‹ Etude sur la vie et les œuvres philosophiques de Georges BerkeleyChapitre 14 sur 21 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DÉPART DE BBRKBLBT POUR L*IRLANDB. ~ L*ÀNALTSTE.

Les lettres écrites par Berkeley à Thomas Prier, pendant le printemps de 1733, nous apprennent qu'il est encore à Londres à cette époque et qu'il songea retourner en Irlande; mais, à la fin de mai, nous perdons sa trace jusqu'à la fin de cette même année. Il ne semble pas qu'il ait quitté r Angleterre. C'est en effet dans cet intervalle que naquit à Londres son second fils (sept. 1733), Georges, qyi devait être le continuateur de la famille et la faire subsister jusqu'à la troisième génération.

Notre philosophe avait retrouvé un certain nombre de ses anciens amis, de ses connais-

sances. Clarke, il est vrai, était mort peu de temps après son départ pour rAmérique ; Secker était maintenant recteur de Saint-James ; Benson, chapelain du roi; Sherlock, un ancien ami, maître du Temple et évêque de Bangor; Gibson était encore évêque de Londres ; Butler s'était confiné dans sa studieuse retraite de Durham ; Swift avait pour toujours quitté TAngleterre ; Steele avait suivi Addison au tombeau ; le poëte Gay était mort à la fin de 1732, et Arbuthnot était maintenant à Hampstead près de mourir. Pope habitait toujours Twickenham ; il publiait son Essai sur Thomme et continuait ses relations avec Bolingbroke et lord Bathurst.

Berkeley était encore admis à la cour ; la reine aimait sa conversation, elle avait conservé les goûts de la princesse de Galles. Hoadly, évêque de Salisbury, Tun de ses rares ennemis, avait cependant essayé de le desservir auprès d'elle ; il condanmait sa philosophie et la tournait en ridicule; il disait hautement que le projet des Bermudes n'avait été qu'une rêverie de visionnaire. Sherlock prit sa défense ; il apporta à la reine un exemplaire d'Alciphron, et la pria de ^décider si c'était là l'ouvrage d'un cerveau dérangé. Elle fut si charmée, dit-on, de cette lecture, qu'elle voulut récompenser l'auteur en lui donnant le doyenné de Down. Cette nomination était déjà

signée ; Toublî d'une formalité la rendit inutile. On avait négligé, paraît- il, de la notifier en temps opportun à lord Dorset, alors vice-roi d'Irlande, n se montra si offensé de voir ainsi disposer, sans son aveu, du plus riche doyenné de son gouvernement, qu'on ne put passer outre. La protection de la reine servit cependant à Berkeley. Elle lui valut, après tant de déceptions, un dédommagement bien mérité : en 1734, il fut nommé à Tévêché de Cloyne.

L'état de sa santé l'empêcha de se rendre immédiatement dans sa nouvelle résidence. Il chargea, suivant l'usage, son ami Prier, qui était toujours en Irlande, de prendre des informations sur la situation de son diocèse et de lui préparer les voies. Il a ainsi le loisir de s'occuper encore de philosophie. Baxter venait de publier son livre : Recherches sur la nature de Vâme humaine, et, dans ce livre, un chapitre intitulé : Exame^i et réfutation des arguments de Berkeley contre V existence de lu matière. Baxter l'accusait de scepticisme et jouait sur le mot idée, qui a fait tant de tort à la théorie nouvelle. Son livre prouvait au moins que les apparents paradoxes de Tauteur des Principes avaientréveillé en Ecossela pensée philosophique. Il s'était même formé à Edimbourg, à ce que raconte Stewart, une société de jeunes gens qui se proposaient principalement d'étudier la doctrine

de Berkeley et de lui demander à lui-même les explications' nécessaires .

