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déserté les rangs et s'étaient cru quitte envers leur patrie, en versant quelques sous d'or dans la caisse militaire.
En France jusqu'en 1789.
La taxe militaire, telle que nous la concevons aujourd'hui, n'a pas plus existé dans l'ancienne France qu'autrefois à Rome. Mais l'exonération, le remplacement et certaines taxes spéciales furent appliquées aux différentes époques de notre histoire (1).
4. De même que nous avons rappelé au chapitre précédent l'organisation du service militaire à Rome, de même nous allons exposer rapidement pour les mêmes molifs les principes généraux du service militaire de l’ancienne Krance.
Au moyen âge, l'organisation de l'armée ne différait guère de l'organisation de l’arislocralie féodale. Ainsi que dans la magistrature et l’administralion, ses chefs élaient tout naturellement les ducs, comtes, vicomtes, anciens officiers royaux, devenus seigneurs héréditaires. Le roi n'avait réellement en main que les hommes de son domaine. Les grands vassaux devaient bien apporter au roi le concours de leur armée propre, mais souvent ils se contenlaient de lui envoyer un nombre d'hommes plus ou moins considérable ; on cite le cas d'un grand vassal qui, au x1r° siècle, se croyait quitte envers le roi en lui amenant dix chevaliers seulement.
L'armée royale comprenait deux éléments : l'armée aclive el la la réserve. L'armée aclive se composail de tous les vassaux du roi suivis eux-mêmes de leurs arrières vassaux. Ils élaient chevaliers « milites » el se faisaient toujours escorler de deux écuyers (Langlois, Règne de Philippe-le. Hardy, page 365) et d'un certain nombre de combaltants, serviteurs ou sergents.
La réserve, appelée seulement en cas de danger, se composait