ÉTUDE SR
Le plus tôt, je crois, cette pratique sera abandonnée le mieux sera pour le bien-être des familles et l’état sanitaire des villes.
La profession médicale devra donc racheter, par l'abandon de la vaccination, un passé dont les résultats ne peuvent laisser que de pénibles souvenirs dans l'histoire de la méle cine.
Les officiers de santé et les médecins qui trouvent plus facile de pratiquer la vaccination que de l’étudier, finiront par comprendre que cette pratique recommandée et coutinuée pendant plus de 80 ans n'aurait jamais rencontré tant de partisans si elle eut été mieux comprise dès son origine.
La troisième partie de cette étude renferme mes articles, ainsi que ceux de quelques amis qui ont voulu faire leur part etcombattre une pratique qui, sans jamais préserver de la variole ni de ses effets, a produit des résultats si pernicieux chez un grand nombre de vaccinés.
Cette dernière partie renferme done les articles qui ont paru depuis douze ans contre cette hypocrite pratique qu’on appelle la vaccination, pratique aussi malsaine qu’elle est indigne de la profession médicale. Comment, en effet, guérir son malade si on lui apporte le germe de la maladie ?
Pourtant, disons-le à leur louange, beaucoup de médecins partisans de la vaccination se sont empressés d'abandonner cette pratique aussitôt qu'ils eurent reconnu leur erreur. Partout on élève la voix contre la doctrine de Jenner et contre la propagande de ses disciples qui veulent maintenir le prestige de la vaccination, malgré que ;a disette de preuves soit aussi grande aujourd’hui qu’elle l'était il y a 80 ans : leur système est donc une imposture !
Depuis douze ans que j'écris sur la question, je n'ai jamais manqué l’occasion de rendre publics les résultats d’une pratique qui a pour base le charlatanisme le plus audacieux que la médecine ait jamais eu à combattre. 1l en est résulté que mes intérêts personnels eu ont souffert plus d’une fois, et qu’on a même essayé de ruiner ma clientèle.
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Je puis affirmer que mes recherches, qui datent de plus de 20 ans, n’ont été faites que dans le but de connaître les résultats de la vaccination, et toujours j'ai pu me convaincre de l’ineflicacité de cette pratique et de l'erreur dans laquelle sont tombés les médecins qui en sont partisans. Cette erreur s'est perpétuée et se perpétue encore, malheureusement, malgré les efforts de ceux qui ne cessent de se récrier à la vue des maux qu’elle cause.
La plupart des médecins ont préféré, plutôt que d'étudier la vaccination, la pratiquer sans s'occuper de ses résultats ni tenir compte de l'opposition des anti-vaccinateurs. Pour beaucoup de vaccinateurs, la vaccination est une question de lucre ; en Angleterre surtout, lesofficiers de santé font de £1200 à £1500 stg. et même plus, par année.
Il est évident que pour ces hommes là, la question est pleine d'intérét : l'effet s’en fait sentir même jusqu'ici. Mais cela ne doit pas nous étonner : leur maître, Jenner, fut le premier à demander une indemnité, et il eut la bonne fortune de recevoir £30,000 pour sa prétendue découverte qui n’était rien moins qu'un agent de corruplion.
Le plus extraordinaire de tout ceci, c’est qu'un gouvernement et un gouvernement anglais, ait été dupe de la convoitise d'un homme.
Je soumets ce travail à l'examen de ceux qui se font les défenseurs des saines doctrines pratiques de la médecine, ainsi qu’à la considération des médecins hygiénistes,qui s’occu pent des grandes mesures sanitaires propres à détourner l’action des causes délétères qui agissent sur les masses.
Serait-ce au moment où les hommes de bien travaillent à améliorer l’état sanitaire des villes, et en particulier des familles, que l’on dût forcer la vaccination ? Certes non : avant de faire adopter une pratique, il faut tout au moins en démontrer la vertu par des statistiques vitales précises, et aujourd’hui, les opinions sont trop partagées pour qu’on puisse imposer la vaccination.
Mr. le Rédacteur Ce l’Aberl//e Médica!e.