‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 54 sur 134 · Idem, p · texte numérisé non relu

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l'un qui lui a été délivré, sur sa demande, par les membres de la faculté *, l'autre, que lui ont spontanément adressé les élèves auxquels il avait refusé des permis. ^

On lui reprochait encore d'avoir, avant le 20 mars, prononcé un discours sur l'inauguration du buste de Bonaparte.

Nous avons vu quelle avait été la conduite de Proudhon, tant que la France eut quelque espoir de conserver le gouvernement de Louis XVIII et tant qu'il ne fut point délié de ses serments. Le discours auquel l'arrêté fait allusion ne fut pas prononcé avant le 20 mars, mais seulement le 12 avril; voici par quel concours de circonstances il fut amené à prendre la parole.

Après sa rentrée aux Tuileries, l'empereur délégua dans chaque département des commissaires chargés de prendre toutes les mesures propres à assurer le triomphe de sa cause. Le comte Thibaudeau fut envoyé à Dijon, réorganisa la garde nationale de cette ville et mit en insurrection tout le département de la Côte-d'Or. Sur l'appel qu'il avait adressé aux divers cantons de l'arrondissement, toute la jeunesse des campagnes était accourue aux armes et inondait la ville depuis plusieurs jours. L'agitation devint telle que Thibaudeau fut obligé de dissoudre lui-même ces attroupements. Mais, avant de retourner dans leurs foyers, les volontaires des campagnes résolurent de promener le buste de l'empereur dans la ville et de le déposer ensuite dans la grande salle de l'Ecole de droit '^. Conduits par

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