‹ Étude sur la Variolo-VaccineChapitre 8 sur 37 · ER CRE · texte numérisé non relu

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Fischer (de Carlsruhe) obtinrent des résultats excellents sur l’homme et sur les animaux.

L’inoculation aux vaches fut faite à la vulve, suivant le procédé de Chauveau. Ne disposant plus de lymphe variolique, Haccius recourut à son variolo-vaccin que M. Chauveau considérait comme de la variole pure. Ces expériences furent faites hors de l’Institut vaccinal de Lancy.

La première série porta sur six animaux. L'un, servant de témoin, fut inoculé du cow-pox ; les deux autres de variolo-vaccine. Chacun des trois animaux présenta une pustule dont l'aspect et l'évolution différaient suivant leur origine : les pustules varioliques élaient plus grandes et moins régulières, elles se résorbaient plutôt qu'elles ne séchaient : leur desquamation avait lieu du 23 au 26°, au lieu du 26 au 29° jour. —- Cette Iymphe variolique, au deuxième passage, se rapprochait de la Iymphe vaccinale et dès la 3° génération lui ressemblait absolument comme évolution. L'expérience ne put être poussée plus loin, l'animal inoculé en quatrième passage, s'étant montré réfractaire à la suite vraisemblablement d'une atteinte de cow-pox, l'année précédente.

Dans une seconde série d'expériences, Haccius inocula à côté du cow-pox et de sa souche variolo-vaccinale, le variolo-vaccin de Carlsruhe, envoyé par Fischer. Cette dernière lymphe se vésiculisa un jour plus tôt.

Enfin, dans une dernière série d'expériences, Haccius inocula simultanément, au même animal, du vaccin et du variolo-vaecin de quatrième génération : la différenciation des pustules fut impossible,

DR Sn Me.

Ainsi, pour Haccius, l’on peut inoculer avec certitude la variole à l'espèce bovine toute entière. Il suffit d'employer un virus récollé en temps opportun et de recourir à un mode opératoire favorable. Tandis que les incisions et les piqûres ne donnent que de petits nodules non cultivables, les scarifications et les dénudations fournissent, dès les premières générations, des pustules qui prennent rapidement les caractères d’une vaccine typique. Cependant, ces pustules variolo-vaccinales sont souvent plus velumineuses, surtout dans les premières générations, comme l'ont déjà observé Reiter, Thiele, Ceely, Voigt et Fischer, et évoluent plus lentement que la vaccine, mettant parfois six et huit jours à devenir purulentes. Leur conservation est analogue, mais, suivant la remarque de M. Voigt, le variolo-vaccin est plus fluide el moins facilement coagulable que la lymphe vaccinale. Ces deux virus peuvent évoluer côte à côte et s'immunisent l’un vis-à-vis de l’autre.

Les expériences d'Haccius furent le point de départ d’une polémique entre MM. Chauveau, Haccius, Eternod et Fischer. Pour M. Chauveau (13), il n'existe, entre les expériences de la Commission Lyonnaise et celles de Fischer et d’'Haccius, qu'une seule différence suscepüble d’avoir permis la transformation variolo-vaccinale : le jeune âge des animaux employés Or, il ne paraît pas qu'on puisse lui attribuer la pustulation si abondante qui apparut là où Ceely n'avait eu que de très rares pustules. M. Chauveau décida donc d’'expérimenter l'échantillon de variolo-vaccin que Haccius venait de lui adresser, mais il préféra recourir aux bovidés adultes, dont 1l connaissait les réactions : pustule vaccinale ou

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