Il ne reste aucune trace de cette correspondance, en supposant qu'elle ait réellement existé. Mais nous trouvons dans une lettre de Berkeley à son disciple d'Amérique, Samuel Johnson, une allusion au livre de Baxter ; on y voit aussi combien il s'intéressait encore à ce collège de Newhaven qui semble avoir remplacé pour lui le collège rêvé des Bermudes :

(c Londres, le 4 avril 1734.

» Votre projet de choisir chaque année un maître de la maison (probablement comme bibliothécaire) s'accorde parfaitement avec mes intentions. Pour la sortie des livres, je crois qu'il est bon de faire rédiger quelques statuts publics par Tautorité spéciale, que cette même autorité puisse modifier si l'on s'aperçoit à l'usage qu'ils ont quelques inconvénients. Mais cela regarde les tmstees ou les gouverneurs du collège. Je crois que vous pouvez, pour le moment, envoyer des livres aux personnes qui habitent la colonie et qui ont fait leurs études dans votre collège ou dans un autre, mais toujours sous la garantie mentionnée dans ma dernière lettre, sous peine de retirer le livre dans un temps déterminé.

» Le livre de Tévêque de Cork (l'Analogie divine de P. Brown, 1733), et celui auquel vous

faites allusion, dont Tauteur est un certain Baxter, sont fort peu lus ici et peu estimés ; c'est pourquoi je n'ai publié aucune observation à leur sujet. Répondre à des objections auxquelles on a déjà répondu, répéter ce que Ton a déjà dit, c'est une tâche aussi inutile qu'ennuyeuse. Je n'aurais pas parlé non plus de la Lettre sur la vision (celle du Daily Post Boy), si elle n'avait paru dans un journal qui circule et l'a répandue dans tout le royaume. De plus, je me suis aperçu que la Théorie de la vision était restée quelque peu obscure pour la plupart des lecteurs, et je n'ai pas été fâché d'avoir cette occasion de l'expliquer.

» J'ai eu dernièrement une attaque de goutte, et je n'ai pu aller en Irlande pour être sacré évêque de Cloyne. J'ai été nommé à cet évêché par Sa Majesté, il y a environ trois mois... »

Avant de quitter l'Angleterre, il soutint encore contre les libres-penseurs et les mathématiciens une nouvelle polémique, d'où sortit d'abord VAnalyste *, qui parut à la veille de son départ.

Le principal objet de ce traité, en dehors des considérations mathématiques, est assez facile à comprendre. C'est le même que celui de quelques parties de l'Alciphron, et particulièrement du

^ The Analyst or a discourse addressed to an infidel malhematiûian, 'whereiu it is examined whether the object, prindples, and ioferonces of the modem analysis are more distincUy conceived, or more evidently doduced, than religious mysteries and points of faith. — 1734.

septième dialogue. Certains mathématiciens proposaient des doutes contre la religion, en s'appuyant sur ce qu'elle contient dïncompréhensible. Berkeley répond par un argument orfAominem. Les sciences, les mathématiques ellesmêmes, ont des obscurités. A la racine de toute connaissance formée d'idées, il y a des principes pratiques qui ne peuvent être ramenés par l'analyse à des idées, et qui sont en ce sens incompréhensibles. La religion et la science sont sur le même pied : la force est aussi inintelligible que la grâce; ces deux notions n'ont qu'une valeur pratique.

C'est surtout dans la doctrine nouvelle alors des fluxions qu'il prétend découvrir de ces principes élémentaires. Les fluxions sont, d'après lui, régulatives et non spéculatiyes. ce II défie les maîtres de l'analyse mathématique, il prouve que les analystes modernes sont obligés, même dans leurs démonstrations, de supposer ce qu'ils ne peuvent ramener à des éléments sensibles définis, et il conclut en disant que des raisonneurs capables d'accepter des mystères et même, à ce qu'il semble, des contradictions dans leur propre domaine, sont bien mal venus à rejeter la religion pour cette seule raison qu'elle exige d'eux la même docilité I Toute connaissance physique, mathématique ou théologique, est ainsi, selon

lui, en dernière analyse, un art pratique plutôt qu'une science spéculative *. »

