‹ Etude sur la vaccination ou L'inoculation du virus-vaccin (cow-pox) [microforme]Chapitre 9 sur 10 · PE · texte numérisé non relu

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cette pratique ne saurait être efficace dans aucune circonstance : il n’y a que l'ignorance de ses résultats qui puisse la faire tolérer.

La vaccination, qui fait l'admiration de tant d'hommes distingués en Angleterre surtout, en Allemagne, en France et ailleurs, laisse des doutes bien légitimes sur son efficacité « comme je le. disais dans mon dernier article qui a paru dans # V'Abeille Médicale (Juin 1880): ‘ Les résultats de la vaccina-4 tion ne nous fournissent jusqu'à présent aucune preuve deg l'action préservative du virus-vaccin contre la variole et se: effets.”

Le vaccin et la vaccine possèdent ils des propriois préservatives contre la variole ? J'ai déjà fait voir qu’au lieu d’être un préservatif contre la variole, la vaccination est sou vent cause de maladies plus redoutables que celle pour laquelle elle a été introduite dans la pratique de la médecine! et acceptée par un si grand nombre de médecins trop peu soucieux d'acquérir la preuve de son efficacité, 4

Le virus-vaccin est d’une nature inflammatoire et gangré neuse, communiquant la vaccine et quelquefois la variole! L’inoculation est le moyen de pratiquer la vaccination, et souvent cette pratique communique les germes de différentes, maladies, comme la syphilis, les scrofules et les affections tuberculeuses, tel que démontré par les hommes les plus compétents et même grands partisans de la vaccination. Ces effets ne sauraient être contestés aujourd'hui que par ceur,

| qui ne veulent ni voir, ni raisonner, ni se rendre à l'évidence . des faits.

La vaccine préserve-t-elle contre la variole ? Je reproduis quelques observations, extraites de l’histoire de la vaccination par le Dr Monteils, et qui font voir que les vaccinés sont loin d'être préservés de la variole par la vaccine; elles ont été 4 l'aites et publiées par des partisans de la vaccination'et sont la condamnation même de cette pratique. Leurs auteurs attribueront les insuccès de la vaccination plutôt à la qualité du vaccin qu’à l'inefficacité de ce virus ; pour nous, la uature du virus-vaccin est toujours la mème, et la vaccination n’a jamais produit d’autres résultats que ceux déjà constatés, c'est-à-dire des résultats pernicieux : elle ne préserve personne de la variole.

Nous avons eu occasion de soigner un grand nombre de ialades atteints de cette maladie, et toujours nous avons pu Mous convaincre que les vaccinés, pas plus que les non vacciés, ne sont épargnés.

“ Je citerai entre autres faits qu'il m'a été donné de constater, “celui-ci que j'ai déjà rapporté :

ÿ En 1876, je visitais avec le Dr, A. B. Craig, l'hôpital des rariolés ; il s’y trouvait 17 malades,dont 16 vaccinés ; 9 étaient les Canadiens-Français, et les autres, des Anglais d'origine, “ces derniers tous vaccinés ; il y avait parmi eux trois cas de fariole confluente, et un seul cas parmi les Canadiens. Eh. bien ! ici, où se trouve l'effet préservalif de la vaccine ? 4 Quant à son action délétère, personne ne peut la nier et “ous avons bien souvent eu occasion d'observer les résultats âcheux de cette pratique que les médecins vaccinateurs n’é- Audient pas assez et que,par suite,ils ne comprennent pas bien. © Mais! on a vu très-souvent des inflammations érysipélafeuses du bras s'étendre au côté correspondant du corps, des lcères profonds suppurer pendant des mois, des années ême, avant de se cicatriser! Chez un grand nombre d’enants, ces effets de la vaccination ont souvent causé de graves

infirmités, quelquefois la mort d'ailleurs seule capable d'ap porter un remède aux souffrances de ces pauvres victimes. !

Le Dr Monteils attribue souvent aux saisons une influence pernicieuse sur les résultats de la vaccination ; et selon lui, les grandes chaleurs et les saisons des pluies comme les grands froids de l'hiver seraient pernicieux au vaccin et aux vaccinés surtout,

Voici ce qu'il dit à la page 76 de son ouvrage : ‘“ L'action des saisons sur le vaccin n’est pas moins digne d'intérêt. Les chaleurs extrêmes sont peu favorables à la vaccination, non # seulément À Calcutta, mais encore dans tout le Bengale et dans les provinces septentrionales de l'Inde : la saison des” pluies (Juin'et Juillet) est même plus délétère que la chaleur. Ou a observé dans la partie méridionale du Bengale ‘ que la vaccination amène souvent alors de violentes inflammation: avec tendances aux ulcérations gangréneuses.”

Pour nous. les ulcérations sont de toutes les saisons et se rencontrent très-souvent comme conséquence de la vaccination, malgré le dire des admirateurs de * celte salutaire pratique,” comme on l'appelle.

La vaccine ne préserve pas de la variole, et la vaccination est un danger pour la société en général.

“ La vaccine ne préserve pas de la variole : en voici del nouvelles preuves que j'extrais encore dn même ouvrage, 67 et suivantes :

(1874 C'est, à peu de chose près, ce que m'écrivail encore, en 1854, à propos d'une communication faite, sur le même sujet, à l'Académie impériale de médecine, lun des principaux rédacteurs de la presse médicale française, M.Sales-

Girons : ‘‘ [1 me plait, à l'heure qu'il est, de pouvoir suivre ! ces conseils, en publiant in extenso les observations intéress santes, sujet de cette communication. ;

« Malgré tous ces détours, F. Berard n’en fut pas moins obligé de convenir qu’un très-grand nombre de vacciné: avaient été atteints par l'épidémie Montpelliéraine.

“ L'épidémie de Montpellier ft précédée par celle qui se

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