‹ Étude sur la vie de P. de RonsardChapitre 81 sur 125 · ENTRE-PARLEURS · texte numérisé non relu

ENTRE-PARLEURS

THOINET Berger, PHILIN Chasseur, CLAUDIN Pescheur.

^e fortune un matin, le long du bord où Seine Son canal my-party en un seul cours rameine, Un Berger, un Chasseur, et un Pescheur amis, Pour se garrer d'orage à l'abri s'estoient mis l'antre somptueux que la mère Cybele festoyer les Dieux, sa semence immortelle, de ses presens. Là j'entendis leur vois nom de Perrot, l'Apollon des François, 'engravay deslors sur l'escorce d'un arbre durer à jamais plus dur que sur le marbre,

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Anne, avec ton beau nom, nom de Diane appris. Pour l'apprendre à son frère, à fin qu'au grand pourpris Qu'il dore de ses rais, sur la terre il l'espande, Qui aux questes d'honneur pour toy n'est assez grande, Mesme en l'air jusqu'au ciel où volent tes oyseaux, Et oiî tu es tant craint sur les marines eaux.

Donne, grand Admirai, congé à mon navire De demarer du port, et au lieu d'un Zephyre, Enfle de ta faveur ma voile et mon désir; Car je veux dessus toy nouveaux cieux découvrir. Marquer nouvelles mers, et que par toy l'on sçache Ce que l'art et le sort et nature nous cache. Si que tant de vertus qui te font renommer, N'aient borne seulement de la prochaine mer.

Cependant échangeant ton beau nom en tristesse, En cyprès les lauriers qui couronnent ta tresse, Entens pour ton Perrot ces regrets et sanglots Qui sont mesme entendus des poissons et des flots Que ton seul nom accoise, et qui à ta venue Applanissent le dos de la tourm.ente émeue, Comme on void au printemps les vagues s'appaiser Quand Nerée adoucit sa Doris d'un baiser.

Claudin.

Non, ce n'est point en vain qu'un si cruel orage Menace à despourveu ma vie du naufrage. Qui brisant mon esquif flots sur flots assemblant. L'aise de mon repos si soudain va troublant; Ou soit que Jupiter plus bénin admoneste Que tousjours il nous faut redouter la tempeste Qu'il pend dessus nos chefs, ou qu'il vueille annoncer Quelque mal-heur plus grand qu'il va sur nous lancer; Nostre offense tousjours sa colère devance. Mais la punition suit de bien prés l'offense.

A peine estoit-il jour, et la lune qui luit Encor pouvoit marquer les ombres de la nuit, Quand voyant le serein de l'aube safranée,

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Se mirant peu à peu dans la rive eslongnée

De Seine, au calme lit, promesse d'un beau jour,

J'entre dans ma nacelle et mets tout à l'entour

Mes avirons, ma truble, et la gaule crochue

Pour attirer du fond mainte nasse tendue

Au détroit des javeaux. Je me desfais du bord,

Je commence à gascher, quand (ô mal-heureux sort)

Je voy dessus mon chef la douteuse mouette,

D'un orage avenir la sinistre profette,

De hauts cris agaçant les funestes corbeaux,

Qui s'assemblent au bruit pour ravir sur les eaux

Des carnages flotans ; d'autre costé j'avise

Un long rang de canards, qui sur leur plume grise,

Ayant fait parler l'eau de leurs cous allongez,

Parmy les foulques noirs au fond se sont plongez.

Lors tout à coup sur moy la fureur survenue D'un tourbillon venteux, fend l'espais d'une nue Qui s'endurcit en gresle, et fait en mille bonds Jaillir les flots émeus et le fond des sablons.

Las, c'estoit fait de moy, ma mort estoit prochaine. Je voyois mon tombeau dans le creux de la Seine, Quand de cœur et de bras je commence à nager, Prenant tant plus d'espoir que grand est le danger. J'ay regagné le bord, j'ay fermé ma nacelle, Et les Dieux qui sauveurs m'ont mis en leur tutelle. Avec toy, mon Thoinet et toy Philin aussi, Dans cet antre à l'abry me font trouver icy, Pour passer sans danger la tempeste orageuse. Souvent vient d'un mal -heur une rencontre heureuse.

Thoinet.