Les mathématiciens relevèrent le défi que Berkeley leur avait jeté au moment de partir pour son diocèse. Ils ne craignirent pas d'abord de mêler les questions religieuses aux questions mathématiques. Le D' Jurin, sous le pseudonyme de Philalèthe de Cambridge, répondit le premier à l'Analyste dans une brochure intitulée : La Géométrie n'est pas une alliée de V infidélité. Berkeley, qui était déjà à Cloyne, répliqua par sa Défense de la libre pensée en mathémoMqiies (1735). Jurin lui opposa une nouvelle réponse : Le Libre-Penseur ne pense pas juste. Engagé déjà avec le premier adversaire, notre philosophe était attaqué d'autre part, en Irlande même, par un professeur de Dublin, le mathématicien Walton. Il s'en occupa une première fois dans un appendice à sa Défensey et plus tard dans un pamphlet spécial où il combine avec succès le raisonnement et l'ironie ; il affecte en effet dans ses Raisons pour ne pas répliquer à la réponse décisive de M. Wallon^ de le considérer comme un de ses partisans déguisés. Cette polémique, dont l'Analyste fut le signal, a laissé des traces dans l'histoire des mathématiques, sinon dans celle de

* Praaer, t. IV, p. 225.

la théologie ; elle devait se continuer pendant une vingtaine d'années entre les mathématiciens euxmêmes, dont les principaux, outre ceux que nous avons nommés, sont Pemberton, Benjamin Robins et Colin M'Laurin, professeur d'Edimbourg. On doit à ce grand débat Tun des meilleurs ouvrages de ce dernier.

Berkeley était donc ainsi revenu aux mathématiques, qui lui avaient fourni la matière de ses premiers ouvrages. Nous n'avons pas à nous prononcer sur la valeur de son opinion en cette querelle. Montucla, dans son Histoire des mathématiques, se montre lui-même peu instruit du sujet, €t il est tout naturel qu'il juge assez sévèrement l'opposition faite par l'évêque de Cloyne à certaines découvertes de Newton. Nous . avons un témoignage plus rapproché de notre temps, plus éclairé, croyons-nous, et aussi plus favorable à notre auteur. « Il est difficile, dit Stuart Mill, de lire sans parti pris l'Analyste et l'admirable réplique qu'il jeta à ses adversaires sous le nom de Défense de la libre-pensée en mathématiques (ce dernier écrit est un des plus beaux morceaux de la littérature philosophique anglaise), et de ne pas admettre que Berkeley avait raison. Ce ne fut que plus tard que le calcul différentiel fut placé sur les fondements où il repose maintenant, c'est-à-dire sur l'idée de li-

mîte, véritable base de tout raisonnement portant sur les quantités infiniment petites, et à Tabri, quand on le comprend bien, des objections de Berkeley. Néanmoins, ces objections descendent si profondément au cœur de la question, que, même après l'abandon de la théorie fausse, il ne s'est trouvé personne que nous sachions pour exposer la vraie en des termes qui ne comportent pas d'objection philosophique, avant le regrettable professeur de Morgan, qui unissait à la science d'un mathématicien celle d'un logicien et d'un psychologiste. Lagrange ne fait pas exception ; car s'il a détaché la dilîérentielle de la conception de l'infinitésimale, il n'a pas rationalisé cette conception même. Bien que tous ceux qui ont bien saisi la notion d'une limite pussent voir, d'une manière générale, qu'elle suffit à résoudre toutes les difficultés, l'embarras qui naît de la conception des divers- ordres de différentielles, quantités infiniment petites, n'a pas, à ma connaissance, été levé complètement, ni le sens, caché sous ces expressions mystérieuses, mis en pleine lumière et justifié par personne avant M. de Morgan *. »

Il nous conviendrait, vu notre incompétence, de nous en tenir à cette note. Nous pouvons ce-

