par là ces associés à l'aide desquels on fait son chemin dans la vie, ces instrumeuLs qui procurent, comme il dit plus loin, tant d'avantages, 91)^0; iroiviTtxh T^rjXkCùy. C'est cette r.okuoaioL que Cicéron a en vue dans plus d'un endroit de son traité sur l'Amitié; c'est à quoi pensait Horace quand il dit que l'âge mûr est le temps où l'on se fait des amis, (juœrit opes et amtcitias.
Il est curieux de voir Aristole compter au nombre des biens la bonne chance, eùrj/ia (chap. 5;. C'est bien le sens de ce mot ; il l'explique par l'exemple d'un homme qui trouve un trésor que nul autre n'avait aperçu ; ou