‹ Étude sur la variole-vaccinChapitre 8 sur 36 · TA · texte numérisé non relu

TA

Quoi qu'il en soit « le fait d’avoir utilisé le sang virulent de varioleux, comme agent d’inoculation est nouveau et très caractéristique ».

En 1892, 1893 et 1895, M. Freyer (29) tenta, parfois avec succès, la transformation variolo-vaccinale.

En 1892, dans l’Institut vaccinal de Stettin, 1l réussit à varioliser un veau avec du virus prélevé au #4 jour d'une variole. Quatre jours après l’inoculation, apparut une légère rougeur ; puis le 5° jour, se montrèrent trois petites pustules qui, au 7° jour, atteignaient un diamètre de 5%". Leur lymphe fut alors recueille, mêlée à de la glycérine et inoculée avec succès à d’autres veaux en 2°, 3° et 4° génération. Elle servit ultérieurement à vacciner des enfants dont l’éruption vaccinale fut typique. Cette souche fut cultivée sur l’animal jusqu'à la 8° génération.

En 1893, M. Freyer fit deux tentatives vaines. La première fois, 1l se servit d'un virus prélevé, le 10° jour de la maladie, sur un enfant de # ans. Malgré l’échec de l'inoculation, la contre-épreuve vaccinale avorta partiellement, traduisant une immumisalion partielle. Dans le second cas, l’inoculation fut faite, hors de l'Institut vaccinal, avec du virus variolique qu'il avait recueilli personnellement. L'expérience resta incomplète. On dut abattre l'animal au 7° jour en raison de sa faiblesse. Il ne présentait aucune trace d’érupüon.

Enfin, en 1895, après deux autres insuccès, M. Freyer réussit, hors de l’Institut vaccinal, à transmettre la variole au veau. Sur des varioleux, l’auteur préleva lui-

même de la lymphe au 5° jour de la maladie et des

Re re re de DES 7 OR PET NE De An

— Ai —

croûtes au 16° Jour. Par incisions, scarifications et dénudations, il inocula trois veaux. Le premier reçut, le jour même de la récolte, la lymphe fraîche. On ne constata ni éruption, ni immunisation.

Le deuxième animal fut inoculé 11 jours plus tard, en parte avec la même lymphe conservée à la glacière, en partie avec des croûtes broyées dans de la glycérine et de l’eau. Le champ inoculé avee la lymphe variolique se couvrit, au 4° jour, de petits nodules qui, aux 6° et 7° jours, donnèrent environ 175 pustules isolées, dont certaines mesuraient jusqu’à À c. m. de diamètre, avaient une ombilication centrale et étaient d'une belle couleur gris-perle. L'autre champ d’inoculation ne présenta que de petits nodules de la grosseur d’une tête d’épingle, qui séchèrent sur place. La contreépreuve vaccinale, pratiquée au 7° jour, resta sans résultat. Le reste des croûtes varioliques fut conservé 11 jours à la glacière avant d'être inoculé au troisième veau. Il ne se produisit que 3 ou 4 petits nodules à peine ombiliqués qui, cependant, immunisèrent parüellement l’animal contre une vaccination consécutive. La diversité des résultats de celte dernière tentative peut s'expliquer, pour M. Freyer, tout à la fois, par la qualité du virus employé sur le deuxième veau et par la plus grande sensibilité de cet animal. Ce fut là lorigine d’une souche variolo-vaccinale qui, après # générations sur le veau, fut inoculée avec plein succès à des

enfants.

Pendant que M. Freyer poursuivait ses expériences, le plus souvent heureuses, les Instituts de Hanovre et de

Hambourg en 1892, de Berlin, de Hanovre et de Darmstadt en 1893, et enfin de Hambourg en 1894, virent échouer 12 tentatives de transplantation variolovaccinale.

En 1894, un Congrès vaccinal (14) réunissait à Vienne les Directeurs des Instituts d'Allemagne, d’Autriche- Hongrie et de Suisse. On n’y parla guère de la variolovaccine que pour annoncer de nouveaux Insuccès. M. Neïdhart avait échoué dans deux tentatives de variolisation du veau avec de la pulpe variolique prélevée du 3° au 5° jour de la maladie et inoculée sur le derme dénudé au papier de verre. Les cinq expériences de M. Chalibäus avaient été cinq échecs ; deux fois 1l avait inoculé, simultanément, mais sur des champs séparés, la vaccine et la variole : la première avait évolué normalement, la seconde n'avait eu aucune action.

Les échecs qui ont, dans les années précédentes, marqué presque toutes les tentatives des Directeurs allemands, ne diminuent en rien, de l'avis de M. Voigt, la valeur des succès légitimes. Ils prouvent seulement la difficulté qu’on éprouve à inoculer la variole aux bovidés par les procédés classiques. Aussi, se propose-t1l de renouveler les méthodes qui, entre les mains de M. Eilerts de Haan, donnèrent de si heureux succès. Il est, en effet, possible, sinon vraisemblable, que la pustule variolque primaire soit plus contagieuse pour les bovidés que l'élément de généralisation.

M. Voigt (59) ne tarda pas à réaliser son projet. Dans ce but, il variolisa, en 1895, plusieurs singes el un porc. Le champ d'inoculation de ce dernier resta vierge

NT ETSEURE MST À ne OP mie, AE ASE Le tee

Page 1