* Stuart Mill , La Philosophie de Berkeley ; trad. par E. Gazelles. Bévue phUoiophique, l" année^ p. 244.

pendant ajouter que Berkeley s'est laissé emporter trop loin en soutenant que les principes du nouveau calcul étaient non pas simplement mystérieux ou dépassaient Tintelligence, mais encore étaient faux et contradictoires K II n'a pas fait attention aux explications et définitions données, en différents passages du livre des Principes, par Newton, ni aux réponses que le grand mathématicien fait à des objections qui comprennent les siennes. Il ne remarque pas ce que Newton dit formellement, à savoir que les moments, les naissants ou évanescents ne sont pas des quantités^ et qu'au fond le calcul porte tout entier sur les limites finies des quantités continuellement croissantes ou décroissantes. Or, la méthode des limites est certainement celle qui renfermait la philosophie du sujet pour les géomètres anglais. Berkeley ne Ta pas compris ; il emploie à faux le mot limite dans le g II de l'Analyste. Aussi n'estil pas surprenant qu'en rapportant la démonstration donnée par Newton de la différenliation du rectangle, au commencement des Principes, il ait trouvé cette démonstration peu exacte. Il ne cherche pas à faire voir directement que cette démonstration est vicieuse ; il ne se demande même pas en quoi Newton la développerait et la

* V. AfKUyêt, g 8, et Queriei, n» 64.

justifierait selon le principe des fluxions. Il se contente de remarquer que la marche simple et tout naturellement indiquée pour résoudre la question donne un résultat différent de celui de Newton, c'est-à-dire un résultat dans lequel il y a une quantité à négliger pour passer au résultat donné dans les Principes.

Partant de Tidée que dans le nouveau calcul on néglige des quantités effectives, il conclut, en bon logicien, que si les résultats obtenus sont néanmoins exacts (ce qu'il reconnaît hautement), c'est qu'il doit y avoir une erreur double dans le procédé, une compensation (Terreurs. Les g§ 20-30 de l'Analyste sont consacrés au développement de cette idée assurément ingénieuse et contiennent des exemples de la manière dont la compensation s'opère. Or, cette explication de la méthode infinitésimale est précisément celle que Carnot a donnée dans son fameux petit livre des flefleadonSy publié en 1797, et il y a même le plus grand rapport dans la manière dont les choses sont présentées de part et d'autre. Seulement, Carnot cherche à justifier et à généraliser cette méthode des compensations que Berkeley juge vicieuse. Doit-on supposer que le mathématicien français connaissait l'Analyste ? Il est au moins très probable qu'il était informé des débats que l'Analyste avait provoqués et qui ont eu leurs

analogues en France, où plusieurs géomètres refusèrent de se rendre à la nouvelle méthode *.

Cette querelle où, malgré ses erreurs, Berkeley montre une admirable pénétration et une aptitude singulière à traiter dans le style le plus clair des plus diflBciles questions, n'est, comme nous Tavons dit, qu'un épisode de la guen^e quil a déclarée aux libres-penseurs. Son nouveau titre d'évêque lui donnait plus d'autorité pour défendre la religion, au service de laquelle il avait toujours mis son talent et sa science. Sa polémique contre les mathématiciens infidèles, auxquels il prétendait prouver que la géométrie contient des mystères plus incroyables encore que ceux de la foi, l'occupa pendant la première année de son séjour à Cloyne. Il avait en effet quitté l'Angleterre au commencement du mois de mai 1734, et, le 19 du même mois, il avait été sacré évêque à Dublin, dans l'antique église de Saint-Paul. Il s'était arrêté peu de temps dans cette ville, où il est à présumer qu'il se rencontra avec Swift, toujours retiré dans son doyenné de Saint-Patrick, et il s'était rendu, en passant peutêtre par son pays natal, au siège de son évêché. Il était ainsi revenu, après tant de voyages dans

^ Nous sommes redevables, pour cette appréciation de VÀnalystûy à l'extrême obligeanco de M. Renouvier, qui a depuis repris la question dans la Critique pkHosapMque. V. vi* année, p. 100.

les deux mondes, à cette Irlande où s'étaient écoulées ses jeunes années, où il avait conçu son système philosophique, où il devait l'achever en composant la Siris.