Ha, tu n'es point tout seul , qui as senti les coups Du mal-heur, mon Claudin ! Plus heureux serions-nous Si la peste d'autonne, ou l'hyvernal orage, Si le ciel qui tousjours pleure nostre dommage. Comme on a veu fanir l'herbe espoir du printemps. Eussent aussi fani le reste de nos ans;

Ronsard. * i j

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Las! nous ne verrions plus aux herbes innocentes L'amas entortillé des couleuvres sifflantes; Nous n'oirions plus parler de sorts ny de guenauds, Ny de nourrir chez soy les venimeux crapauds, De planter l'aconit, ny de l'expérience De rauder par les bois pour cueillir la semence De la crespe fougère, et le soldat sans foy, Plus cruel que n'est pas l'orage que je voy. Plus hideux, plus mortel qu'une pesteuse rage, De mes troupeaux emblez n'enfleroit son bagage.

Mais pourquoy cerchons-nous la cause dans les cieux, Des mal-heurs survenus, qui est devant nos yeux? Puis que Perrot n'est plus, qui de ceste tourmente Mourant est le subjet, ou la cause apparente; Perrot ce grand Berger qui aux champs Vendomois Premier joignit la fleute avecques le haut-bois? Qui sceut nos maux prédire, et pour s'en voir délivre, A ceux qu'il prevoyoit n'a point voulu survivre? Tu le sçais, mon Claudin, tu le sçais bien aussi, Philin amy des bois, des Muses le soucy.

Philin.

Je le sçay ; les taillis, les forests écartées. Et Dictynne et ses Sœurs ores déconfortées Le sçavent bien aussi, et depuis qu'il laissa Nos bois, aucun chasseur de bon temps ne chassa. Les chesnes hérissez, au lieu d'un doux Zephyre, Aux bourrasses du nord n'ont point cessé de bruire.

Claudin.

Qui ne le pleureroit? qui pourroit s'empescher De regretter Perrot, s'il n'estoit un rocher? Veu que ce rocher mesme où la vague bruyante Revomit son courroux, escumeux en lamante?

Or pendant que le ciel s'accorde à nostre dueil, Compagnons, imitons l'honneur de son cercueil

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Sur ces gazons herbus. Or sus, Thoinet, commence : Les regrets d'un amy portent leur recompense.

Mais qui soudainement t'a ravy de nos yeux, Seul honneur des Bergers! est-ce quelqu'un des Dieux Qui tout seul veut jouir de la douce harmonie Qu'anim.oit en nos champs l'air de ta chalemie, Par toy seul embouchée aux rives de ton Loir! Lors que sur tous Bergers tu te faisois valoir, Ore emportant du jeu et l'honneur et le gage, Ore charmant l'ardeur de l'amoureuse rage, Epris d'un feu divin d'une rare beauté Qui le beau nom d'aimer armoit de cruauté.?

Quoy, ne verray-je plus sous la courtine espesse Des hauts pins de Bourgueil , aux jours chommez, la Des Bergers trépigner, au son obeissans, [presse

Et mesurans leurs pas aux nombres de tes chants? N'irons-nous plus nous deux, es saisons plus halées, Compagnons de fortune, aux profondes vallées Chercher le frais repos à l'ombre des ormeaux. Tandis que ferions paistre à couvert nos troupeaux? Ou voir dans le secret d'un bois plus solitaire Au chant de tes pipeaux les Rossignols se taire, Apprendre tes chansons, appellans avecq' eux Les Nymphes pour tesmoins, hostesses de ces lieux ; Faisant honte à Tityre, et à sa cornemuse Qui sonne encor aux bords des champs de Syracuse? Verrons-nous avec toy tous ces plaisirs finir? 0 que de dueil apporte un plaisant souvenir!

Que feray-je chetif? par ton absence dure Je devien languissant et de morne nature; Ainsi qu'on void languir ce mouton descharné, Depuis que son pareil fut par force emmené Du soldat impiteux, tousjours, tousjours dés l'heure La maigreur, la langueur, en luy fit sa demeure. Il n'a peu profiter; aussi tousjours depuis

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J'ay creu qu'il presageoit ta mort et mes ennuis, Et ores qu'en ta mort la bergerie est morte, Apollon et ses Sœurs te regrettent, de sorte Que les ayant toy seul en nos monts fait venir. Maintenant par ta mort tu les en fais bannir, Emportant avec toy l'honneur de nostre France, Et du germe d'honneur la future espérance.

Encor ay-je grand' peur, Perrot, par ton trespas Que la" terre noyée en pleurs ne vueille pas Ouvrir son sein fécond, refusant pour ta perte A l'herbe de ces prez la rejetture verte, La sève aux arbrisseaux, si ce n'est pour nourrir Ce qui fait en broutant tous nos troupeaux mourir, Le tu'-chien, l'aconit escume de Cerbère, L'espongeux champignon, ou la ciguë amere.

Claudin.

