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déclame. Le discours du Thébain envieux (I9 1^3 sqq.), celui du vieillard qui rappelle les malheurs de Thèbes (III, 179 sqq.) peuvent l'aire songer parfois à Virgile ou à Lucain, ils relèvent esBcntiellement de la rhétorique par leur inutilité, par cette disposition triimrtite chère aux déclamateurs (i), et par leur style artificiel et recherché (a).
On est plus choqué encore des exclamations et des apostrophes (ixf^vY)9(ç) que Stace se permet jiarfois, à Timitation de Lucain, mais avec plus de mesure. Les principales sont des éloges ou des blâmes funèbres ; aussi ne difTèrent-ils des oraisons ou des lamentations déjà étudiées que par leur brièveté : telle cette Ufàyyiai; à Méon qui s*est tué par haine de la tyrannie (III, 98 sqq.) :
Tu tamen egrcgius iati mentisque, nec anquam (Sic dignum est) passure ffitum, qui comminus ansus Vadere contemptu régis, quaque ampla veniret Libertas sancire viam : que carminé dignani, Que salis ore tuis faniam virtutibns addam, Augur amate dils
Eiysias, i, carpe plagas, ubi manibus axU
Invius ogygiis, etc
Cet éloge n'est pas seulement un anachronisme : c'est la rhétorique grecque et romaine qui vante en ces termes la
(1) Walz. op. ciU I, 4e sqq. (sur les étfiopée» pathétiques) : u 'II Si Ipyatjia xat^ tov; rpc?; xçé^oui npôu^Ji. Kat ap^v) y% àith t(3v itapôyviûv,
tira M xa. (iéXXovta [inàdrfiif fkt, 7co).A(f) Sciv^tepa x^ xaTaXr)<{/^|iCva. Cf. ib. 102. — SI dans les doux éihopée» dé Stace le passé n'est pas représenté sous d'agréables couleurs, c'est que vraiment rbisloire de Tbébes n'y prétait guère; mais le poMe ne s'est pas permis d'aulre infraction aux règles.
(2) Le premier surtout serait très Justement caractérisé par le mot
connu de Perse :
Crimina rasis Llbrat in antithetls.
ApbtbonluH cependant interdisait la recberche et les figures dans léthopife. Cf. Walz. op. cit. f, 102.