‹ Étude sur la simplification de l'orthographeChapitre 26 sur 58 · L. gabelle · texte numérisé non relu

L. gabelle

prov.

gabela

allègre

lat.

alacrem

pelle

pala

chandelle

candela

cruelle

^crudalem

tutelle

tutela

querelle

querela

séquelle

sequela

voyelle

vocalem

hallebarde

helmbarte

allemand

akmann 2

salle (vfr. sale)

germ.

sal

allonger

det long

M. comme (vfr. com)

lat.

quomodo

commencer

^cuminitiare

somme

*sauma p. sagma

sommier

*saumarium p. sagmarium

fKmme

pâma

pommade

it.

pomata

pommeau

vfr.

pom

^ Les mots en a- suivi d'une consonne double (ce, /f, 11^ etc.), dont le mode de formation a été donné au § 245, 4*, sont très nombreux dans notre langue. Pour ne pas allonger inutilement cette liste, je mécontenterai d'en citer quelques-uns.

^ Alemann^ latinisé en alamannus, est devenu en vfr. aleman, d'où alemand^ puis allemand.

ennuyer

lat.

Hnodiare

couronne *

corona

monnaie

moneta

bonne

bona

âtrenne

strena

antienne

*antephona

connétable

conestabulum (b.l.)

ancienne

*anteiuna

tonnerre

tonitru

tonnei'

tonare

étonner

*extonare

donner

donare

ordonner (vfr. ordener)

ordinare

ennemi (vfr. enemi)

inimicum

honneur

honorem

occasionnel

occasionalem (h,l.)

patronne

patrona

tienne

veniat

viennent

veniunt

personne

persona

sonner

sonare

résonner

resonare

rationnel

rationalem

tortionnaire

tortionarium (b.l.)

nenni

vlr.

nen (forme affaiblie de et il

nan)

appauvrir

approfondir

approvisionner

à et pauvre à et profond à et provision

gripper

gripan

arranger arriver

à et ranger à et rive

verrou

lat.

veruculum

enverrai

vfr.

enveierai

blette

lat.

blitum

bette

beta

amulette

amuletum

^ Le redoublement des nasales m, ii^ u lieu surtout après un o ou un e, mais beaucoup plus rarement après un a.

cùnette

ht

CQUHie

earoltû

quitte

tjarroitûr.

de

fiarrot

esjj,

refjretier

tïolh.

vorbiia

ruldta mrota qutetum

grelau ^

iV. Mélange contradictoire des simples et des doubles.

§2*>0, C* acoquiner {à et voffuir}) ramkr {re H aa-oh'r)

F. aftn {{) ^\ ftn] éfanjïkr (^'eL fnujlkv)

G . agmjvr ( afifirqjatr ) L, aifmnlir (^ï et kmrti)

alvcftt {*al(f:rfîmi'H) ùHanltr {an nul lare) pnalahk (prœ et aller)

jhltUrr, de [on

ri kl ht CrHtatniîn, § i*)(î) cauU^le {cantetd] clkfitHv {crit'tKeUi} mutn {mitilum) Toaik { eocalan \ nrif\h [art] i lia) im Ifi'i' ite {i mlm iUu m ) M. bonhomie

Innoifit} Un et nom) pomohifif

accouder jd et romle)

avroter (r) el col]

affairf (à el fairt^)

effacer (r' el faer)

fff/f/mrrr (aggravare)

athufjt'r {(} ti hnfi)

allthjer {'^allcriart)

nuUUé (Ji.L nutlitaicm]

alkr

Gilh ^

falkt (id,)

moelle {mcdnlhi)

tillagc, lie rilk (villa)

tutelle {lu(ela)

néque\k {aequelo)

mufle (mullmn)

Toyelle {roealrm)

ville {filla)

im hcc i Ut l é ( im bec HUta t cm )

bonhomme

nomme

pomme (poma)

ï Q'Hi* ('(yiiiuli^^ïi e^J thi iiitnns c*>lJoquoMnetzneroi,apr^pilol,fi.PïWlsavBÎ6nl assi^niîc !i i'(^gri'iivi\ iii:iis M, llrr-îïl en u dopuij; prt>p<ïsr* une autre e?clr(^mem(^fil vralscniblfiblo, ijiu nithielii' re mol si lai. recreacere ou retncrvi?ct*rv - le verbfl ijuTiiit iltinnr najssaiict^ m un [lartîclpr recretum ou i^eitieeetuiu, fïoù le nbêU trgrei, origine di' régir lier. V. i* n? >»iijK Mèm. de ta Soc. de Ung. de Parité, t. Mfl, j>. Ii7.

^ Pour li's muls ff>rnit^s n raidi* du pn-lixe ù Tarlliographc «^^t pleine de cou- IradietUïU!* : tantôt flic ridniildr Ui eonïionne (g 24;j, 4«j, tantôt eUr* 1« laisse simple; je uie horm^ tei ù un pt^tU nomhni d'oxen^pk'^^.

