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papule variolique. Il inocula à Alfort, avec Trasbot, par piqûres à la vulve, quatre vaches qui furent laissées aux soins du même vacher. L'une, inoculée de horse-pox naturel, eût une vaccine typique; sur la seconde, la lymphe de Lancy détermina une éruption papuleuse difficilement inoculable à la troisième. Quant à la quatrième, elle présentait, comme la seconde, une simple éruption papuleuse, lorsque, sur des papules en partie résorbées, se greffa au huitième jour, une belle pustule vaccinale et, au quinzième, une pustulette vraisemblablement de même nature, qui avorta. On les attribua logiquement, non pas à une transformation vaccinale parüelle, où à une contamination vaccinale accidentelle de la récolte de Lancy ; mais à une inoculation accidentelle par le vacher qui promenait la même brosse sur les animaux vaccinés et sur ceux variolisés.
Les résultats de ces expériences conduisirent M. Chauveau à maintenir ses conclusions précédentes : chez les bovidés, la variole reste variole ; mais 1l est possible que les veaux se prêtent mieux à la culture de la variole que les animaux adultes. La relation qu'il fit devant l'Académie de médecine, de ces nouvelles expériences, fut pour lui l’occasion de poser et de résoudre la question de la Transformation des Virus.
M. Chauveau ne put convaincre Fischer, qui lui reprochait de s’en être tenu, au lieu de suivre le manuel opératoire de Lancy, à la vieille méthode des piqûres à la vulve. Quant à la contamination vaccinale accidentelle, elle était, à son avis, impossible dans les expériences de Carlsruhe.
De l'avis de Haccius, laffaiblissement, sous une
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cause quelconque du variolo-vaccin de Lancy, envoyé à M. Chauveau, peut expliquer ses insuccès, qui sont en opposition avec les résultats ordinaires de MM. Fischer et Pfeiffer. Il est done vraisemblable que les papules observées par M. Chauveau ne sont pas de la variole ; mais une vaccine avortée qui, peu virulente, a mal supporté un second passage. Ainsi, la pustule vaccinale observée sur l’un des animaux, n’est pas forcément accidentelle et son évolution tardive s'explique fort bien par le retard habituel de l’évolution des vaccins anciens ou altérés. Ce ne peut être, en effet, l’âge des animaux qui favorise sur eux la culture de la variole puisque les bovidés adultes inoculés à Lancy ont réagi comme les veaux. Enfin, il n’y aurait aucun danger pour Haccius à inoculer la variole à l’homme, à condition d’avoir soin de n'employer que du virus de 7° génération : la preuve en est faite par les résultats de MM. Haccus, Pfeiffer, Thomas, Affler, sans parler des milliers d'individus inoculés sans aucun accident, par Thiele, Ceely, Voigt, Fischer.
Pour M. Eternod, M.|Chauveau non seulement ne s’est pas placé dans les conditions des opérateurs de Lancy, mais encore il n'a pas eu une technique irréprochable, si l’on s'en rapporte à l’histoire du vacher qui brossait « rudement » les animaux au risque de déterminer l'avortement du variolo-vaccin.
C'est pour ces motifs que MM. Eternod et Haceius (34), malgré les nouvelles expériences de M. Chauveau, maimlinrent leurs conclusions primitives. Il convient d'ajouter qu’au Congrès vaceinal (14) qui se tint à Vienne en 1894, Hacaius fit connaître le résultat de