‹ Étude sur la Variolo-VaccineChapitre 10 sur 37 · DO · texte numérisé non relu

DO

nouvelles expériences faites pour éviter le reproche d'une contamination accidentelle, hors de l'Institut vaccinogène : aucune ne fut couronnée de succès.

W. G. King (40), en 1889 et 1890, inocula, dans les Indes anglaises, la variole au veau dans le but d'obtenir une souche vaccinale efficace. Dès sa première expérience, il observa des vésicules aux places inoculées. La lymphe qu'il recueillil se comporta, pendant ses passages successifs sur l'animal, comme une lymphe vaccinale ordinaire. Il n'hésita donc pas à inoculer deux enfants avec la lymphe de septième génération ; puis la mil graduellement en service sans observer jamais le moindre accident.

Deux ans après, en 1892, M. Hime (38) (de Bradford), se servit de la lymphe variolique fraîche d’une malade qui devait mourir ultérieurement de sa maladie pour inoculer un veau par quinze incisions et trois dénudations. Cette inoculation fut faite sur la table à vaccination ordinaire et l'animal y resta attaché une demi-heure après l’inoculation. Dès le 3° jour on vit apparaître des papules situées, pour la plupart, en dehors des points inoculés. Le 7° jour, elles se pustulisèrent et prirent un aspect vaccinal si encourageant que le & jour M. Hime et un de ses Assistants s'inoculèrent la Ilymphe nouvelle. Revacciné depuis peu, M. Hime n’eut qu'une fausse vaccine ; quant à son Assistant, qui n'avait pas élé revacciné depuis son enfance, il eut une réaction atténuée typique. La contre-épreuve vaccinale pratiquée sur le veau fut négative.

Te

Inoculée à un 2° veau, puis à un enfant, reportée alors sur un 3° animal et, de là, sur plusieurs enfants, cette lymphe se comporta toujours en vaccine typique. Un échantillon de la lymphe vaccinale de 29 génération fut envoyée à Fischer. Entre ses mains elle se comporta comme une lymphe vaccinale ordinaire.

C'est en 1892 également que M. Monckton Copeman (22) réalisa une première série d'expériences de variolisation des bovidés et des singes. Dans l'ignorance où 1l était à ce moment des travaux de Buist (6) (d’'Edimbourg), 1l voulait vérifier si ces animaux, contrairement à l'opinion généralement admise à cette époque, étaient capables de contracter la variole et la vaccine et par conséquent suscepuibles de servir au contrôle des expériences qu'il poursuivait sur la bactériologie de la lymphe vaccinale. Les inoculations, pratiquées sur le bras, la cuisse et le dos préalablement rasés et aseptisés, furent couronnées de succès. Elles lui permirent de donner une description exacte de l’évolution de la vaccine et de la variole sur le singe et de vérifier l'immunisation qui en résulte. Il eut même l’occasion d'observer, dans un cas, la généralisauon de l’éruption variolique. Mais, à cette époque, il ne poussa pas plus loin ses expériences, ne songeant pas encore à utiliser la Iymphe variolique primaire à l’inoculation des bovidés.

C’est donc au procédé ordinaire qu'il eut recours dans les expériences qu'il pratiqua sur ces derniers animaux. Sur 4 tentatives de transplantation variolo-vaccinale, une seule fut couronnée de succès ; mais cette souche ne fut pas continuée au delà du troisième passage sur le veau et

Page 1