Installé avant l'automne dans cette résidence épiscopale où il allait passer vingt ans, il reprit aussitôt ses études sans négliger les devoirs de sa charge. Il avait besoin d'une vie tranquille, après les- agitations et les travaux multipliés des dernières années; il trouva à Cloyne une retraite fort semblable à celle de Rhode-Island, sans l'impatience et le souci d'attendre maintenant l'exécution d'une promesse trompeuse. Le pays qu'il habitait était d'ailleurs en harmonie avec les dispositions plus calmes de son esprit. « L'est et le nord du comté de Cork, dit M. Fraser, formaient son diocèse, borné à l'ouest par le havre de Cork et la rivière de la Lee, à l'est par le cours charmant du Blackwater et les montagnes du Waterford ; les collines du Limerick le protégeaient au nord, et l'océan, qui s'avance dans les terres jusqu'à une distance de trois milles de la petite ville de Cloyne, le limitaient au midi. Le diocèse comptait alors quarante-quatre églises et environ quatorze mille protestants. Les églises catholiques romaines étaient environ deux fois plus nombreuses, pour plus de quatre-vingt mille habitants de cette religion. La cathédrale et le palais de l'évê-

que étaient dans le village de Cloyne et dans la baronnie d'Imokilly.

» Cette baronnie est un territoire compact, éloigné de toutes les grandes voies, long d'environ vingt milles, du havre de Cork à l'embouchure du Blackwater à Youghall, et s'étendant à l'intérieur jusqu'à douze milles environ de Tocéan, qui Tenveloppe tout entier, excepté au nord, de ses estuaires. Elle se compose de deux vallées à peu près parallèles de Test à Touest, séparées par de basses collines, en partie cultivées, mais où Ton voyait peu d'arbres à cette époque. Imokilly était alors, comme encore aujourd'hui, un pays fertile. Ses deux vallées étaient bien plantées et contenaient bon nombre d'habitations importantes *. » Dans la vallée du sud s'élèvent la cathédrale et la maison de l'évêque, avec le village qui en dépend, peuplé d'environ quinze cents habitants. Cloyne, avec ses quatre rues qui se coupent au milieu de la petite ville, occupe une position agréable sur une petite éminence en partie boisée, au centre de la vallée. Son antique cathédrale, bâtie, dit-on, au vi** siècle par saint Colman, et la Tour Ronde (Round Tower), le monument le plus curieux du pays, remonte à une époque presque aussi éloignée. Les évêques

« M. Fniaer, t. IV, p. 229.

de Cloyne habitaient autrefois un vieux château au centre de la ville; Berkeley s'établit dans un palais qu'un de ses prédécesseurs avait récemment fait construûre.

Nous trouvons dans une curieuse lettre de révoque Bonnet^ qui occupa le siège de Gloyne de 1794 à 1820, une description détaillée de cette résidence. Mais il ne semble pas que le souvenir de révêque ait été mieux gardé dans son diocèse que celui du philosophe ne Ta été dans la vallée du Nore. « On se souvient fort peu ici, dit Bennet, de Berkeley, bien que sa charité, je n'en doute pas, se soit largement exercée dans ce pays. Il n'a fait aucun changement à notre maison, bien que la partie où il habitait eût grand besoin de réparations; aujourd'hui du moins on ne peut même pas y loger des domestiques. J'aime à croire qu'il plantait plus qu'il ne bâtissait, si toutefois il a rien bâti, car je n'en trouve aucune trace... Mais il y avait ici un chêne ou deux dont il avait grand soin, et à l'ombre desquels, en mémoire de cet excellent homme, je me serais reposé avec le plus grand respect... »

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