‹ Étude sur la vie et les travaux de GrotiusChapitre 44 sur 65 · LIBERTÉ DES MERS · texte numérisé non relu

LIBERTÉ DES MERS

Domini est Terra, et plenitudo ejus : Orbis ferrarum ot universi qui habitant in e0,— Quia iyse SUPER MARIA fundavit eum : et SUPER FEUMINA præparavit eum. — Quis est iste Rex gloriæ ? Dominus fortis et potens : Dominus potens in prælio,

Ps 25—1 2 8,

Que prétends-tu instruire ? Est-ce Celui qui donne la vie ? Sous Lui les ombres des Morts tremblent, la Mer frémit avec ceux qui l’habitent, — As-tu pénétré dans les profondeurs des Mers ? As-tu marché dans le sein de l’abime ? Peux-tu avec un hameçon enlever Léviathan et le traîner par la langue avec un cordon ? Sous lui labime bouillonne comme l’eau sur le brasier, la Mer s’élève en vapeur comme l’encens d’un vase d’or. L’onde blanchit derrière lui comme la chevelure d’un vieillard,

Jos. 58,15—40,20—4%1—22 25

Presque tous les Territoires nationaux confinent avec la Mer, ou par des grands fleuves, ou par des baies nombreuses, ou par des côtes étendues. La Nature, ou plutôt son Auteur, a ainsi placé les Peuples, ces grandes Familles de l'Humanité, comme pour les mettre chacun en possession de leurs droits sur le vaste Océan : Domaine universel commun à Tous (Ch. 5). Tel est le fondement indestructible des Droits des Nations‘ pour jouir de la Pêche, de la Navigation et du Commerce, relativement à leurs forces, à leur population, à leurs

lumières et à leurs besoins.

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