V. pièce justif. n» XXXV
Mais, si désireux que soient de lui rendre justice les principaux membres de la commission, on recule, on hésite, les dénonciations sont incessantes * ; tantôt on considère sa réintégration comme un attentat de lèse- majesté ^, tantôt on va jusqu'à dire que « sa présence contribue à la mauvaise composition de l'Ecole, qu'il est un homme dangereux pour l'Ecole de Dijon ^. » Les professeurs et les élèves sont compris dans la même persécution ; tout leur est imputé à crime, même les distractions les plus innocentes.
C'est ainsi qu'au mois de janvier 1817 *, les étudiants avaient formé le projet de célébrer la fête des Rois par un banquet et d'y inviter leurs professeurs. Ils en avaient prévenu le commissaire général de police et, après s'être réunis plusieurs fois dans la chambre de l'un d'eux, ils s'assemblèrent, une après-midi, à l'issue des cours, dans l'une des salles de l'Ecole pour régler les toasts qui devaient être portés à la santé du roi et de la famille royale. Quelques