‹ Étude sur la structure et les produits du Camphrier de Bornéo, ouChapitre 2 sur 13 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le camphre de Bornéo est un produit qui pénètre rarement en Europe ; et les échantillons de la plante qui le fournit ne sont g*uère plus communs; aussi ne faut-il pas trop s'étonner si une étude complète de Tarbre et de la substance qu'il sécrète n'a pas encore été faite.

Bien que, dans nos pays, ce camphre ne soit pas d'une g^rande application pratique médicale ou industrielle, il n'en est pas de même dans les lieux de production et les régions voisines. En outre, il joue en chimie un rôle important vis-à-vis de celui de Japon, extrêmement commun, et par là même bien mieux connu. Il doit donc être ir^téressant de comparer entre eux, tant les deux camphres, que les deux pjantes qui les fournissent, et voir en quoi diffère leur mode de production.

Déjà, M. le professeur Bâillon, dans son Histoire des Plantes^ a bien fait connaître rOrgpanog^raphie du

Dryobalaîiops \ et auparavant, M. le D'^Oudemans avait publié un excellent travail sur la constitution du fruit et de la graine.

D'autre part, De Vriese et Motley, après nombre d'auteurs qui n'avaient qu'effleuré plus ou moins le sujet, nous ont donné des détails précis et circonstanciés sur les pays dont le Camphrier dit de Bornéo est orig'inaire, sur le mode d'extraction du produit sécrété, etc. Il ne restait plus qu'une partie qui, jusqu'ici, avait été complètement laissée de côté, et non pas la moins intéressante, à savoir où et comment se forme le camphre dans l'arbre. Dos lors , notre travail s'est trouvé parfaitement indiqué et délimité; il revenait à faire l'étude histologique de la plante. Telle est la lacune que nous nous sommes appliqué à combler.

Mais, nous n'avons pas voulu nous borner à ce seul travail d'anatomie, et nous avons pensé qu'une étude d'ensemble, une sorte de Monog'raphie du Dryobalanops aromatica aurait quelque intérêt. C'est ainsi, qu'en condensant les observations éparses d'un g'rand nombre d'auteurs, nous avons présenté une étude complète de Thistoire^ proprement dite du Camphrier et de son produit, qu| constituera la première partie de ce travail.

Nous avons pensé que l'exposé de quelques notions de chimie et des principales réactions qui se rapportent au camphre de Bornéo, de même que l'étude de sa composition et de ses caractères physiques ne seraient pas déplacés dans ce travail et formeraient la seconde partie.

Puis, dans un troisième chapitre, nous avons réuni les principaux traits d'org^anisation qui se rapportent à la famille à laquelle appartient le Drijobalanops^ en ajou-

tant quelques particularités qui se rattachent aux espèces les plus remarquables.

Enfin, nous avons réservé, pour la quatrième et dernière partie, TOrg^anog^raphie !du Dryobalanops et la structure histolog'ique de la tige, de la feuille et de quelques autres org'anes secondaires.

Avant d'entrer en matière, nons voulons remercier publiquement les personnes qui ont bien voulu nous aider de leurs conseils ou de quelque autre manière :

M. le professeur Bâillon, dont Toblig^eance est bien connue de tous ceux qui ont travaillé dans son laboratoire, où Ton reçoit une direction aussi complaisante que sûre;

M. Fag'uet, qui a bien voulu se charg^er du dessin de notre planche, et qui, plus que dessinateur émérile, est un préparateur habile et dévoué;

Enfin, M. le D' de Lanessan, qui nous a inspiré le sujet que nous avons adopté pour notre thèse.

Plusieurs savants, français ou étrang^ers, ont bien voulu nous fournir des matériaux, pour mener à bonne fin notre travail. Ce sont: MM. Bureau, professeur de botanique au Muséum de Paris et Poisson,. aide-naturaliste, qui nous ont libéralement ouvert les cartons dé l'herbier du Muséum, pour détacher quelques frag^ments dont nous avions besoin; MM. Daniel Oliver, conservateur de Therbier des Jardins royaux de Kew et Jackson , conservateur de Therbier pratique du même Muséum, qui ont bien voulu enlever de leurs précieux échantillons quelques portions qui nous ont été de la plusg*rande utilité. D;i reste, l'empressement que mettent ces illustres savants à satisfaire aux demandes qu'on leur adresse, est bien connu de tous ceux qui

s'occupent de science; M. Suring'ar, professeur à TUniversité de Leyde, quia bien voulu nous adresser un bel échantillon de bois âg*é et un jeune rameau. M. le D'Oùdemans, professeur, et directeur du Jardin botanique d'Amsterdam, et M. le professeur Langue, directeur de l'herbier royal de Copenhag-ue, se sont excusés, par de fort gracieuses lettres, de ne pouvoir répondre à notre demande, à cause de la pénurie dans laquelle ils se trouvaient eux-mêmes, au sujet de la plante en question. Que tous ces savants reçoivent ici l'hommage de nos remerciements et de notre bien sincère gratitude,

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