‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 68 sur 134 · Lagier, p. 69; Estignard, p · texte numérisé non relu

Lagier, p. 69; Estignard, p

2. Le nombre des étudiants qui s'éleva progressivement de 146 (1806-1807) à 234 (1811-1812) n'était plus que de 131 en 1815-1816 et de 198 en 1816-1817. (Villequez, p. 160.)

3. Ainsi que le prouve une pétition couverte de 1,200 signatures et envoyée le 2 décembre 1817, par les Dijonnais inquiets, à la Chambre des Pairs. (Document inédit communiqué par M. Beaune, procureur général à Lyon.)

4. Voir la théorie de Proudhon sur le contrat social, dans le Traité du Domaine public, seconde édition ; Dijon, Lagier, 1843-18i5, 1. 1, p. 46 et suiv.

5. A. Nettement, Hist. de la Restauration, t. III, p. 268 et 296.

l'opposition ', indique la nuance des hommes politiques dont il faisait ses amis et ses protecteurs.

Mais il était trop fidèle gardien de la foi jurée pour trahir son serment, et nous allons le voir arrêter, à la porte de l'Ecole, les intrigues politiques sur le point d'y pénétrer.

C'était à la fin de 1819, au moment où les libéraux cherchaient, par tous les moyens, à entraver la marche du gouvernement et surtout à faire échouer le nouveau projet de loi électorale proposé à la Chambre dos Députés. Une main restée inconnue tenta d'englober l'Ecole de droit de Dijon dans une sorte de franc- maçonnerie établie entre celles de Paris, de Grenoble, de Poitiers, de Caen, de Rennes et de Toulouse 2. Le 29 décembre, on fit circuler, parmi les étudiants, une pétition à l'adresse des Députés de la nation, dans laquelle on qualifiait de frénétiques les partisans du projet et qui se terminait par ces mots : « Sauvez-nous de la contre-révolution ^.» Grâce à la sage intervention de Proudhon, les jeunes légistes refusèrent toute adhésion à ce projet. Cette fois, du moins, la commission lui adressa des remercîments « pour avoir employé son influence sur les élèves d'une manière utile à la tranquillité de l'Ecole et des études. » ^

Mais ses paternels conseils n'avaient pas été goûtés également par tous. Quelques jours après, il recevait une lettre anonyme ainsi conçue :

1. A. Nettement, t. V, p. 380, note. — A. Suchaux, Galerie biographique du département de la Eaute-Saône, v» Labbé de Pompierre.

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