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cum fondu, portant en bas et latéralement un raccord à cône
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pour l’arrivée des gaz et en haut et latéralement un autre raccord communiquant à un manomètre métallique de la maison Bourdon, gradué de 1" à 200%": enfin sur le bouchon à vis fermant l’obus, un robinet pointeau communiquant avec le four à catalyse permettait d'isoler toute cette première partie de l'appareil. Le bouchon à vis était un simple bouchon à six pans fileté au pas de l’obus, avec un joint de plomb reposant sur le fond du logement de la fusée pour assurer l'étanchéité.
Le premier four à catalyse dont nous nous sommes servi était un tube d’acier très épais de 5°" de diamètre extérieur et 1°", de diamètre intérieur fermé par deux bouchons à vis portant, l’un un raccord à cône, l’autre un pointeau de détente, « Le Rossignol ». Ce tube était chauffé extérieurement par un four électrique; les extrémités sortant du four étant refroidies par un serpentin de plomb parcouru par un courant d’eau.
Nous avons bientôt remplacé cet appareil par le four de la figure ci-contre, d’un maniement plus commode. Cet appareil, que nous avons construit nous-même, se compose d’un bloc d'acier cylindrique de 13°" de haut et de 5°" de diamètre, décolleté au tour à sa partie supérieure sur 3°" de haut et portant soudée à cet endroit une boîte à eau pour protéger les joints de la chaleur. Ce bloc est foré suivant son axe de façon à présenter une cavité de 1°” de diamètre et de 11°" de profondeur ; une autre cavité analogue, mais de plus faible diamètre et percée en biais constitue le logement de la pince thermo-électrique. La tête de fermeture est constituée par le corps d’un ancien robinet pointeau hors d'usage, portant à la place de la tige du pointeau un raccord à cône muni d’un tube capillaire pénétrant jusqu’au fond de la cavité du four; le raccord latéral communique avec un pointeau de détente ordinaire. Le catalÿseur est contenu dans un tube de verre fermé à une extrémité et fixé par un fil de fer au tube capillaire intérieur. On peut ainsi, en dévissant la tête de fermeture, sortir tout en même temps, examiner facilement les changements d’aspects du catalyseur, et le remplacer par un autre. La partie filetée dans laquelle est vissée la tête de ferfermeture porte un léger chanfrein; et un joint de cuir, en s’écrasant ét en formant un bourrelet entre le chanfrein et le congé de la vis embase de la tête, assure l’étanchéité de l’appareil.
SCT
L'appareil est chauffé extérieurement par un petit four indépendant à résistance de nichrome de 12 w environ. Des essais préliminaires montrèrent que la température était la même à l’intérieur du bloc d’acier et au fond de l’emplacement de la pince et qu’en outre on pouvait compter sur un espace de 2°” de haut à partir du fond du logement du catalyseur dans lequel la température était constante. Les liaisons entre les diverses parties de l'appareil étaient faites avec du tube capillaire de cuivre. les raccords à cône et les pointeaux sortaient de la maison Legris (1).
La détermination des rendements espace-temps était faite après détente comme dans les essais à la pression atmosphérique, avec toutefois cette différence que l’on mesurait le temps néces-
. L 4 4 A 2 saire au virage d’une quantité connue de SO‘ H® = renfermant
de l’orangé comme indicateur. Les résultats étaient traduits en kilogrammes d’ammoniaque par heure et par litre de catalyseur en fonction de la vitesse du mélange gazeux mesurée à la pression atmosphérique et ramenée à ce qu’elle serait pour 1! de catalyseur.
Le volume de catalyseur employé était toujours de o%,4. Les métaux employés comme catalyseur étaient préparés par réduction des oxydes dans l’hydrogène à la pression atmosphérique avant introduction dans le four à catalyse. Les déterminations n'étaient faites qu'après une journée de fonctionnement sous pression.
Cet appareil, facile à construire soi-même, s’est toujours très bien comporté; il permet d'obtenir facilement un courant gazeux sous pression de vitesse réglable, et peut en toute sécurité être employé jusqu’à 6002 et 150%". Son seul défaut est de nécessiter une grosse dépense d'énergie électrique pour le chauffage (10 ampères sous 110 volts) par suite de la déperdition de chaleur au niveau de la boîte à eau.
() Depuis longtemps, on se sert couramment au laboratoire de M. le Professeur Matignon de ces raccords et de ces robinets pointeaux. D'un prix extrêmement modique (1",80 avant la guerre pour les pointeaux passage 5°), ils ont permis de construire toute une série d'appareils qui se sont toujours très bien comiportés même sous des pressions atteignant 3oo4tm.