‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 37 sur 134 · septembre · texte numérisé non relu

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puissants motifs nous ont paru accréditer l'opinion désavantageuse que Ton a conçue de votre civisme.

T> Comme d'après l'art. .6, titre ii, de la loi du 3 brumaire an IV ^ sur l'organisation de Tinstruction publique, vous devez être entendu sur tous ces faits, nous vous en donnons connaissance, en vous invitant à nous faire passer vos réponses dans la décade de la réception de la présente lettre.

» Vous voudrez bien en donner un reçu au porteur.

» Salut et fraternité.

» Signé : Foraisse, Roland, Vesinier, Corneron. » ^

Que va répondre Proudhon ? Le calme et la fermeté de son caractère se décèlent tout entiers dans son Mémoire justificatif, où tous les chefs d'accusation sont examinés et discutés.

On lui reproche d'avoir fait profession solennelle de la religion de ses pères :

« Je commence par déclarer, répond-il, que si, pour être professeur, il fallait être athée, je n'en aurais jamais accepté les fonctions, et que je ne devrais pas conserver ma place. » ^

Noble et fière réponse au dessus de tout éloge.

Au reproche de s'être plus attaché à l'ancien droit civil qu'à celui de la nouvelle législation, il répond que c'est au ministre seul, chargé de surveiller l'enseignement, à décider s'il l'a dirigé vers le but auquel il doit tendre.

a Aucun décret n'établit de mode pour mon enseignement, comment donc trouver une forfaiture dans ce qui n'est désavoué par aucune loi? « Et d'ailleurs, — j'analyse le mémoire qu'il faudrait citer tout entier, — les lois nouvelles n'ont pas rompu avec le passé, elles y conservent des alliances nécessaires et intimes. L'homme exercé dans l'étude du droit ancien

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