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s ” Intelligences le baptême de feu de la Charité. Malédiction aux Cœurs morts à la Vertu : ils ressemblent à des
cadavres en pourriture ils empestent l'Humanité.
L LXVEIL
Si nous voulons sortir de la bassesse des Mœurs où nous sommes plongés, il faut considérer l'Homme, dans l'Univers, comme habitant deux Sociétés : June immense qui embrasse tous les Êtres sociables, Dieu et les Hommes ; l’autre plus circonserite où la Providence nous à, pour ainsi dire, incorporés par le sort de notre naissance. À ce point de vue tout l'Ordre de nos Devoirs se présente à notre cœur sous la forme la plus aimable. Dans la Société universelle, la Providence est sans cesse au-dessus de nous, au dedans et partout à nos côtés : veillant nuit et jour sur nos pensées et nos actions. Les Étres matériels et intelligents, épars dans toutes les régions de l'Univers, passent sous ses yeux'et roulent sous ses pieds avec les Mondes, soit dans le torrent passager du Temps, soit dans l'océan sans rivages de l'Éternité. Dans la Société générale des Hommes n'oublions jamais que nous sommes nés pour eux, que nous sommes faits pour tout le monde et le monde pour nous. Qui donc serait assez malheureux
pour méconnaître les bienfaits et les joies des Principes
Sr
sympathiques manifestés par l'amour, la piété filiale, la tendresse paternelle, le dévouement patriotique, le
sentiment religieux, l'enthousiasme du Bon et du Beau ?
Dans les mystères du Foyer domestique que le regard de la Conscience contrôle toutes nos Actions : soyons maîtres de nos Sens et ne devenons jamais les esclaves de nos Corps. Laborieux et infatigables, travaillons à la satisfaction de nos Besoins et à l’élévation de l'Humanité. Oui travaillons les uns pour les autres dans chaque vocation professionnelle ; appliquons nos efforts mdividuels à vaincre les obstacles qui s’opposent aux satisfactions du bien-être général. Marchons unis sous les Lois saintes du Travail, jusqu’à ce que la Providence nous redemande la Vie qu’elle nous a prétée ; alors nous la Lui rendrons meilleure que nous l'avons reçue si nous avons rempli nos jours d'Occupations utiles, si nous avons conservé notre Liberté et respecté celle des Autres. Voïlà comment l'Humanité est véritablement un Être vivant et harmonieux tel que Dieu l’a pourvu de Forces conservatrices et progressives, sous la pression permanente de la Responsabilité individuelle et de la Solidarité générale. Quand on serute la Nature de l'Homme et du
Principe intellectuel qui est son essence, qui lui fut
souflé sur la face avec la vie, on ne peut douter que l'Humanité apprenne, par la Raison et l’Expérience, l’art de puiser, dans le domaine mixte de la Responsabilité et de la Solidarité, la restriction du Mal et la
dilatation du Bien.
Effectivement , les Hommes agissent et réagissent les uns sur les autres par un Échange réciproque d'Efforts intellectuels, physiques et moraux. Seul le Travail peut faire disparaître toutes les injustices et toutes les Oppressions qui. désolent l'Humanité. Par sa vertu d'Équilibre et de Fécondité les biens de chacun favorisent les biens de tous : le Mal aboutit au Bien et le provoque, tandis que le Bien n’aboutit Jamais au Mal. Dans les poses antagoniques de la Liberté que voyons-nous ? D'un côté les Vices : cause directe de Misère et d’Abrutissement ; d'autre côté les Vertus : cause non moins directe de Richesse et de Grandeur. Hélas! Si la Paresse énerve la Production, si l’Ignorance et l'Erreur lui donnent une direction fausse, si la Vanité conduit l'Homme à consacrer tous ses efforts à des Satisfactions factices aux dépens des Satisfactions réelles, si la Violence et la Ruse provoquent des repré-
sailles et nous obligent à nous entourer de précautions
onéreuses—reconnaissons au contraire que toutes nos Forces, toutes nos Facultés solidarisées dans l'échange ! OPA TA \ 137 perpétuel de leur activité bonne, concourrent à l’élévation progressive de l'Humanité vers l’état le plus spiritualiste dont Elle puisse approcher. Voulons-nous rencontrer le tombeau fatal de la Misère sociale? Dé-
laissons notre propre Plan ; revenons au Plan de Dieu,