XIV
N'y aurait-il pas une autre manière d'envisager le principe de la taxe militaire, et disons-le franchement de la com-
battre ?
Les taxes de rachat : remplacement ; exonération; volontariat; taxe militaire.
—$il'on n'a pas trouvé un argument décisif, irréfutable, c'est qu’il fallait peut-être examiner la taxe sous un autre aspect, et au lieu de la critiquer dans ses résultats, l’attaquer dans son essence même ; c'est qu'il fallait montrer que la taxe militaire, présentée comme une taxe toute nouvelle par un législateur, qui repoussait énergiquement toutes taxes de rachat et de volontariat, n'était autre chose qu’une nouvelle forme de ces mêmes taxes, puis élargissant le débat, il fallait s'attaquer au principe même du service militaire, qui mal compris, a donné naissance aux taxes de rachat.
— Le législateur français n’a pas inventé de toutes pièces la taxe militaire, il s’est sans doute, manifestement inspiré de l'exemple que lui offraient certains pays étrangers, mais ce qu'il a pris à la Suisse et à l’Autriche-Hongrie, c'était moins l'idée maitresse de cet impôt que son mode d'application. Cette idée avait des origines plus lointaines, origines également communes à la taxe suisse et à la taxe autrichienne. Sans bien s'en rendre compte, les auteurs de la loi de 1889 se sont contentés d'adapter de leur mieux, selon les besoins de
leur temps, de leur époque, etaussi, pourquoi ne pas le dire,