Villequez, ouv. cité, p
» Que néanmoins, la formule contenue dans l'arrêté pourrait prêter à des interprétations contraires au devoir des membres de la faculté comme fonctionnaires publics et comme citoyens sujets à l'empereur;
» Que, dans ces circonstances critiques, pour aviser aux moyens de sûreté personnelle des membres de la faculté, sans manquer aux devoirs de fidélité qui les lie vis-à-vis de leur souverain, M. le doyen a composé une autre formule de serment sur laquelle il appelle l'attention de tous les membres de la faculté, pour savoir si elle peut remplir ce double but; laquelle formule est conçue dans les termes suivants :
» Nous soussignés, doyen, professeurs, suppléants et secrétaire de l'Ecole de Dijon, considérant que, dans l'état actuel des choses, nous ne pouvons croire que nous soyons déliés de nos serments de fidélité envers l'empereur des Français ;
» Considérant néanmoins que les lois de la guerre nous imposent des obligations envers les hautes puissances alliées et leurs armées ;
B Pour reconnaître ces obligations et pour nous conformer à l'arrêté de Son Excellence M. le comte d'Auersperg et à celui de la préfecture de la Côte-d'Or,
» Nous jurons tous, tant en général qu'en particulier, et chacun de nous, par obligation individuelle et personnelle, que nous ne ferons rien qui soit contraire à la tranquillité et à la sûreté des armées alliées, et que nous remplirons avec zèle et exactitude les fonctions qui nous sont conférées dans l'enseignement public, et ce, conformément aux lois de l'Empire et aux statuts de l'Université impériale. » ^
La formule du doyen, acceptée à l'unanimité par la faculté, fut envoyée par écrit au gouverneur.
Ce compromis ne satisfit pas les alliés. Dans la nuit qui suivit l'envoi du serment, l'un des professeurs suppléants,