‹ Étude sur la sueur et la saliveChapitre 10 sur 27 · GE · texte numérisé non relu

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la méthode préconisée récemment par Gazeneuve, (Revue mensuelle de médecine, 1879.)

O8s. XV (personnelle). — Le 29 novembre 1883, nous ingérons dans le courant de la journée 6 gr. de benzoate de soude en solution.

Le soir, à onze heures, nous nous pratiquons une injection de 0,02 nitrate de pilocarpine, et nous recueillons 4,50 cc. de salive.

Le lendemain, ceite salive est évaporée au bain-marie en consistance sirupeuse, puis mélangée avec du plâtre et 20 cc. d'acide acétique. L’évaporation est continuée jusqu'à dessiccation parfaite.

Le résidu est pulvérisé, puis introduit dans un appareil à déplacement où l’on fait passer un courant d’éther pendant une dizaine d'heures.

L'appareil dont nous nous sommes servi est une modification due à Brewer de celui de Cazeneuve.

L'éther recueilli est soumis à la distillation. Le résidu renferme l'acide cherché mêlé à une substance jaune, visqueuse, résinoïde, à odeur forte et âcre rappelant celle de la térébenthine, très soluble dans l’éther qu'elle colore en jaune, soluble dans l'alcool, insoluble dans l’eau.

On reprend le résidu par l’eau, on filtre et on concentre au bain-marie.

Le liquide concentré répand pendant son évaporation l'odeur laiteuse caractéristique des composés benzoïques, et laisse äéposer par le refroidissement de petits cristaux qui présentent les caractères suivants :

A l'examen microscopique : Rosetites de lamelles losangiques et bouppes d’aiguilles dans la solution chaude refroidie; puis, dans la même solution abandonnée à l'évaporation spontanée, apparition de cristaux plus volumineux isolés on groupés en étoiles, et présentant l'aspect caractéristique de longs prismes à quatre pans, à extrémités terminées par deux facettes.

Chauffés dans un tube avec de l’acide azotique, puis évaporés à sec, ils dégagent l'odeur de nitro-benzine.

con D Chauffés fortement dans un tube avec de la chaux sodée, ils dégagent de l’'ammoniaque. V1 PAT Nous devons donc les considérer comme formés en tout ou en partie par de l’acide hippurique.

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