'' Gitei lîst di^rivé de Gilk^ persi^nnage de rancionne: romt^die ijuî portait liae vmic: sans manclie^i.

lame (lamina) dame (domina) entamer (Hntaminare) N. caneton, de cane (germ. kahn) courtisane

canon(\i. cannone, de ca /ma «tube») canule (lat. cannula, de canna) panache (ît. pennacchio) tanin, de tan limoneux limonier timxmier cantonal national *

rational (lat. rationale) honorer ( honorare) donateur (donatorem) ordination (ordinationem, eccl.) bonifier, de bon monétaire (lat. monetarium) détoner (detonare) ^ assoner (assonare) sonore (sonorum)

femme (femina) homme (hominem) nommer (nominare) hanneton (ail. hahn) paysanne ^ canne (lat. canna) cannelle, de canne (canna) panne (lat. penna) tanner (id.)2 sablonneux citronnier canonnier ^ cantonnier additionnel rationnel (rationalem) honneur (honorem) donner (donare) ordonner (ordinare) abonnir (id.) monnaie (moneta) tonner (tonare) sonner (sonare) résonner (resonare)

1 Courtis-ane et pays-anne n'ont pas originairement la même désinence, car courtisan vient de l'il. cortigiano, tandis que paysan a d'abord été au moyen âge paisenc, dérivé de pats à l'aide du suflixe germ. -ing ; plus lard il s'est altéré en païsent, puispaïsant, pour devenir finalement paVsa7i> paysan, par substitution du suffixe an au suffixe primitif.

* Les verl)es en -onner, doublent Vn presque sans exception, mais les verbes en -tn^, -uner, ont une n simple, et il en est de même pour ceux en -aner, -ener, sauf un très petit nombre.

Tous les mots en -me ont une n simple. De même pour ceux en -ane, à part quelques-uns comme banne, canne, paysanne (v. § 249, 3' note).

3 Le suffixe -onnier est emprunté, comme le suffixe -onier, au lat. -onarium : la double nn y est inétymologique, aussi bien que dans le suflixe onnaire (§ 249), emprunté de même à -onarium. C'est, du reste, le cas pour tous les dérivés des mots en -on. Ainsi que ledit très justement Didot {op. cit., p. 31;, .ils ne desraient pas plus être écrits avec deux nn que ne le sont ceux des mots terminés en -in ou -un, comme badiner, chagriner, importuner, brunir, etc.

^ Nation et septentrion sont les deux seuls mots en -ion qui ne doublent pas Vn dans les dérivés.

* Ne pas confondre avec détonner « s'écarter de l'intonation », qui est un com • posé formé à l'aide de dé- (lat. dis-) et ton.

consonance (consonantia)

coronaire (coronarium)

patronage

matrone (matrôna)

inimitié (inimicitia)

enivrer (cp. lat. inebriare) ^ P. apaiser (à et paix)

aplanir (à et plan)

aposter (à et poste)

apurer (à et pur)

attraper (à et trappe)

chape

chope (M. schoppen)

souple (lat. supplicem) R. accaparer (a.it, accaparrare) 2

araser (à et raser)

carillon (lat. ^quatrinionem)

déluré (dé et leurré)

père (patrem)

marâtre (*matrastra)

érailler (vfr. esraailler)

béret (prov. berret, dérivé de lat. birrus) T. abatagCy de abattre

bataille (lat. pop. *battalia, de battuere)

atermoyer (d et termoyer)

gratin, de gratter

atelier (vfr. astvlier, de astelle)

solbatu (p. sole-battu)

courbatu ([). court- bat tu)

téter, tétin, téton

fréter, de /rcf

sofic, de sof

/ûf/ore, de /*a/of

pataud, de pa^/c "^

consonne (comona)

couronner, de couronne [corona)

patronner

patronne (patrona)

ennemi (inimicum)

ennuyer (*inodiare)

appauvrir (à et pauvre)

approfondir (à et profond)

appontement [à et pow()

approclier (à el proche)

trappe

échapper (é et c/iape )

échoppe (id.)

supplier (supplicare)

arrhes (arrha)

arranger (à et ranger)

carrière (*quadraria)

leurrer

parrain (*patranum)

marraine (*matrana)

arrctcher(\iv. esrachier)

barrette (it. barretta, m. or.

que béret) abattoir (\d.) battre (lat. battuere)

attirer (à et tirer)

grattoir (id.)

a^(e//c (vfr. astelle)

battu

battu

tettc (gerni. titta)

fouetter, de fouet

sottise (id.)

pâlotte, de pd/ot

pattu (id.)

• ^iiirrerest un compose^ d'une formation pareille à celle de inebriare, mais il n'est pas tiré directement de ce verbe : il a été créé au moyen de en el irre.

* « Retenir en donnant dçs arrhes ».

' Patte est écrit paie dans la 6' édition du Dict. de l'Académie (1835).

discrète (lat. discreta) bette (beta)

complète, de complet blette, de blet

glouteron, de vfr. gleteron glelteron (id.)

grotesque (\i. g rottesco, degrotta) grotte (it. grotta) etc.

De même, si de complot, sanglot, sot, tripot, ou a tiré comploter, sangloter, assoter, tripoter, de garrot, grelot, on a tiré garrotter, grelotter, et, si à rot répond roter, d'autre part à flot répond flotter *.

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