Mgr Frayssinous, évêque d'Hermopolis
La lutte eut lieu, clans le courant de Tannée 1827, à Paris; mais il obtint les suppléants qu'il avait demandés. ^
En 1832, l'un d'eux est nommé professeur titulaire 2, il fallait le remplacer; nouvelles démarches de Proudhon. Cette fois, du moins, le concours s'ouvre ù Dijon, sous sa présidence (16 janvier 1832) et, malgré ses soixante-quatorze ans, il en dirige les débats avec cette sûreté et cette fermeté qui caractérisent tous ses actes. Dans une remarquable allocution qu'il adresse aux concurrents avant l'ouverture des exercices, il développe cette pensée, que pour aspirer à instruire la jeunesse, il faut se présenter avec une conduite irréprochable ; le professeur doit a prêcher d'exemple. » Puis, il expose que, par une exception toute favorable au régime universitaire, les fonctions y sont mises au concours, tandis que, généralement, elles sont à la nomination directe du prince et, par conséquent, abandonnées à la faveur. Il émet ensuite cette idée, bien souvent répétée de nos jours dans les assemblées législatives, que tous les candidats aux fonctions publiques devraient être proposés « par la voie d'un jury de capacité, chargé de désigner au vrai ceux qui, en plus ou moins grand nombre, auraient le mieux, ou au moins suffisamment satisfait à l'examen, pour être admissibles à l'emploi vacant •^. » Il ajoute que le gouvernement y trouverait son avantage en attirant ainsi à lui les hommes de talent ; que l'étude des lois serait mieux cultivée, et qu'enfin a on ne verrait plus autant de capacités en miniature servir de fondement à de gigantesques ambitions. »
S'adressant aux jeunes légistes qui se proposaient de suivre
1. C'est à la suite de ce concours que MM. Lorain et Victor Ladey furent nommés suppléants.