‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 108 sur 134 · Usufruit, t, V, u · texte numérisé non relu

Usufruit, t, V, u

circonstance, quoiqu'il pût se consoler par la pensée que son livre avait servi de guide au législateur sur d'autres points importants. » ^

Il trouva un collaborateur digne de lui, dans un compatriote et un ami, qui révisa et compléta cette partie de son ouvrage. Curasson venait de publier un Traité sur le Code forestier ^; il était impossible de confier ce travail à un jurisconsulte plus éclairé sur cette matière. Aussi, ne s'est-il pas contenté, dans la seconde édition du Traité de l'usage, de développer les dispositions du nouveau Code; il a discuté les points de droit d'une manière précise et lumineuse et il a réuni, à la suite de chaque chapitre, les observations que lui avait fournies sa longue expérience, tout en conservant religieusement le texte primitif de l'auteur, quand aucune modification n'était nécessaire. Tel a été l'objet de la coopération de Curasson aux trois volumes du Traité des droits d'usage; tel a été aussi le but qu'il a complètement atteint.

Cette seconde édition est divisée en quatre titres ; le premier traite du droit d'usage en général , et notamment de sa nature propre considérée comme servitude réelle, de ses diverses espèces, de son étendue, des droits réciproques de l'usager et du propriétaire d'une forêt, des modes d'acquisition des droits d'usage et en particulier des effets de la possession en cette matière. Proudhon soutient à ce sujet, dans une savante dissertation, que la prescription est applicable aux droits d'usage dans les forêts, quand ce droit est susceptible d'une possession continue et non précaire, et combat l'opinion contraire proposée par Merlin dans ses Questioiis de droit. Curasson réfute, avec une véritable autorité, la théorie de Proudhon et se rallie lomplétemcnt à celle de Merlin, Aujourd'hui encore, la jurisprudence paraît fort indécise sur cette

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