‹ Étude sur la simplification de l'orthographeChapitre 10 sur 58 · VOYELLES ORALES · texte numérisé non relu

VOYELLES ORALES

§ 89. 11 ne faudra pas s'étonner si, traitant des voyelles, j'omets de parler des diphtongues. Elles seront passées sous silence par l'excellente raison qu'elles n'existent pas, notre langue les ayant toutes perdues depuis longtemps. Ce qu'on appelle parfois encore de ce nom, mais à tort, ce sont uniquement des groupes de lettres exprimant soit un son vocalique simple (ai, eu, au), soit une voyelle accompagnée d'une consonne que l'écriture note par un caractère vocalique; ainsi dans roi, oui, puis, pied, les groupes oi, oui, ui, ie, représentent respectivement ou consonne + a, ou consonne + i, u consonne + 1, t consonne + e. En un mot, il n'y a plus chez nous de diphtongues que pour l'œil. Les polygrammes auxquels on a con serve cette désignation sont de simples survivances scripturales d'origine historique et remontant à une époque où la langue parlée possédait de véritables diphtongues, voire des triphtongues : ici, comme en maint autre endroit, la prononciation a changé, la graphie est restée.

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