Voir ces protestations aux pièces Just, n»' LI et LU
3. M. William Belime, qui mourut le 14 septembre 1844, à peine âgé de trente-trois ans ; il avait déjà publié un Traité du droit de possession et des actions possessoires, 1842, in-8». — Un cours d'introduction à la science du droit, et de nombreux articles littéraires dans la Revue des deux Bourgognes.
4. M. Serrigny. — V. sur cet incident, Arch. de famille, dossier de six pièces, u On peut s'applaudir aujourd'hui, dit M. Villequez, p. 115, dn résultat du concours qui a permis de placer M. Serrigny dans la chaire de droit administratif. Elle n'aurait pu être, je ne dis pas mieux, mais aussi bien occupée. L'esprit de Belime le portait plutôt vers le droit romain et les
Une dernière et suprême consolation était réservée à Proudhon. Dupin, qui était alors président de la Chambre des députés, procureur général à la Cour de cassation et membre de la Commission des hautes études de droit, fut chargé, en 1838, d'inspecter la faculté de Dijon. Le 30 juillet, il annonçait sa visite en ces termes : « C'est un bonheur pour moi, mon cher et savant Doyen, d'aller visiter une Ecole dirigée par vous, qui êtes une des lumières de la science, et il me sera bien doux de vous revoir après tant d'années de séparation K » Avant même de se rendre chez le procureur général, où il était attendu, Dupin vint embrasser son vieil ami (7 août). Le lendemain 8, il assista successivement à trois cours de droit, et le 9, il se rendit à celui de Proudhon. Le vénérable doyen était dans sa quatre-vingt-unième année. Il avait été souffrant pendant une partie de l'été et n'était pas encore complètement rétabli quand il monta en chaire, pour répondre au désir de Dupin, qui le lui demanda comme une faveur. Il n'en fit pas moins une magnifique leçon sur l'art. 526 du Code civil 2. A la fin du cours, — ce devait être, hélas ! le dernier, — son illustre auditeur, ne pouvant contenir son admiration, voulut prendre la parole, mais il était tellement ému, que les larmes étouffèrent sa voix ^. Il se leva de son siège pour embrasser le maître
études historiques. L'esprit net, pratique, précis de M. Serrigny, secondé par un immense et infatigable travail, devait porter la lumière dans celte branche du droit à peine élaborée. »