César. De Bell. Gall., lit V, chap. XLIV
PA Ps rieux de citoyen pour autoriser ceux qu’il en avait investi à disposer de leur vie dans un combat singulier. Il aurait craint que le monde n’assimilât à l’esclave qui servait aux plaisirs de la foule l’homme libre qui se serait ainsi donné en spectacle pour satisfaire une passion.
Tous ces combats d’homme à homme ne sont donc point le duel proprement dit. « Le duel est l’état sauvage »,a dit M. Dupin ; et c’est, en effet, au fond des contrées les plus barbares de l’Europe que nous en trouvons les premiers vestiges, au milieu de ces peuples sauvages quihabitaient autrefois la Germanie.
Ovide qui, exilé, resta longtemps au milieu d’eux, nous raconte qu’on ne connaissait d'autre droit parmi ses hôtes que l’injuste intervention du glaive, et que leur forum se changeait souvent en une arène san-
glante :
« Adde quod injustum rigido jus dicitur ense Dantur ei in medio vulnera sœpe foro >
« Les Germains qui n’avaient jamais été subjugués, dit également Montesquieu (1), jouissaient d’une indépendance extrême ; les familles faisaient la guerre pour des meurtres, des vols, des injures ».