‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 74 sur 134 · V. pièce justif. n" LUI · texte numérisé non relu

V. pièce justif. n" LUI

2. Dans ce cours, Proudhon examina entre autres la question suivante : Un homme s'est engagé à construire un édifice sur un certain fonds. L'action qui appartient au propriétaire du fonds pour forcer l'entrepreneur à exécuter sa convention est-elle meuble ou immeuble? Proudhon décide que c'est une action immobilière, parce que c'est un édifice qui en fait l'objet. (V. son Traité du, domaine de propriété, t. I, n» 186.) M. Morelot, ancien doyen de la faculté de droit, nous a aflirmé qu'en sortant de l'École, Dupin lui avait dit : Il La solution de Proudhon est bonne, mais sa théorie est fausse. L'action est essentiellement mobilière, mais on doit l'accorder au légataire des biens immobiliers, comme étant un accessoire des immeubles. »

3. V. Lettre de M. Hippolyte Proudhon à son frère Camille (Arch. fam.) et Dupiu, p. 38.

vénéré, au milieu d'un sympathique auditoire qui partageait leur atttcndrissement ^ a L'éloquent orateur de la tribune et du barreau, dit un témoin oculaire, pressant avec effusion et respect son vieil ami dans ses bras ; le savant professeur chargé de gloire et d'années, trop faible pour l'émotion de cette scène ; ces nombreux jeunes gens accourus pour recevoir les instructions de deux hommes célèbres, et partageant en silence leur attendrissement et leur trouble, composaient un tableau touchant et délicieux. Pourquoi l'avenir y mêla-t-il ses tristes couleurs ! On venait d'entendre les avis paternels que le vénérable doyen laissait à ses élèves avant de les quitter. On croyait y voir les pressentiments d'une fin prochaine dans la sollicitude avec laquelle il appelait sur eux l'affection de son ami et son puissant patronage, comme pour suppléer à un amour et à un zèle près de s'éteindre. Redisons les derniers conseils, les paroles simples et naïves de ce pasteur de la jeunesse; et que ceux qui ne l'ont point connu apprécient la sincérité de nos louanges et partagent nos regrets.

« Mes chers Enfants,

» Une chose qui m'est bien agréable, c'est de venir au cours où j'ai été si bien remplacé. C'est ma santé qui m'a empêché de continuer à venir au milieu de vous. Cependant, je me trouve beaucoup mieux et j'ai voulu profiter de ce meilleur état pour vous voir encore avant de prendre mes vacances, et pour honorer, autant que possible, la présence de M. le président de la Chambre des députés, qui a bien voulu venir inspecter notre École. Le voilà, ce M. Dupin, le plus grand homme de France, président perpétuel de la Chambre des députés, et procureur général près la Cour de cassation. Vous le voyez, il est aussi simple dans sa mise et ses manières que savant dans toutes les sciences. C'est lui, mes chers enfants, que je vous

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