‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 66 sur 134 · M. Bulllot. Rapport du 28 avril · texte numérisé non relu

M. Bulllot. Rapport du 28 avril

à sa disposition les renseignements qu'elle avait recueillis; il les transmit au ministre de l'intérieur et à la commission de l'instruction publique qui, mieux éclairée par l'opinion des autorités locales, comprit qu'on avait voulu surprendre sa religion en présentant les faits sous un faux jour et qu'il n'y avait de coupables que ceux qui l'avaient induite en erreur par des rapports mensongers. Peu de temps après, le ministre de l'intérieur Laîné écrivait à Proudhon : « Il ne doit plus être maintenant question de cette discussion ^ j>. Et les membres de la commission ajoutaient : « Nous avons le plaisir de vous annoncer que Son Excellence le ministre de l'intérieur vient de nous écrire qu'il était content des explications qui lui ont été données à ce sujet et qu'il désirait que cette affaire n'eût pas de suite.

» La commission, qui se félicite de vous avoir fait obtenir ce témoignage de satisfaction, vous invite à répondre aux soins qu'elle s'est donnés, en ne témoignant aucun ressentiment de ce qui s'est passé et en vous occupant uniquement de prouver par votre zèle à propager les principes de la légitimité, que vous avez été inculpé à tort. » ^

On reconnaît, dans cette dernière phrase, la préoccupation d'hommes politiques qui craignent d'avoir tout gâté en voulant trop bien faire.

C'était un commencement de justice; mais c'est seulement après une nouvelle année d'attente que, le 31 juillet 1818, au moment où il croyait sa cause perdue et ses efforts stériles, Proudhon fut réintégré, à la satisfaction générale, dans ses fonctions de doyen. ^

Quelques jours après, il écrivait à Toullier pour lui anoncer cette bonne nouvelle :

a Nous avons dit entre nous qu'il n'était pas impossible que

i. Lettre du 14 mai 1817. V. pièce justif. u" XL.

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