Si tost que sur ce bord arriva Gallantin, La moitié de Perrot, nous contant quel destin Avoit tranché ses jours, vous eussiez veu sur l'onde Mainte vague rouler tristement vagabonde; Les rochers animez du regret de Perrot Refuser en muglant le lavage du flot, Flot qui refuse aussi, et de roide secousse Les flettes des pescheurs à la rive repousse.

Le Loir (nous contoit-il) oyant un tel malheur, De clair louche devint, et se fondit en pleur. Et son eau cy-devant, pour l'oûir, coustumiere De refraindre son flot, voulant se rendre amere Pour plus amèrement son nourriçon pleurer, S'enfuit d'un roide cours aux bouches de la mer. La mer mesme en gémit, et pour Perrot s'est veue Effroyable à nos yeux, blanchir sa robe bleue De flots entrechoquez, qui vont mourir au bort, Meslez d'escume espaisse, et de maint poisson mort, Ruant au ciel ses flots, montaignes de Neptune, Et ses propres enfans menaçant de fortune.

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Le dauphin amoureux de la lyre au doux son, Qui tant de fois ouït la divine chanson De Perrot le pescheur, lors que la mer tranquille Pouvoit porter Cypris dans sa creuse coquille Aux rives d'Amathonte, ou quand les alcyons Pendoient aux flots leur nid tissu de petits jons ; Las, ce pauvre dauphin n'agueres roy de l'onde, Qui recourbé sautoit, rouoit, faisoit la ronde Dans le paisible gué du rivage Ollonois, Ores mort de regret au bord sur le gravois, Glaireux, tout eslancé, va renversant l'eschine, Et se meut seulement au heurt de la marine.

Et si verriez encor sur le prochain escueii Les martinez d'azur, accompagnans le dueil Des Néréides soeurs, qui toutes face blesme Perrot et le dauphin pleurent d'une voix mesme. Mais quoy? que puis-je faire autre chose sinon Que d'apprendre à toute heure à ces rives son nom. Qui le diront aux eaux, et les eaux qui vont rendre Leur tribut à la mer, qui luy sçauront apprendre. Et la mer à la terre, oii ses flancs escartez Des pilotes François ne sont encor hantez? Mais luy-mesme suffit; assez, assez sa gloire Est engravée au front des levées de Loire; Assez, Perrot, assez tu t'es fait renommer Aux abors plus lointains des dunes de la mer.

Neptune en sa mémoire a dédié un antre Au milieu de ses flots à l'honneur de son chantre ; L'antre tout à l'entour de mousse est tapissé, Oii le limas pourpré maintefois a passé, Y laissant par dessus une trace vermeille. Au corail qui se branche en ce rocher pareille; Mainte conque d'argent engagée aux sablons Décelé s'entr'ouvrant des perles les fruicts blonds.

Là Neptune et Nerée, et la troupe marine Des Tritons tous les ans de leur creuse buccine Font honneur à Perrot; les Nymphes d'alentour, Les filles d'Achelois y viennent à leur tour

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Au seul nom de Perrot, et à leur voix diserte Attirent Proté mesme, et Glauque, et Melicerte; Perrot, rien que Perrot ne respondent les flots, Et de ce nom les vents vont emplumant leur dos.

Mais or' que le Destin, plus sourd à ma prière Que les rocs Capharez, plonge dans la rivière Des oublis éternels, Perrot mon cher soucy. Que deviendray-je, ô Dieux! Las que feray-je icy Seulet sur ceste rive? Ah! il faut que je laisse Les mestiers qu'il m'apprit, déduit de ma jeunesse, La pesche industrieuse; il faut qu'avecque luy Je me laisse moy-mesme angoisseux plein d'ennuy.

Désormais sans Perroi je fuiray la rivière, Mes perchots pourriront dedans l'isle Louviere, Mes nasses d'osier franc, ma saene et mes vervains, Qui sans luy ne seroient qu'un faix entre mes mains. Sans luy ne me plaist plus de pescher à la ligne, Ny le liège guetter qui d'enlever fait signe, Ny avec l'aligeoir, ou la ligne de fonds, Accrocher les petits ou les plus grands poissons; Perrot a quant et soy tiré toute ma joye, Il est mon hameçon, et moy je suis sa proye; Car c'est luy qui premier m'apprit à fredonner De la conque aux replis, fascheux à entonner, Qu'un jour il me donna, me disant : « Je te donne Ce présent, mon Claudin ; jamais autre personne Ne l'emboucha que moy. Les peuples escaillez Quelque jour à ton chant se rendront oreillez. »

Ainsi disoit Perrot, mais je laisse pendue A un croc araigneux ceste trompe tortue, Et mes lignes depuis; aussi depuis sa mort Je n'eusse rien pesché ny au fil ny au bort. Car la carpe au plus creux des molanges serrée. Quittant le cours de l'eau vive s'est enterrée. Et le barbeau nourry dans le courant pierreux Se laisse avec les eaux emporter langoureux. De tristesse je meurs! Mais, Philin, je te prie, Pendant que le loisir, et le temps nous convie

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D'adoucir la rigueur de nos maux par ta voix, C Tire-nous hors de l'eau, et nous meine en tes bois.

