Procès-verbal déjà cité, p. 2i
4. Aujourd'hui, la salle des exercices publics est ornée de plusieurs tableaux qui ne sont pas sans mérite; notons particulièrement : V Annonciation , de Gabriel Revel; le Martyre de saint Etienne, de Richard Tassel ; VAssomjption de la Vierqe, VOmbre de Samuel et le Serpent d'airain, de J.-B. Corneille.
décret du 17 mars 1808). Les écoles de droit qui, jusque-là, avaient eu leur vie propre, ne sont plus que l'un des rouages de cette nouvelle machine. Elles comprennent l'amoindrissement qui les atteint. Proudhon veut éviter cette incorporation et adresse au grand maitrc une longue supplique, dans laquelle il expose, d'une part, les inconvénients du nouvel état de choses, et de l'autre, l'utilité de maintenir l'ancien, dans l'intérêt de la prospérité et de la dignité de l'enseignement du droit ^ Mais ses observations ne furent pas écoutées et l'Ecole do droit de Dijon subit le sort commun. Proudhon, qui en était le directeur, est provisoirement nommé doyen de la nouvelle faculté '^ (20 janvier 1809). Le 9 juillet 1812, il e.st prorogé pour trois ans dans ces fonctions '^, auxquelles il joignit temporairement celles de recteur. *
En 1809, le grand maître de l'Université consulte les facultés sur la rédaction d'un nouveau règlement ^. Proudhon réunit ses collègues et, d'accord avec eux, adresse à l'administration centrale un rapport où les droits et les prérogatives de la nouvelle faculté sont énergiquement défendus et le règlement du 19 mars 1807 vivement attaqué ^. Le grand maitre sollicite aussi du doyen les réflexions que l'expérience a pu lui suggérer sur la meilleure manière d'enseigner le Code Napoléon. Proudhon critique la règle écrite dans les articles 43 et 44 du règlement précité, propose de lui substituer la méthode qu'il suit dépuis l'an V et que nous exposerons au chapitre suivant. "^
Le 1" août 1813, la faculté délibérait encore, sous la présidence de son doyen, sur une série de questions posées par le
1. Observations de la Faculté de droit de Dijon sur l'exécution du décret du n mars 1808, relatif aux Écoles de droit. (Arch. fam.)
2. Lettre du grand maîtro de l'Université, du 20 janvier 180'J. Orig. Arch. fam.
3. Par arrêté du grand maître de l'Université. V. Pièce justif. u» XXVll.