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En 1613, Grotius est nommé Pensionnaire de Rotterdam. Cet emploi distingué lui donne entrée aux Etats de Hollande et aux Etats Généraux. Il n’accepte cette fonction que sous la promesse qu’il n’en serait pas dépossédé. Cette sage précaution lui est suggérée en prévision des querelles des Théologiens sur les brûlantes matières de la Grâce. Elles formaient déjà mille factions dans l'Etat, et causaient un flux et reflux d’émeutes
dans les principales villes,
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Vers le même temps il est envoyé en Angleterre pour demander justice d’une insulte faite à deux navires de sa Nation. Il s'agissait du Droit de Pêche. Grotius était on ne peut plus compétent sur la matière puisqu'il avait écrit son Mare liberum. Dans ses négociations, il n’eut pas sujet d’être content de la bonne foi du ministre anglais. En revanche, il fut satisfait de la haute politesse du roi Jacques. Dans sa mission à Londres, Grotius vit Casaubon et contracta avec ce savant une étroite amitié. En écrivant à Daniel Hensius, voici comment il s'exprime : Scito igitur me valere, et eo quod consuetudine maæimi viri Hugonis Grotit interdüm fruar, felicilatem meam satis prædicare non posse. O virum admirabilem ! Equidem scivi hoc étiam ante ; sed præstantiam divini illius ingenit nemo satis capiet, nisi qui vultum præsentis viderit, el sermones loquentis audierit. In vultu probitas habitat ; sermones doctrinæ exquisitissimæ et pietahis sincerissimæ sunt indices ; nec putes solum me esse illius viri admiratione caplum : omnes docti et pu, quibus lle notuit, similiter sunt adfecti ; KEX 1PSE CUMPRIMIS.