Tous nos bois sont remplis de dueil et de tristesse, Il ne faut point chercher dessous leur cime espesse Couverture à nos maux, Perrot en est sorty ; Le beau chef des forests depuis s'est amorty.

Il ne faut plus chercher sur la source d'Heleine Le divin rossignol, boccagere Sereine; Car ayant entendu le destin de Perrot, Bien loin il s'est caché pour ne plus dire mot; Trop bien le chahuant, et la mortelle orfraye. Qui des vieillards craintifs les longues nuits effraye ; Bien les chauve-souris au voler tremblottant. Seuls, les autres oyseaux iront espouvantant. Et n'estoit pour avoir de Perrot souvenance, Moy-mesme loing des bois ferois ma demeurance; Car ayant ce matin prins mon limier Travail, Au lieu de rencontrer sur le frais de l'égail Du cerf ou du chevreuil, il n'assent que les fientes De loups ou de renards, ou de bestes puantes. Mais Perrot qui aymoit le désert des forests, Y ayant consacré pour despouille ses rets. Et au front de maint arbre au destour de Gastine Ayant gravé les tons de sa Muse divine, Lors Que las de chasser, de Phœbus compagnon. Il rend en nos forests immortel son beau nom; II veut, et je le veux, qu'aux forests je demeure, A fin qu'à chaque object sa mémoire je pleure, Et qu'au dos des rochers, des saulx, des chesnes vers. Vos vers, Claudin, Thoinet, je grave avec mes vers.

Thoinet.

Tous les ans les Bergers feront des sacrifices A Pan et à Paies pour Perrot honorer;

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Que sçait-on si Paies pour jouïr des délices De Perrot, en son parc l'a voulu retirer?

Philin.

Dictynne, fay-moy don de ta trompe divine Pour sonner de Perrot le tout-divin honneur; S'il jouit des baisers de ta face argentine, Fay que ton frère en soit luy-mesme le sonneur.

Claudin.

Je chomeray tousjours de Perrot la naissance : L'honneur François nasquit, et meurt en mesme jour; Possible que Cypris, jalouse de la France, L'a ravi dans sa conque éprise de s'amour.

Thoinet.

Le thym n'est point plus doux aux mouches de Sicile, Plus doux n'est point au bruit des ruches s'endormir. Que doux estoit ton chant, qui encore distile Dans mes sens estonnez un mielleux souvenir.

Philin.

Plustost seront les dains sans crainte en un gagnage. Les chesnes sans racine, et les lyons sans cœur, Que ton nom sans honneur, honneur qui d'âge en âge Te rend et sur l'envie et sur le temps vainqueur.

Claudin.

Autant qu'on void de flots quand Neptune s'irrite, Autant que de poissons montent en la saison. Autant que d'alge ceint les costez d'Amphitrite, Autant de myrtes verts ceignent son chef grison.

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Thoinet.

Nymphes qui habitez le long de ces prairies, Chantez vostre Perrot qui tant vous a chanté ; Sans luy vous n'auriez point les robbes si fleuries ; Immortel est celuy que Perrot a vanté.

Philin.

Tous vos lauriers sont morts, ô Nymphes bocageres, Avec vostre Perrot; mais si, du clair ruisseau De vos yeux, arrousez ses os et cendres chères, Les lauriers renaistront du creux de son tombeau.

Claudin.

Donnez ores, donnez, ô Naïades gentilles, Esprit à ces roseaux plantez en vostre sein ; Perrot soit leur subject ; ainsi coulant subtiles Puissiez-vous des Tritons tousjours frauder la main.

Chœur des Nymphes.

Ces champs, ces rivières, ces bois, Ont oùy l'air de vostre voix, Voix aussi du ciel escoutée; Qui ressuyant son moite front, Destourne les nues qui vont Se fondre en la mer escartée.

L'herbette croist parmy ces champs, Les arbres sentent un printemps.

Rassises luisent les arènes; A vos chants les Dieux sont venus, Phœbus et les Satyres nus, Et les trois Charités Sirènes.

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