EN ARE
fameux commentaire sur un auteur très obscur, l’africain Martianus Cappella. Cet ouvrage de Grotius a pour titre : Martiani Minei Felicis Cappellæ Carthageniensis, vtr proconsularis, satyricon ; in quo de Nuptiis Philologiæ et Mercurii libri duo ; et de septem Artibus Liberalibus hibri singulares ; omnes emendati et notis sive februrs
Hug. Grotii ulustratr.
Tous les Savants de l’Europe félicitent notre jeune Auteur. Vossius, après avoir assuré que Grotius avait très heureusement restitué Cappella, en compare l’Editeur à Erasme et va jusqu’à dire que, dans tout le Monde entier, il n’y à pas un homme plus érudit que Grotius : Martianum Cappellam felicissimè passim restituit adhuc annorum XVI, annoque uno altero post divulgàvit, quo Batavo altero ejus Terræ cum magno Erasmo lumine mhil nunc undique eruditius vel sol videt, vel solum
suslinet.
La réputation de Grotius se répand; il devient bientôt l’étonnement de ses contemporains. Jean Douza en fait les plus grands éloges dans une pièce de vers qui mériterait d’être rapportée toute entière. Il a
peine à croire que le grand Erasme donnât d'aussi
belles espérances que le jeune Grotius ; il prédit que bientôt il l’'emportera sur les Savants de son Siècle et
pourra être comparé aux (Génies de l’Antiquité : Fallor et an talis noster Erasmus erat.
Tempus erit, quum te mox mirabuntur adultum
Certare antiquis, exsuperare novos.